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Dans la course au maintien, des espoirs et désespoir

Par Ulysse Llamas, à la Beaujoire
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Dans la course au maintien, des espoirs et désespoir

Faux espoir nantais, vrai espoir auxerrois et véritable désespoir messin... Ce week-end de Ligue 1 a procuré des émotions, mais fait respecter la logique de la saison : à l’heure des bilans, chacun reste à sa position.

Sursaut, sursis, surf… 3 891 mots de la langue française débutent par le préfixe « sur ». La Ligue 1 regorge d’images, d’impressions et d’émotions. Entre la surprise de Nantes contre Marseille, le tollé d’Auxerre à Angers et le chant du cygne messin, cet antépénultième week-end de Ligue 1 en a apporté la preuve. Auxerrois, Messins, Niçois et Nantais auront chanté et déchanté, mais les positions du fond du classement se sont figées. Malgré les surprises, le fond du classement est le même qu’après la 21e journée.

Le sursaut nantais

Eux-mêmes étonnés d’avoir à ce point trimballé un piètre OM pour la deuxième fois de l’année, les Nantais se sont remis à croire à l’impossible : se maintenir en ayant gagné cinq matchs en une saison. Le FCN n’avait pas battu un adversaire aussi bien classé en Ligue 1 depuis un 4-0 contre Toulouse, 9e en octobre 2018. À 16 heures 53, samedi, il revenait à deux points d’Auxerre et des barrages. Le tramway nantais devenait un repaire de Jeanne d’Arc. Il reprenait les mots de son gourou Vahid, qui l’avait bien compris avant Nantes-Marseille : s’il était arrivé plus tôt, Nantes aurait pu le faire. Samedi soir, l’octuple champion de France conserve le pire bilan comptable de son histoire en Ligue 1 : 23 points après 32 matchs. Un drôle de miroir qui invite à se regarder plutôt qu’à se comparer. Vahid Halilhodžić l’avait bien compris : il n’allait pas regarder Auxerre-Angers. « Je préfère attendre le résultat. » Il fallait attendre 26 heures.

Le maintien, c’est par là !
Le maintien, c’est par là !

Nicolas Cozza, capitaine de l’espoir, en appelait (« un peu ») aux cieux : « Tant que c’est possible, moi, j’y crois encore. Mais ça relève un peu du miracle. » Mais dimanche, 19 heures, Nantes n’a pas pu compter sur son voisin angevin. Le SCO avait mis en neuf mois ce que Nantes n’a mis qu’en un samedi. Il s’est donc reposé à Auxerre (1-3). Fidèle à sa forme qui le rapproche plus de l’OM que d’un candidat à la Ligue 2, avec trois défaites lors de ses treize dernières sorties seulement, l’AJA a vu Sékou Mara se réveiller après un an et demi sans marquer et Lassine Sinayoko enfin enchaîner. Christophe Pélissier est en passe de maintenir pour la troisième fois une équipe de bas de classement. Auxerre a repris cinq points d’avance sur Nantes. Il regarde désormais Nice, trois points devant et prochain adversaire.

Confiance, confiance

La confiance paye. Elle permet à Auxerre de voir les barrages, mais aussi à Lorient, Le Havre, Angers et Brest de ne pas trop stresser au printemps. À l’inverse, dans ces 26 heures, Metz a pris l’ascenseur devant Monaco. Et Troyes, avec qui il partage sept montées en Ligue 1, le croisait en champion. L’impasse du choix de Benoît Tavenot apporte une nouvelle preuve que changer de coach n’est pas toujours un bon levier, ce que le Paris FC et Antoine Kombouaré infirment dimanche soir. Will Still, qui a réussi à maintenir Reims, assumait que Waldemar Kita l’avait appelé pour sauver Nantes cet hiver à Ligue 1 +.

Ainsi, même après 26 heures folles et en attendant les deux dernières journées plus folles en haut, les trois relégables sont les mêmes que début décembre. L’ordre des places n’a plus changé depuis début février. L’heure des bilans a commencé à Lorient, Toulouse et ailleurs. Là-bas, on sait qui des joueurs, des entraîneurs ou des présidents a été au niveau de la Ligue 1. Nantes, Auxerre et Nice commencent à disserter. Les réponses se recoupent. Les chemins ont peu de chance de se croiser.

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