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Décisif ? Vous avez dit décisif ?

La France reçoit les Pays-Bas alors qu'aucune des deux équipes n'est en tête du groupe. Mais alors qu'une élimination de la course au Mondial ou qu'un barrage périlleux leur pend au nez, les sélectionneurs jouent la carte de la décontraction et refusent de parler de match de la dernière chance.

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Habituellement, la patate chaude ressemble comme deux gouttes d'eau à ce statut que personne ne veut assumer : « favori » . Avant chaque match, chaque compétition, peu importe le sport, personne ne lève la main pour porter le costume. Le numéro 1 mondial de tennis affronte un illustre inconnu au premier tour d'un tournoi du Grand Chelem ? « Je ne suis pas favori, il va falloir que je donne tout pour l'emporter. » Une équipe de foot prépare un match retour après avoir flanqué une rouste à son adversaire à l'aller ? « Nous ne sommes pas favoris, il faut rester concentrés jusqu'au bout. » À la veille du France-Pays-Bas de ce soir, en conférence de presse, Arjen Robben ne s'embarrassait pas avec ces discussions interminables et se contentait d'un sec : « Ce n'est pas très important qui est le favori. Ils ont de très bons joueurs et nous verrons simplement demain qui sera le vainqueur. » Trois minutes plus tard et après avoir répondu à autant de questions par des bouts de phrases, le Batave quittait la pièce et mettait fin à sa corvée médiatique en laissant Dick Advocaat prendre le relais. Le sélectionneur a été un peu plus loquace, mais a redoublé de prudence au moment de choisir ses mots. Comment lui en vouloir ? Dans le fond, les Hollandais et les Français sont presque dans le même bateau et sont à la lutte pour accrocher une place qualificative pour le Mondial. Pour beaucoup, ce match est un match de la mort qui risque d'écarter définitivement le perdant de la course. Une réalité que se sont bien gardés d'assumer les coachs, qui avaient fait du terme « match décisif » le mot interdit du jour.

Relax, relax, relax


Les calculatrices peuvent rester gentiment dans les cartables, un simple calcul mental suffit à faire l'état des lieux du groupe A de la zone Europe : la France et la Suède sont à égalité avec 13 points, les Pays-Bas suivent avec 10 points, talonnés par la Bulgarie qui en compte 9, le tout alors qu'il reste quatre journées à disputer. Pour l'instant, avantage net à la France, qui peut aussi revendiquer l'ascendant psychologique après avoir battu les Oranje chez eux en octobre dernier. Mais à écouter Didier Deschamps et Hugo Lloris – qui ont succédé à Robben et Advocaat en conférence de presse –, l'objectif principal des Bleus est d'écarter toute idée de « match de la mort » pour rester le plus zen possible. Une décontraction de façade parfaitement illustrée par l'impressionnante langue de bois du capitaine des Bleus : « C'est un match de rentrée, mais on entre dans la dernière ligne droite. On joue une équipe qui est encore en course pour une place qualificative. (...) Il reste quatre matchs, celui de demain est important, celui de dimanche aussi. Les têtes sont bien concentrées sur le match de demain. » Après avoir éclaboussé la salle de sciure et d'échardes, Hugo le menuisier pouvait enchaîner par quelques banalités sur la qualité des joueurs hollandais. Les sélectionneurs, d'abord Dick Advocaat – « Les joueurs essayent de se détendre, on essaie d'être relax et de ne pas trop leur mettre de pression » –, puis Didier Dechamps – « Je ne suis pas en alerte » – lui emboîtaient le pas en dansant sur le même rythme.

Le bureau des plaintes


Mais la qualification pour la Coupe du monde est un chemin compliqué. Elle passe par une première place de groupe ou par un barrage souvent casse-gueule comme tout. Alors au moment de rappeler l'objectif final, pas question de se planquer et même Lloris était obligé de se mouiller : « Il est encore un peu tôt pour parler d'une deuxième place. L'objectif, c'est de finir en tête. Il y a toujours l'éventualité du barrage, mais on n'y pense vraiment pas. On sait que ça va se jouer entre la Suède, les Pays-Bas, nous, peut-être même la Bulgarie s'ils font une bonne performance. Il faudra faire un sans-faute pour espérer la première place. » Sentant la pression monter malgré leur air de ne pas s'en faire, les deux coachs trépignaient eux aussi sur leur chaise en pointant du doigt un calendrier mal foutu qui les forçait à aligner des joueurs pas frais. Advocaat lançait la première salve : « Les matchs importants se jouent alors que les joueurs ne sont pas prêts à 100%. C'est de la faute des clubs » , avant que Deschamps n'apporte sa pierre à l'édifice : « Les joueurs sont dans l'état de forme d'un début de saison. Aucun ne peut être à son maximum à cette période-là, leur pic de forme c'est plus fin septembre. Je fais avec l'état actuel des choses. » Une fois le bureau des plaintes fermé, chacun pouvait ranger sa fausse désinvolture et rentrer chez soi en attendant demain. Les entraîneurs le savent, les joueurs le savent, les supporters le savent : si les Pays-Bas perdent, ils auront neuf chances sur dix de ne pas être au Mondial. Si la France perd, elle aura neuf chances sur dix de se taper un barrage. Et d'après le dictionnaire, tout ça ressemble très fort à un « match décisif. »




Par Alexandre Doskov Tous propos recueillis par AD en conférence de presse
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