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Qu’est-ce qui se cache derrière les 13 victoires de suite de l’OL ?

Par Enzo Leanni
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Qu’est-ce qui se cache derrière les 13 victoires de suite de l’OL ?

Depuis 13 matchs, les joueurs de l’OL marchent sur l’eau. Sans toujours être brillants, ils ont écarté Monaco, Lille et Nice, ont écœuré Brest et Nantes et ont éparpillé façon puzzle Metz et le PAOK Salonique. Contre Strasbourg, ce dimanche, la bande de Paulo Fonseca a l’occasion d’entrer dans l’histoire du club.

Si le métier de coiffeur est en péril du côté de Manchester, les barbers à 10 euros peuvent continuer de pulluler à Lyon. Dimanche, en cas de succès sur la pelouse de Strasbourg, l’OL signera sa 14e victoire consécutive toutes compétitions confondues et égalera le record de l’histoire du club établi entre août et novembre 2006. Si, à l’époque, les Lyonnais battaient le Real Madrid et non pas Go Ahead Eagles, Juninho, Cris et Karim Benzema avaient plus fière allure que Pavel Šulc, Tyler Morton ou Dominik Greif. Sur le papier seulement, parce que ces paris réalisés durant un été de restriction budgétaire strict marqué par la relégation en Ligue 2 évitée de justesse prouvent un peu plus chaque semaine qu’ils ont les épaules pour effacer leurs aînés des tablettes.

Des victoires en trompe-l’œil ?

À Lorient, dans une sombre soirée de décembre, l’OL prenait certes la marée (1-0), mais retrouvait dans le même temps Paulo Fonseca sur son banc. Après neuf mois de mise au ban pour avoir pété les plombs face à l’arbitre Benoît Millot, le technicien portugais est revenu plus calme que jamais, apportant de la stabilité à un effectif qui en manquait jusqu’à présent. Cela a notamment permis de faire basculer bon nombre de rencontres du bon côté, notamment les deux face à Lille, en Coupe de France et en Ligue 1, passant à chaque fois par un trou de souris. Mais passant à chaque fois.

Tous ensemble, tous ensemble, hey, hey !
Tous ensemble, tous ensemble, hey, hey !

Sur l’entièreté de cette longue série, plusieurs succès ont été acquis aux forceps. Des victoires à l’arrache pour les détracteurs, de champion pour les supporters aveuglés. La vérité se trouve sans doute à peu près au milieu, puisqu’au bout de 13 matchs, on ne peut plus parler d’arbre cachant la forêt. S’ils n’ont pas tous forcément rappelé le jeu cher à Paulo Fonseca – seulement entrevu par bribes depuis son arrivée en janvier 2025 –, ils mettent en lumière la capacité lyonnaise à résister aux assauts adverses : l’OL a signé sept clean sheets sur la période et a remporté sept matchs par un petit but d’écart. Sur l’ensemble de la saison, l’équipe surperforme avec 20 buts encaissés contre 26,5 xGa (buts encaissés attendus). Malgré les absences de Moussa Niakhaté et Clinton Mata durant la CAN, les blessures de Ruben Kluivert, Abner Vinícius et Nicolás Tagliafico ou encore la suspension d’Ainsley Maitland-Niles, la défense rhodanienne est la principale force de ce collectif, qui, même dominé, ne concède pas tant d’occasions franches.

Trois matchs qui comptent triple

À peine huit mois après la vraie fausse relégation suivie du remplacement de John Textor par Michele Kang, l’OL enthousiasme aussi en dehors du terrain. Même si l’effectif semble limité en qualité autant qu’en quantité, faire le dos rond est plus simple lorsque tout le monde tire dans le même sens. Souvent critiqué pour être l’un des leaders du Gang des Lyonnais, Corentin Tolisso se mue en leader de vestiaires depuis plusieurs mois, accompagnant au mieux ses jeunes coéquipiers, aux côtés d’autres « vieux » briscards tels Moussa Niakhaté et Rachid Ghezzal.

Même une superstar en puissance comme Endrick s’est rapidement fondue dans le groupe. Le Brésilien prêté par le Real Madrid s’amuse à chronométrer les retardataires à l’entraînement – chaque minute de retard entraîne une amende directement injectée dans le pot commun tenu par Niakhaté – et à apprendre l’argot lyonnais. « Salut les pelos, vous êtes cher des bons », a-t-il lancé aux supporters, sur les réseaux sociaux, après son trophée de joueur du mois de Ligue 1. De quoi se les mettre définitivement dans la poche.

Après son expulsion contre Nantes, l’attaquant de 19 ans est de retour contre Strasbourg, ce dimanche. Même s’il n’aura les yeux rivés que sur le but alsacien, il devrait entendre résonner depuis le parcage l’un des chants redevenus à la mode en ce début d’année 2026 : « La, la, la, le champion est là ! Lyonnais, on est là et bien là ! » Avec sept points de retard sur Lens et six sur Paris, le sacre en Ligue 1 paraît encore illusoire. Être toujours en lice dans les trois tableaux reste une anomalie, au même titre que ces 13 victoires de rang, donc tous les espoirs sont permis en cette fin de saison. Les prochains jours vont être cruciaux avec deux déplacements à Strasbourg et Marseille en championnat et la réception de Lens en quarts de Coupe de France. Après cet enchaînement, on saura enfin si cette équipe est entrée dans l’histoire du club. Et plus si affinités.

Les affiches des huitièmes de finale de la Coupe de France sont connues

Par Enzo Leanni

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