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Une rue nommée d’après Thierry Henry à New York ? Attention polémique en vue !

Pris la main dans le sac. En début de semaine, Radio Canada annonçait que des membres du conseil municipal de New York avaient proposé de renommer certaines artères de la Big Apple au nom de footballeurs célèbres afin de marquer le coup du Mondial qui se tiendra du 11 juin au 19 juillet.
Parmi les suggestions, les blases de Pelé et Thierry Henry sont rapidement ressortis. Les deux joueurs sont en effet associés à New York, le premier ayant évolué au défunt Cosmos entre 1975 et 1977. Quant au second, il a disputé 135 matchs et marqué 52 buts pour le compte du Red Bull, dont il a porté les couleurs pendant quatre saisons, de 2020 à 2014.
Une proposition qui ne passe pas au sein de la communauté irlandaise
Seulement voilà, le projet passe mal auprès de l’importante communauté irlandaise de New York. Et pour cause : plus de quinze ans après les faits, elle ne lui pardonne toujours pas sa main qui a coûté sa qualification à l’Eire en barrages pour le Mondial 2010. « Je ne veux pas parler pour toute l’Irlande, mais à l’époque j’ai ressenti de la rage », a déclaré à Radio Canada Matt Kane, entraîneur du Lansdowne Yonkers FC, un club communautaire local, dont un supporter a suggéré en plaisantant que l’artère, située en plein cœur de Manhattan, où Henry possède toujours un pied-à-terre, soit plutôt rebaptisée « ruelle de la main ».
« Je pense qu’il s’agit-là d’un affront majeur envers les Américains d’origine irlandaise », abonde David Kilpatrick, professeur en gestion du sport à l’Université Mercy, qui estime que « la communauté irlandaise constitue le socle de la ville » et aurait aimé « un peu plus de sensibilité et de respect ».
Le plus fou dans cette histoire, c’est que la proposition émane d’une conseillère municipale elle-même d’origine irlandaise ! « J’en ai certainement appris beaucoup à ce sujet au cours des dernières semaines », s’est amusée Virginia Maloney, malheureusement pas là pour arranger les clichés sur le manque de culture soccer au pays de l’Oncle Sam.
Les Bleus continuent leur bingoJD




















































