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  1. // Culture Foot – Ragga

Taïro : « Le PSG va vous manger ! »

Vous pensiez que la connexion ragga et foot ne concernait que l'OM depuis Massilia Sound System ? Alors passez votre chemin. Taïro chante le reggae dancehall et supporte le PSG. Une vérité peut-être paradoxale pour un artiste que le grand public a découvert avec la BO de Taxi. Aujourd'hui, il revient défendre son album solo Ainsi soit-il (Polydor), titre de circonstance après le sacre parisien et en attendant le mercato. Pas de quartier !

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Ta passion pour le foot remonte à ton enfance dans le 10e arrondissement ?
En fait… non ! Je suis arrivé au foot assez tard, juste avant d'entrer au collège. Au départ, j'étais à fond dans le tennis. De neuf ans à quatorze, je ne pensais et je ne vivais que pour cela. J'étais complètement obnubilé. Je voulais devenir n°1 mondial. Je n'étais pas mauvais en plus. J'ai même fait des détections nationales !

T'as un peu le même profil qu'Ekoué de La Rumeur ?
Oui, on en parle parfois. On se dit que nous devrions jouer ensemble, juste un petit match. Mais d'après ce que je l'entends raconter, il semble bien meilleur que moi. On verra ! Au collège, je me suis mis à jouer au foot avec une balle en mousse dans la cour de cet établissement scolaire planté au milieu d'une cité, dans le quartier de la Grange aux Belles à Paris. Et j'ai adoré. Après, je tapais le ballon tous les dimanches entre potes, et aujourd'hui encore, depuis 6 ans, j'évolue dans un club en ligue loisir, en foot à 7, le Flamengoal, un hommage évident au foot brésilien et à ce qu'il représente. Sans trop se prendre au sérieux non plus, hein...

Ton père était président de l'UNEM, l'Union nationale des étudiants marocains, mais ce n'est pas lui qui t'a initié au culte du ballon rond et des Lions de L'Atlas...
Franchement, il ne s'y intéressait pas plus que cela. J'imagine qu'il ne comprenait surtout pas comment autant de gens pouvaient se mobiliser pour du foot, alors qu'il existait de vraies causes pour lesquelles il fallait se battre. Après, il n'a jamais été sectaire, il acceptait très bien mon enthousiasme…

Et le PSG arrive quand dans tout ça ?
Étant gosse, nous n'avions pas Canal Plus. Souvent, j'allumais la télé et je matais le match en crypté en écoutant simultanément la radio, comme pas mal de gens je suppose. C'était difficile d'être à fond avec ce genre de logistique. Pour tout avouer, je suis donc vraiment devenu fan du PSG quand j'ai pu m'abonner et que j'ai pu regarder les matchs régulièrement. Et puis je suis tellement parisien dans l'âme : je suis né à Paris, j'ai grandi dans la capitale. Ça coulait de source.

Tu allais au Parc ?
J'y suis d'abord allé avec des potes, sans trop prêter attention dans quel coin nous atterrissions. Ensuite, j'avais un ami membre des Tigris à Auteuil, ceux qui envoyaient dans la tribune. Il m'a plusieurs fois invité à me rendre parmi eux. D'ailleurs, aujourd'hui, il possède un sound, le Paname Sound. Après, je ne suis pas retourné au stade depuis le match contre Salzbourg…

Ce PSG 2012/2013 t'a-t-il comblé ?
Franchement, j'adore. J'ai kiffé comme rarement pendant la Ligue des champions. Certes, j'ai trouvé qu'ils manquaient d'un peu d'enthousiasme quand ils devaient rencontrer certaines équipes de L1. Mais quand j'ai vu le niveau qu'ils étaient capables d'atteindre, contre Barcelone notamment, comment bouder son plaisir ? Je n'avais pas vibré autant depuis très longtemps.

