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Un logiciel à mettre à jour

Pour la deuxième fois en 2018, les Bleus ont perdu vendredi soir une rencontre, mais aussi un peu plus que ça, car si la défaite face à la Colombie, en mars, avait été concédée après une première demi-heure brillante, celle contre les Pays-Bas aura été validée au bout d'une leçon totale. Ce matin, l'équipe de France n'a plus son avenir en Ligue des nations entre les doigts, mais a également une voie post-Mondial à choisir.

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Il y a un peu plus de quatre mois, au milieu du stade Loujniki de Moscou, la Croatie tombait sur le palier de l'histoire face à une équipe de « guerriers » et au bout d’une finale de Coupe du monde qui aura vu l’équipe de France caricaturer au maximum « la gagne à tout prix » de son sélectionneur, Didier Deschamps. Au moment de résumer la prise mondiale, en Russie, le premier entraîneur du pays avait alors eu ces mots : « C’est la psychologie, le mental qui fait la différence. » Ainsi, la génération 2018 est devenue celle de la sueur, de l’envie, de la discipline, de l’organisation collective : d'un bloc, avec tout ce que cela comporte. Puis, tout est retombé, et une question naturelle a émergé : et maintenant, comment laisser le fil tendu ?


Un sélectionneur n’étant pas un entraîneur de club, Didier Deschamps a choisi le camp de la continuité, affirmant médiatiquement, notamment lors d’une interview donnée à Eurosport en octobre, qu’il n’avait pas d’autres choix : « On arrive le lundi à Clairefontaine, on joue le jeudi. Les rassemblements sont de plus en plus courts. (...) On ne peut pas faire grand-chose dans ce laps de temps. D’où l’importance d’avoir des joueurs qui sont déjà venus, qui ont déjà joué une grande compétition et ont le maximum d’informations sur le fonctionnement de l’équipe nationale. » Dans le même entretien, Deschamps avouait ne pas vouloir « tomber dans la routine » . Routine qui a tué temporairement d’autres anciens champions du monde par le passé. Mais le coach des Bleus a maintenu ses hommes, ses principes, son bloc. Et vendredi soir, tout ça a volé en éclats.

De Jong, la merveille


À Rotterdam, le sélectionneur tricolore s’est adapté, lui qui débarquait pour la première fois depuis le sacre estival sans Paul Pogba, commandant extraordinaire de la campagne de Russie à la lecture de jeu impeccable, Samuel Umtiti, chef autoritaire dont la qualité de relance aura été l’une des clés du titre de champion du monde des Bleus, et Lucas Hernandez, vecteur de hargne indéniable. Alors, le 4-3-3 est revenu sur la table, avec un trio Kanté-Nzonzi-Matuidi dans le cœur. « Une surprise » aux yeux de Ronald Koeman, dont le système est similaire, histoire de profiter au maximum du talent immesurable que possède le jeune Frenkie de Jong. De Jong, un gosse de vingt piges dont le seul pied droit suffit à mettre de côté tout réflexe patriotique : en quatre-vingt-dix minutes, le milieu de l’Ajax a dansé au milieu d’une organisation tricolore inexistante, vidée de toute sa substance et incapable d’exister face aux triangles néerlandais. Deux minutes auront suffi pour comprendre le script, Wijnaldum couchant Lloris une première fois après une merveille de jeu vertical. Si deux schémas identiques se sont affrontés, les traits étaient différents.


Convictions de jeu et résistance à la pression


Ce qui nous ramène à la sueur, donc au pressing : la première période aura vu Olivier Giroud, Antoine Griezmann et Kylian Mbappé regarder la paire De Ligt-Van Dijk relancer avec brio et sans forcer, là où le trident bleu du milieu s’est délité au fil de la rencontre. Derrière, tout s’est écroulé : les repères, l’adaptation qui faisait la force depuis des mois de cette équipe, la maîtrise technique des individus, l’équilibre si cher à Deschamps qu’on savait fragile. Et la leçon de football a pris forme, la jeunesse hollandaise brillant par sa capacité à résister à toute forme de pression, empilant les combinaisons à une touche de balle, laissant au passage Memphis Depay poursuivre sa transformation. Au moment de sortir de la pelouse à la mi-temps, Didier Deschamps s’est alors planqué dans son blouson : le signe d’une réaction ? Aucune, le sélectionneur décidant de sortir Moussa Sissoko du banc afin d’attaquer la dernière demi-heure dans un 4-2-3-1 qui n’a pu tenir la route sans propreté dans les relations internes au système et amputé de créativité sur les ailes (Matuidi, Sissoko). Le milieu de Tottenham est même devenu le symbole des maux techniques du soir en concédant un penalty dans les arrêts de jeu à la suite d’un contrôle manqué. Hugo Lloris, auteur de neuf arrêts au cours de la rencontre, ce qui constitue un record pour un gardien français sur un match depuis dix ans, a alors craqué pour la deuxième fois de la soirée. « Heureusement qu’il était là, parce que la soirée aurait pu encore plus mal se passer » , soufflera justement après la rencontre Deschamps.


Une soirée, surtout, qui dégouline d’un désaveu pour Florian Thauvin et Nabil Fekir, laissés au chaud alors que l’équipe de France cavalait après le score, et d’un retour de bâton sur la gestion post-Mondial du sélectionneur : ici, on touche aux limites de la logique de groupe du patron, un groupe ayant en permanence besoin d’une vraie concurrence pour maintenir son niveau d’exigence, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Qui sait ce qu’aurait donné le 4-3-3 français avec un Tanguy Ndombele, briseur de lignes déjà affirmé, à la place de Pogba ? Que faire aujourd’hui des limites affichées par certains champions du monde (Pavard notamment) ? Deschamps acceptera-t-il d’ouvrir la porte à Aymeric Laporte, à Abdou Diallo, de rappeler Debuchy pour combler le chantier de la droite française ? Les questions sont là, 2018 s’achève : où sont les convictions de jeu ? Hier, les joueurs français peinaient à les mettre en mots. Cela amenait à faire gaffe à la chute. Si le nul contre l’Islande en octobre était une « petite chute de tension » , on parle ici d’une baffe, une vraie. Mais surtout, d’une soirée sans animation.



Par Maxime Brigand, à Rotterdam
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