Un aller simple pour le Panthéon de la Ligue des champions. La victoire 5-4 du PSG face au Bayern est incontestablement entrée dans la légende de la plus belle des compétitions. De là à y voir le plus beau match de son histoire ? Il ne faut peut-être pas s’emballer, car il y a eu de quoi se régaler depuis la réforme en 1992.
Chelsea 4-4 Liverpool
2009. Fut un temps où la règle du but à l’extérieur faisait foi. En 2009, elle pousse Liverpool, battu 1-3 à Anfield en quarts de finale allers, à partir à l’abordage de Stamford Bridge. Les Reds de Rafa Benítez touchent l’exploit du doigt : le score est déjà de 0-2 à la demi-heure de jeu grâce à Fabio Aurelio et Xabi Alonso. Chelsea renverse la table en deuxième période au point de mener 3-2. Fini ? Non puisque Liverpool marque deux fois en deux minutes, par Lucas Leiva (81e) et Dirk Kuyt (83e). Un petit but enverrait alors les Scousers dans le dernier carré… mais Frank Lampard les ramène sur terre en égalisant à la 89e. Score final : 4-4. À couper le souffle.
Hambourg 4-4 Juventus
2000. Le foot vintage. Celui où Igor Tudor et Niko Kovač étaient sur le terrain. Mené 0-1 puis 1-3, le HSV s’offre une remontada de folie avec trois buts entre la 65e et la 82e… dont un penalty de son gardien, Hans-Jorg Butt. Ce diable de Pippo Inzaghi privera néanmoins les locaux d’une victoire de prestige avec son troisième but du soir à la 88e minute. Bon, c’était « seulement» un match de groupes, mais c’était sympa quand même.
Barcelone 2-2 Chelsea
2012. Bataille de styles : le Chelsea de Roberto Di Matteo a réussi sa demi-finale aller en gagnant 1-0 à Stamford Bridge. Maintenant, il faut résister au Camp Nou. Le Barça met la pression, et les Blues plient. Sergio Busquets (35e) et Andrés Iniesta (44e) marquent, John Terry se fait expulser (37e) : un boulevard s’ouvre devant les champions d’Europe en titre. Lionel Messi a la balle de match au bout du pied sur penalty… mais il l’envoie sur la barre (49e). Un tournant car Ramires, lui, ne tremble pas au moment de placer un délicieux piqué (62e). Virtuellement éliminé, Barcelone fait le siège du but de Petr Čech. Messi touche même le poteau (83e). Le dernier mot sera cependant pour Fernando Torres, parti seul défier Víctor Valdés afin de propulser les Blues en finale (90e+2). Absolute cinema.
— UEFA Champions League (@ChampionsLeague) April 24, 2019
Manchester City 4-3 Real Madrid
2022. C’était aussi une demi-finale aller, donc la dramaturgie liée à une possible élimination imminente n’était pas là. En revanche, on a pris un sacré pied en regardant les équipes de Pep Guardiola et Carlo Ancelotti s’écharper. Kevin De Bruyne (2e) et Gabriel Jesus (11e) embrasent l’Etihad Stadium, avant que Karim Benzema (33e) ne réduise le score. Phil Foden (53e) redonne un matelas aux Mancuniens, mais Vinícius répond du tac au tac (55e). Bernardo Silva (74e) et « Benzebut » (82e) gonfleront encore le tableau d’affichage de cette demie fast and furious. Mais ici, contrairement à la célèbre saga, pas d’effets spéciaux.
Inter 4-3 Barcelone
2025. Dire que certains voudraient détruire San Siro… L’arène milanaise a été le théâtre de l’un des matchs les plus iconiques de l’histoire de la Ligue des champions le 6 mai dernier, avec une place en finale en jeu entre l’Inter et le FC Barcelone. Après un nul 3-3 en Catalogne, les Nerazzurri prennent l’ascendant grâce à Lautaro Martínez (21e) et Hakan Çalhanoğlu (45e+1). Les Barcelonais ne lâchent pas le morceau, et sont même à quelques secondes du graal après les buts successifs d’Eric García (54e), Dani Olmo (60e) et Raphinha (87e). Mais Francesco Acerbi arrache la prolongation sur le fil (90e+3), et Davide Frattesi (99e) portera le coup fatal. Le dernier match européen de cette saison dont les tifosis ont encore un souvenir.
Manchester United 4-3 Real Madrid
2003. « Son nom, il le signe à la pointe de la chaussure, d’un R qui veut dire Ronaldo. » Ce 23 avril 2003 restera comme l’un des chefs-d’œuvre du génie brésilien, auteur d’un triplé à Old Trafford, dont une frappe lumineuse à 25 mètres (12e, 50e, 59e). Manchester United est dans les cordes, mais reste dans le match grâce à Ruud van Nistelrooy (43e) et au CSC d’Ivan Helguera (52e). L’entrée de David Beckham relance totalement les Red Devils en pétrifiant Iker Casillas d’un coup franc magistral (71e), puis en s’offrant un doublé opportuniste (85e). Trop tard pour que United se qualifie pour le dernier carré, malheureusement.
— UEFA Champions League (@ChampionsLeague) April 23, 2020
Ajax 2-3 Tottenham
2019. Le jour de gloire de Lucas Moura. Battu à domicile au match aller (0-1), Tottenham est rapidement mené 2-0 au retour à Amsterdam. L’Ajax file tout droit vers sa première finale de Ligue des champions depuis 1996. Mais Lucas Moura sort de sa boîte : auteur d’un triplé (55e, 59e, 90e+6), il envoie les Spurs à Madrid. Le finish étourdissant d’un match à 40 tirs. On aurait aussi pu citer le 4-3 du tour précédent contre Manchester City, avec le but refusé à Raheem Sterling par la VAR dans le temps additionnel, mais fallait choisir : c’est place limitée dans le carré VIP.
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