Et si tu devais retenir une grande équipe parisienne du passé ?
Compliqué de choisir. Ronaldinho, et puis bien évidemment Weah, Gignola, Le Guen... L'épopée européenne avec Rai, Bravo... Mais à ce moment-là, je n'avais pas vraiment accès aux images, sauf chez les copains !

En France, le dancehall est bien moins connecté avec le foot que le rap. Tu l'expliques comment pour des musiques assez proches ?
Je pense qu'il s'agit d'une question de culture. Les rappeurs et les footballeurs sont un peu issus du même monde, avec les mêmes codes. En outre, le foot comme le rap sont clairement identifiés comme une sorte d'issue sociale. Le problème, c'est que pour l'instant, le dancehall n'offre pas franchement l'assurance, même infime, de monter rapidement l'échelle sociale.

De fait, ce sont plutôt les joueurs antillais qui connaissent un peu cet univers musical ?
C'est vrai, Thuram avait fait venir Admiral T lors de son Vivement dimanche sur France 2 et Malouda demeure un gros fan de reggae qui invite lors de son festival One love en Guyane des figures comme Barington Levy. Chez nous, des sounds organisent des petits tournois, mais cela reste très underground. Et dans les sounds justement, tu ne croises pas vraiment de footeux. Une ou deux fois on m'a présenté un type qui évoluait en L2 ou en National. A part ça...

Justement, pour revenir à la parenté rap/foot, ces deux univers n'ont-ils pas perdu un peu de leur âme en changeant de dimension, notamment financière ?
Ce n'est pas pour défendre les acteurs, mais on décrit plutôt un phénomène général... L'argent est devenu la valeur centrale de tout, en musique comme en sport. Après, tu trouves encore des gars qui sortent des punchlines de fou et des actions de jeu incroyables, qui te font oublier tes réticences. Un Zlatan, par exemple. Le truc fondamental, c'est d'aimer jouer. Je regardais la finale de Nadal à Roland Garros et je crois juste qu'il aime jouer au tennis. On a monté un studio du côté de Bastille, certains petits jeunes sortent déjà après avoir enregistré un ou deux morceaux en parlant déjà de Skyrock. Cela fait partie du rêve quelque part. Nous, on a saigné les studios de répèt' sans imaginer une seconde qu'on allait en vivre.

Justement, tu n'as jamais sorti de lyrics ou de morceau sur le foot ?
Pourtant avec Daddy Mory et Mad Killah, nous avions très envie de réaliser une chanson sur le PSG. On a commencé a bosser dessus, on s'y était vraiment mis. On ne l'a jamais finie faute de temps et d'agenda synchrone. Nous sommes nombreux à penser qu'il faudrait que le reggae parisien balance une chanson pour soutenir son club. Ce qui m'amuserait, c'est de raconter l'histoire d'un match, en décrivant le style de Zlatan, Ménez, et de terminer avec « le PSG va vous manger ! » …

Tu en as déjà croisé, des joueurs de Paris ?
Une fois, j'ai rencontré David Ginola. En soirée sur les Champs, je devais avoir une vingtaine d'années, je n'avais pas encore fait Taxi. Quand je l'aperçois, je fonce directement vers lui, je lui explique que je le kiffe trop : « Faut que je te checke, on fait de la musique comme tu joues. » Je vois qu'il apprécie mon discours, qu'il rentre bien dans le délire. Et puis, à un moment donné, j'assène : « Maintenant que nous avons gagné la Coupe du monde plus personne ne peut t'en vouloir. » Je vois son regard s'assombrir. Fin de la conversation. Qu'est-ce qui qui m'a pris? Je me le demande encore. Sinon, dans ma penderie, j'ai un maillot dédicacé de Zidane que j'ai obtenu par une copine maquilleuse.



Nouvel album Ainsi soit-il / En précommande iTunes le 24 Juin 2013 / Sortie le 8 juillet 2013

Propos recueillis par Nicolas Kssis-Martov
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