Face à un Olympique de Marseille liquéfié, le FC Nantes a frappé un énorme coup dans sa lutte pour le maintien. Auteurs d'une seconde période stratosphérique, les Canaris peuvent se remettre à croire aux barrages en revenant à deux points d'Auxerre. Pour les Marseillais, la troisième place et la Ligue des champions s'envolent.
FC Nantes 3-0 Olympique de Marseille
Buts : Ganago (50e), Cabella (54e), Abline (58e) pour les Canaris
Les uns jouaient le maintien sans trop y croire, les autres pensaient claquer une série qui les ramèneraient à la troisième place et en Ligue des champions. 90 minutes plus tard, le FC Nantes n’en revient toujours pas mais il a mis fin à sa série de huit matchs sans victoire et éteint les rêves de C1 de l’Olympique de Marseille. Glané en huit minutes chrono, ce succès net et sans bavure (3-0), le premier tout court depuis le 22 février, permet aux Canaris de revenir à deux points d’Auxerre, barragiste. C’est désormais au tour des Icaunais de ne pas avoir le droit à une contre-performance ce dimanche face à Angers.
Nantes entreprenant, Marseille fantomatique
Sans Benjamin Pavard et Timothy Weah, suspendus, Habib Beye devait bien savoir que la partie était loin d’être gagnée d’avance, surtout en restant sur une série de quatre défaites sur les six dernières journées. Visiblement, ses joueurs ont pris leur mission par-dessus la jambe en se montrant aussi peu entreprenants qu’efficaces. Rien de concret à signaler en première mi-temps hormis une occasion de Pierre-Emerick Aubameyang venu buter sur Patrik Carlgren, remplaçant au pied levé d’Anthony Lopes, blessé au pouce.
En face, l’entreprise est bien là, mais l’efficacité, toujours pas. La faute à un Jeffrey de Lange solide dans ce match où les gardiens remplaçants savent se mettre en valeur. Au retour des vestiaires, le tir de Chidozie Awaziem est la 60e tentative consécutive des Nantais dans la surface sans marquer, plus longue série du genre en Ligue 1 depuis la saison 2006-2007, selon l’agence Opta.
Un Cabella des grands rendez-vous
Mais comme les séries sont faites pour être brisées, la 61e est finalement la bonne. Côté droit, Mathis Abline trouve Ignatius Ganago en retrait. Lancé en pleine course, le Camerounais trouve l’ouverture dans le petit filet olympien (1-0, 50e). La Beaujoire, qui sonnait jusqu’alors comme un tombeau ouvert, entre la grève des ultras et l’arrêté préfectoral interdisant le déplacement des supporters marseillais, commence à se réveiller et entonne de coquinous « Et ils sont où les Marseillais ? »
Réponse : à la rue. Sonné par ce but logique, l’OM prend une deuxième baffe quatre minutes plus tard quand Rémy Caella inscrit son deuxième but de la saison (2-0, 54e). Le premier ? C’était à Marseille lors du match aller. Sans pitié avec son ex, seule équipe de Ligue 1 à avoir perdu deux fois contre Nantes cette saison. Mathis Abline est quant à lui sans pitié tout court. L’homme du match, virevoltant pendant 90 minutes, se mue en buteur en plantant le dernier clou du cercueil d’un plat du pied et après avoir éliminé Balerdi et Medina (3-0, 58e). Le choix de la sécurité plutôt que du spectacle, on dirait bien que la patte Vahid est en train de s’imprimer. Celle d’Habib Beye s’émousse en revanche. S’il survit jusqu’à la fin de la saison, contrairement à Hamed Junior Traoré, sorti sur civière dans le temps additionnel, l’ancien Rennais devra se contenter de la Ligue Europa. La C1, c’est pas pour demain, mais c’est quand même (trop) loin.
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