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Le Bayern Munich fait la moitié du chemin à Madrid

Par Clément Gavard
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Le Bayern Munich fait la moitié du chemin à Madrid

Dans un match très animé, le Bayern Munich a mis fin à sa série de neuf matchs sans gagner contre le Real Madrid (1-2) et a posé une option sur les demi-finales de Ligue des champions. Le but de Kylian Mbappé laisse de l’espoir au club espagnol avant la deuxième manche, la semaine prochaine.

Real Madrid 1-2 Bayern Munich

Buts : Mbappé (74e) pour les Merengues // Díaz (41e) et Kane (46e) pour les Bavarois

Chaque personne qui aime le foot sait qu’il ne doit rien prévoir un soir de Real Madrid – Bayern Munich. Pas de dîner, pas de ciné, pas de Koh-Lanta, seulement un canapé (ou le stade pour les chanceux) et les yeux rivés sur le plus grand classique des Coupes d’Europe et de la Ligue des champions, dont c’était le 29e épisode ce mardi à Santiago-Bernabéu. Celui-ci n’a pas déçu, deux ans après le miracle Joselu en avril 2024 pour emmener le Real en finale et deux septennats après le dernier succès du Bayern face à son rival espagnol, à une époque où Franck Ribéry et Arjen Robben animaient les ailes bavaroises, en avril 2012. Neuf matchs plus tard, la machine de Vincent Kompany a mis fin à cette longue série en faisant ce qu’elle sait faire de mieux : jouer, étouffer et gagner (1-2). Kylian Mbappé, lui, s’est contenté d’entretenir l’espoir, ce qui est déjà pas mal.

Bayern trop puissant

En s’imposant avec la manière à Paris cet automne, comme en écrasant l’Atalanta au tour précédent, le Bayern avait déjà envoyé quelques messages à ceux qui pensaient que cette équipe n’était bonne qu’à martyriser Hoffenheim et Stuttgart le week-end. Le futur champion d’Allemagne en a déposé un autre, encore plus fort, sur la pelouse d’un Real Madrid battu ce samedi à Majorque et toujours bancal collectivement. Tout l’inverse de ce Bayern, venu d’une autre planète et récitant ses mouvements, entre deux phases de pressing. Dès l’entame, l’équipe bavaroise a montré qu’elle était plus forte, plus agressive et plus rodée. Sans Thibaut Courtois, Andryi Lunin a tremblé sur les premiers coups de pied arrêtés et s’est demandé comment il n’avait pas vu Dayot Upamecano envoyer le ballon au fond après une remise parfaite de Harry Kane (9e). Il manquait le geste d’attaquant au Français, laissant les paillettes à un Michael Olise toujours aussi spécial.

Encore fallait-il convertir cette supériorité au tableau d’affichage NBAesque du Bernabéu, le Bayern épatant la galerie avec une très longue phase de possession et ratant le coche par Serge Gnabry, dont le style de basketteur n’a pas permis de profiter d’une énorme erreur de Thiago Pitarch pour punir (28e). L’ancien d’Arsenal s’est rattrapé en se transformant en passeur, avec une magnifique ouverture dans le dos de Trent Alexander-Arnold pour servir Luis Díaz, précis sans être pressé pour mettre le Bayern devant, enfin (0-1, 41e). À ce moment-là, Aurélien Tchouaméni savait déjà qu’il serait suspendu au retour après avoir fauché son pote Olise, mais il ne savait pas que le grand Kane allait sortir de sa discrétion quelques secondes seulement après la pause. Le Real Madrid a donné le coup d’envoi, Aleksandar Pavlović a mélangé un Álvaro Carreras en grande difficulté et a trouvé Olise, libre pour donner au buteur anglais l’occasion de faire trembler les filets (0-2, 46e). Injouable, ce Bayern.

Mbappé a fait craquer l’éternel Neuer

Dans son style, le Real Madrid a rendu les coups parce qu’il y avait des espaces et des erreurs à exploiter, sans non plus baisser la tête après avoir accusé deux buts de retard. Dans une première période intense et animée, le très scruté Kylian Mbappé a lancé le match dans le match avec Manuel Neuer (16e), qui n’a pas fait ses 40 ans et a très vite montré qu’il était dans un grand soir. Une frappe de Vinícius ? Sa main ferme ! Un extérieur du pied contré du Brésilien ? Pas de panique ! Une autre belle occase pour Mbappé ? Son gant d’acier ! Avec neuf arrêts, Neuer a rappelé qu’il était éternel et que tout n’avait pas non plus été simple pour ce Bayern supérieur, mais qui a également concédé de nombreuses occasions, comme celle croquée par Vinícius après une grosse erreur d’appréciation de Dayot Upamecano (61e).

C’est quand on pensait que Mbappé n’y arriverait pas ce soir, dans la foulée de deux grosses situations (66e, 68e), que le capitaine des Bleus a signé son 14e but en C1 cette saison pour reprendre trois longueurs d’avance sur Kane. Plus de Neuer, cette fois, même si le portier allemand a effleuré le ballon claqué au fond par le Français, surgissant au second poteau pour reprendre un centre parfait de Trent Alexander-Arnold (1-2, 74e). Ce qui a eu le mérite de réveiller un stade auparavant sonné, qui avait peut-être oublié que Neuer serait décidé à ne rien laisser passer d’autre (Brahim Díaz, Vinícius et Militão), quand le Bayern a gâché plusieurs situations dans une fin de partie limite chaotique, dans laquelle Olise aurait peut-être pu choper un penalty à la dernière seconde. Sortez vos agendas : ne prévoyez aucun dîner ni ciné mercredi prochain.


Real Madrid (4-3-1-2) : Lunin – Alexander-Arnold, Rüdiger, Huijsen (Militão, 62e), Carreras – Valverde, Tchouaméni, Pitarch (Bellingham, 62e) – Güler (Díaz, 71e) – Mbappé, Vinícius. Entraîneur : Álvaro Arbeloa.

Bayern Munich (4-2-3-1) : Neuer – Stanišić, Upamecano, Tah, Laimer (Davies, 69e) – Pavlović (Goretzka, 90e), Kimmich – Olise, Gnabry (Musiala, 69e), Díaz – Kane. Entraîneur : Vincent Kompany.

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