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Paris, un préavis de rêve

Par Tom Binet

Dos au mur avant son quart de finale retour à Barcelone, le PSG a réalisé la performance que l’on attendait de lui pour renverser les Blaugrana. Une demi-finale de Ligue des champions en guise de magnifique accomplissement pour la jeune garde de Luis Enrique.

Paris, un préavis de rêve

Ce n’est qu’au coup de sifflet final qu’ils ont totalement laissé retomber la pression, célébrant comme il se doit leur accomplissement du soir. Unis dans leur joie, en cercle sur la pelouse du stade olympique de Montjuïc, les joueurs du PSG laissaient éclater leur bonheur. Une juste récompense pour cette jeune bande de joueurs aussi talentueux que parfois laborieux – ce qui leur confère un certain charme –, et un aboutissement de la révolution entamée par le club l’été dernier. Pour la troisième fois en cinq ans, Paris est en demi-finales de la Ligue des champions. Et cette fois, le parcours ne porte pas le sceau de Neymar ou d’Ángel Di María.

Deux maîtres-mots : calme et sérénité

Dès la fin du match aller, raté dans les grandes largeurs par ses ouailles, Luis Enrique avait affiché sa confiance. Les six jours qui ont séparé les deux empoignades auront été autant d’occasions pour les Parisiens d’afficher leur sérénité, conscients que leur prestation du Parc des Princes tenait plus de l’accident que de leur niveau réel. Et même quand Raphinha s’offrait un troisième but en une semaine sur la première action catalane, les Rouge et Bleu repartaient de l’avant, sûrs de leurs forces et portés par une entame de qualité. Avant d’être récompensés, dominant la partie de part en part pour décrocher une qualification amplement méritée et offrir un grand bonheur aux 3 000 supporters ayant fait le déplacement en Catalogne.

« Tout le monde y a cru, souriait Ousmane Dembélé, l’un des nombreux hommes de la soirée, pour Canal +. La tactique du coach était parfaite. » À chaque micro tendu, les Parisiens soulignaient l’importance de leur tacticien, sorti vainqueur de son duel avec un Xavi particulièrement frustré et exclu en seconde période. « Il est incroyable. Il nous apporte beaucoup dans la tactique, dans la tête, dans la façon dont il nous parle… C’est un coach incroyable », arrosait à son tour Vitinha, une nouvelle fois impressionnant sur le pré. Débarqué en fin de saison dernière pour faire passer un cap aux champions de France, l’Espagnol a pleinement conquis la capitale, devenant le symbole d’une sérénité totalement inhabituelle au pied de la tour Eiffel avant un tel rendez-vous. « Je me sens très fier de nos 12 premières minutes, jusqu’au premier but encaissé. On a montré ce qu’on voulait faire ici, se félicitait-il sur la chaîne cryptée. On a pris un but, mais on est restés intacts dans la mentalité, on a tout fait pour être meilleurs que le Barça. »

Rêver plus grand, le retour

Une aventure continentale débutée en septembre dernier au Parc des Princes en toute maîtrise face à un Borussia Dortmund grignoté tranquillement. Personne ne pouvait alors imaginer que huit mois plus tard, c’est au même endroit et face au même adversaire que Paris jouera un ticket pour la deuxième finale de C1 de son histoire. L’année où on l’attendait le moins. « C’est incroyable ce qu’on est en train de faire, s’extasiait encore Vitinha. À part nos supporters, personne ne croit en nous. Le coach a dit qu’on allait gagner le match avec notre mental, et c’est ce qu’on a fait. » C’est d’ailleurs la première fois dans son histoire que Paris renverse une double confrontation loin de chez lui.

À part nos supporters, personne ne croit en nous. Le coach a dit qu’on allait gagner le match avec notre mental et c’est ce qu’on a fait.

Vitinha

Un bel accomplissement pour cette équipe largement rajeunie pendant l’été, au sein de laquelle Bradley Barcola s’est éclaté ce mardi soir. Presque autant que Warren Zaïre-Emery à d’autres étapes de l’épopée (comme lorsqu’il a fallu aller sauver sa tête à… Dortmund lors de l’ultime match de la phase de poules). De la partition très aboutie face à l’AC Milan fin octobre aux deux matchs sans trembler contre la Real Sociedad, le parcours européen parisien a franchement de la gueule. En attendant la suite. Mais si l’intégralité de la saison doit être jugée à l’aune de la Ligue des champions, alors ce PSG réalise sa meilleure campagne depuis bien longtemps. Et le fait d’avoir renversé le Barça, même à onze contre dix, ne peut que rajouter une dose d’émotions supplémentaires dans toute la capitale. Avec un espoir inattendu il y encore peu : en vivre de plus belles encore dans les semaines qui viennent.

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