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Manuel Neuer : 40 ans, l’âge de béton

Par Théo Juvenet
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Manuel Neuer : 40 ans, l’âge de béton

Énorme contre le Real Madrid en dégoûtant Kylian Mbappé et tous les attaquants du Real Madrid, Manuel Neuer en a encore sous le gant à 40 ans. Si dans l’euphorie, tout le monde le ramène au sommet, lui montre qu’il ne l’a jamais quitté pendant tout ce temps.

Vingt ans de carrière, bientôt 600 matchs officiels avec le Bayern Munich, référence à son poste et nouveau quadra… Manuel Neuer n’est plus à présenter. Pour autant, son énorme prestation en quarts de finale allers de Ligue des champions ce mardi soir avec le Bayern (victoire 1-2) a vite rappelé aux quelques personnes qui l’auraient oublié que Neuer est toujours là. Et a toujours le niveau. La faute à un Bayern et à une Allemagne moins clinquante qu’auparavant ? Peut-être. Lui montre en tout cas qu’il n’a pas pris une ride, et qu’il est toujours capable de répondre présent dans les grands rendez-vous.

En témoignent ses neuf arrêts, la plupart sur les tentatives d’un Kylian Mbappé dégoûté par les manchettes du gardien allemand, qui aurait même pu sortir la réduction de l’écart du score du capitaine de l’équipe de France avec plus de réussite. « Il donne l’impression que c’est tellement facile. Les grands gardiens parviennent à faire paraître faciles des arrêts incroyables effectués sous des angles fous, s’est emballé Vincent Kompany après le match. Nous ne remporterons pas la compétition sans d’autres performances de ce genre de sa part. »

Une pointure en Ligue des champions

Tout d’un coup, on se sent comme en 2014 : les arrêts en bras de fer, les réflexes à bout portant et les sorties kamikazes mais extrêmement maîtrisées… Douze ans après ce qui est considéré comme son « prime », avec le Mondial remporté avec la Mannschaft au Brésil, Neuer a montré à l’Europe du foot qu’il en a encore sous le gant. Mais finalement, est-ce qu’il ne se contente pas de bien faire ce qu’il fait bien depuis maintenant 20 ans ? Quand est-ce que Neuer aurait été moins bon pour qu’une performance majuscule marque autant les esprits ? À vrai dire, personne ne sait vraiment, et c’est tout à fait normal, puisque Manuel Neuer n’a pas vraiment cessé d’être performant. Jamais dégagé, que ce soit en club ou en sélection (jusqu’à sa retraite internationale qu’on aimerait le voir quitter), le capitaine bavarois a toujours eu sa place là où il a évolué, et ce, malgré les blessures récurrentes qu’il a pu connaître ces dernières années.

Le corps suit de moins en moins, certes, mais le mental, lui, est toujours d’acier. Déjà décisif lors de la dernière victoire du Bayern sur le Real Madrid en Ligue des champions (c’était en 2012 en demies de C1), le natif de Gelsenkirchen a décidé de remettre ça pour montrer que rien ne se fait encore de mieux que lui en Allemagne. Et de faire taire les quelques malins qui ont souligné avant cette rencontre que le Real est en effet son pire cauchemar en C1, avec 18 buts encaissés en 8 matchs. Ce mardi soir, au vu de sa performance qui lui a valu le titre d’homme du match par l’UEFA, Neuer a surtout rappelé que cette statistique n’est pas la plus importante. Et que la presse soulignera davantage un chiffre qui met en valeur sa longévité plutôt que ses coups de moins bien contre des grosses équipes.

À ce jour, il est le gardien qui a fait le plus de matchs sans encaisser de buts de toute l’histoire de la Ligue des champions (64) devant Gianluigi Buffon (59), Iker Casillas (52) et Edwin van der Sar (51). Voilà la grille de lecture qu’il faut adopter lorsqu’on aborde le niveau de Manuel Neuer. En plus d’avoir des matchs références que personne n’a oubliés à son actif (Algérie et France en 2014, l’arrêt sur Cristiano Ronaldo en 2017), il montre une fois de plus que le Bayern, une équipe parmi les favorites au titre de champion d’Europe, peut compter sur lui pour dégoûter les jeunes attaquants qui n’étaient encore que des enfants quand lui effectuait ses premières claquettes en pro avec Schalke. Comprendre : Neuer est toujours là, et les attaquants de tous les âges vont devoir se le coller encore un bout de temps.

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