Dans une affiche attendue pour la troisième place au Groupama Stadium, l’OL a été très rapidement mené après un but splendide de Mousa Al-Tamari, mais Lyon était plus fort que Rennes et l’a logiquement emporté dans une rencontre animée (4-2). Les Gones sont sur le podium et se rapprochent de la Ligue des champions.
OL 4-2 Rennes
Buts : Yaremchuk (37e), Tolisso (42e SP), Moreira (52e) et Endrick (75e) pour les Gones // Al-Tamari (6e) et Lepaul (49e) pour le SRFC
Ce match entre Lyon et Rennes avait le charme de ceux qui comptent au mois de mai, quand le soleil n’est pas couché au coup d’envoi et que la nuit s’invite au fil des minutes jusqu’à la fin de soirée. C’était un sommet pour la Ligue des champions, au Groupama Stadium, et la rencontre aura proposé ce qu’on pouvait attendre : des buts, dont un extraordinaire, des rebondissements, des coups, de la vie et un vainqueur au mérite et au talent : l’OL n’a pas tremblé et s’est imposé pour s’installer seul troisième et se rapprocher un peu plus de la C1 (4-2), laissant Rennes dans une autre course à l’Europe, peut-être moins prestigieuse.
Un bijou et deux réponses
Il faisait encore jour, à Décines, quand Mousa Al-Tamari a lancé la soirée en marquant le but du week-end, peut-être de la saison dans le championnat de France. Le match n’avait pas vraiment commencé, Corentin Tolisso ayant eu une petite frayeur après un contact avec Abdelhamid Aït-Boudlal – un avant-goût de la suite –, et Estéban Lepaul s’est transformé en passeur depuis le côté droit. Le centre pouvait paraître lointain, là-bas vers le second poteau, mais le Jordanien a surgi pour faire ce que personne n’aurait pensé faire (ou du moins réussir) : une reprise spontanée, instinctive, pour faire trembler les filets de Dominik Greif (0-1, 6e). Les Rennais pouvaient se pavaner devant le virage des Bad Gones, ils savaient ce qui allait les attendre. Un pressing et contre-pressing intense des Lyonnais, un tourbillon, de multiples offensives (Endrick, Afonso Moreira), des dégagements en catastrophe et une ribambelle de centres pour mettre le feu dans la surface rennaise.
Pour répondre à la supériorité lyonnaise dans les intentions et dans le jeu, les Bretons ont joué des coups et des coudes, Lepaul ramassant le premier avertissement après plusieurs petites fautes vicieuses de ses copains. Cette réponse physique ne leur a pas permis d’échapper à une tornade de cinq minutes qui a fait basculer la partie. Un nouveau centre, cette fois gagnant, signé Tolisso a trouvé la tête de Roman Yaremchuk, transparent mais clinique au bon moment dans les airs (1-1, 37e). Tout s’est emballé au Groupama Stadium et dans les caboches rennaises, au point de réussir à se prendre un contre après une touche à l’autre bout du terrain et en laissant Moreira partir de son propre camp, sur une passe géniale d’Endrick, pour s’en aller seul défier Brice Samba et aller chercher un penalty – plutôt provoqué par Al-Tamari que par le portier rennais, averti – évidemment transformé par l’inévitable Tolisso (2-1, 42e). Il régnait dans les tribunes un parfum de Ligue des champions.
🤯 La transition lyonnaise qui rend fou tout le stade !
Penalty pour l'@OL & 10e but de la saison pour le capitaine 🫡#OLSRFCpic.twitter.com/AeYtHUyW2j
Cela ressemblait à un tournant pour les deux équipes, Rennes pouvant perdre le fil du match et se préparant à l’idée de devoir faire sans Samba au Vélodrome pour la dernière journée (accumulation de cartons jaunes). Breel Embolo aurait pourtant pu remettre les compteurs à zéro avant la pause, sans un grand arrêt de Greif, qui n’a pas pu faire l’exploit au retour des vestiaires quand Lepaul a surgi sur un centre d’Al-Tamari et une feinte d’Embolo pour planter son 19e but de la saison en championnat (2-2, 49e). Tout aurait pu être relancé dans cette soirée promise à la folie, mais l’OL était plus fort et insubmersible. Sur toutes les récupérations, les Gones ont été portés par le gros boulot d’Abner pour envoyer sur orbite Moreira, nouveau chouchou lyonnais et à l’aise pour ouvrir son pied et remettre son équipe devant (3-2, 52e).
On ne s’entendait plus parler au Groupama Stadium, et les Rennais n’avaient pas les armes pour (encore) revenir dans le coup. Les Bretons n’ont plus eu grand-chose à se mettre sous la dent pendant que Lyon se décidait à jouer sans complexes et sans se poser la question des espaces laissés aux hommes de Franck Haise. Il fallait mettre le quatrième plutôt que d’empêcher un 3-3 qui n’est jamais arrivé. Samba a limité la casse devant Morton et Abner, Seidu a stoppé le show Ainsley Maitland-Niles, et Yaremchuk s’est posé comme un poison dans la surface rennaise. Endrick voulait aussi participer à la fête organisée par le capitaine Tolisso, toujours impérial et une nouvelle fois passeur décisif pour le Brésilien, qui a frappé en force pour éteindre un suspense qui n’existait plus (4-2, 75e). Il fallait que Clément Turpin vienne chercher l’attaquant prêté par le Real Madrid aux multiples célébrations, et le score aurait pu être encore plus lourd pour des Rennais dépassés et sauvés par Samba à deux reprises sur de très jolis mouvements lyonnais. La nuit ne sera pas belle pour tout le monde.
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