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Finalement, ce Bayern n’est pas si effrayant

Par Adel Bentaha
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Finalement, ce Bayern n’est pas si effrayant

Sorti vainqueur de son quart de Ligue des champions contre le Real Madrid, le Bayern Munich a pourtant laissé transparaître quelques signes de faiblesse. De bon augure pour le PSG.

Oui, le Bayern Munich s’est logiquement qualifié pour les demi-finales de Ligue des champions. Globalement dominateurs de leur duel face au Real Madrid, les Bavarois ont en effet confirmé la bonne dynamique qu’ils traînent depuis le début de l’année et, surtout, brisé le plafond de verre madrilène qu’ils ont si souvent eu du mal à passer. Pour autant, ce quart a également laissé transparaître quelques failles chez les Allemands. Une frilosité – défensive notamment – dont a failli profiter la bande de Kylian Mbappé et sur laquelle pourra (et devra) s’appuyer le Paris Saint-Germain, futur adversaire de l’Étoile du sud.

Côté face, le Bayern Munich a donc roulé sur ces deux manches façon dragster. Torpillant à six reprises la cage d’Andriy Lunin (36 tirs, 12 cadrés), le Rekordmeister a assumé son statut de favori de la compétition (avec le PSG) en remettant à sa place, aussi, le poids de l’histoire. Car après 36 secondes et une cagade de Manuel Neuer suivie d’un enroulé d’Arda Güler dans le but vide pour remettre tout le monde à égalité, difficile de ne pas avoir senti le Bayern vaciller. Mais sous Vincent Kompany, peu de choses ont réellement fait trembler cette équipe programmée pour aller au bout, et la fin de soirée – bien aidée par Eduardo Camavinga – a connu une issue heureuse. Surtout, les Bavarois ont pu compter sur leur bonhomme de la saison – Michael Olise – qui a définitivement confirmé les attentes placées en lui, sur la plus grande scène continentale. Et s’il a certainement assisté à ce match « bière à la main » comme annoncé après sa victoire à Liverpool, Luis Enrique est aujourd’hui plus qu’attentif au moindre faux pas de son prochain adversaire.

« S’il y a bien un favori, c’est le PSG »

Car il y a évidemment un côté pile sur lequel pourra aisément s’appuyer Paris dès le 28 avril prochain. Face au Real Madrid, malgré son confort devant, le Bayern a ainsi laissé transparaître un manque de sérénité défensive assez surprenant. Lors de la manche aller, Kylian Mbappé avait par exemple sursollicité Neuer, auteur d’une prestation majuscule à 40 piges. Un énième match référence, cependant vite éteint par sa piètre performance du retour. Le tout, couplé à une impression de frousse générale à la moindre incursion madrilène. Autant de signes de fébrilité affichés contre un Real Madrid malade, que l’on imaginera certainement plus criants contre ce PSG insubmersible.

Suspendu pour le déplacement dans la capitale, Vincent Kompany se la joue d’ailleurs prudent : « Nous n’avons pas le luxe, pour l’instant, de décider si Paris est plus compliqué que le Real Madrid. Mais je pense que c’est le défi le plus difficile qui soit. » Discours rejoint par son directeur général, Jan-Christian Dreesen : « S’il y a bien un favori, c’est le Paris Saint-Germain. » Surtout, les Parisiens auront à cœur de laver l’affront du premier tour, durant lequel le Bayern Munich avait réussi à s’imposer au Parc (1-2). Dans ce contexte général plutôt rassurant pour les Rouge et Bleu, on serait donc tentés d’affirmer (avec un tout petit peu de conviction) que ce Bayern n’est finalement pas si effrayant que ça. En attendant, l’un de nos confrères outre-Rhin doit certainement écrire sur le même sujet. Mais en racontant tout l’inverse.

Cocorico, un Français va gagner la Ligue des champions !

Par Adel Bentaha

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