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Tactique : que retenir de ce City-PSG ?

Arrivé à Manchester avec un sapin pour boucher l'axe en phase défensive, le PSG est reparti avec des épines dans les poches de l'Etihad Stadium. Lâchés défensivement par leur trio offensif, déconnecté sans et même parfois avec ballon, les Parisiens ont progressivement laissé City déballer son plan et ses mécanismes rodés. Et finalement, les hommes de Guardiola, plus créatifs qu'à l'aller, ont récolté ce qu'ils ont semé.

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« Ils font tout le temps ça, tout le temps... » Mercredi soir, Marquinhos est reparti de Manchester avec un menu golden : des yeux fatigués, des maux de tête et une lassitude que le capitaine du PSG peine de plus en plus à dissimuler. Au centre des vagues bleu ciel, l'international brésilien s'est pourtant débattu comme un roi, jouant tour à tour héroïquement le rôle de barrage devant Zinchenko et Gündoğan au cours de la première période, puis celui de maître-nageur sauveteur sur les innombrables bombes envoyées dans la surface parisienne. Un chiffre raconte d'ailleurs peut-être mieux que les autres le film vu à l'Etihad Stadium : le PSG a effectué 15 dégagements défensifs là où Manchester City n'en a effectué... aucun. Le scénario qui a été projeté aux yeux de l'Europe du foot n'a, sur le fond, fait tomber personne de sa chaise. Pep Guardiola a vu ses hommes répéter leurs gammes (fixation axiale, renversement, un ailier provocateur – ici Mahrez, qui a touché 96 ballons (!) – placé en situation de un-contre-un, plongées des différents offensifs dans les intervalles, attaque des zones au deuxième poteau face à une défense à quatre...), largement contrôler les débats, et le PSG n'a joué, comme à son habitude, et ce, malgré les promesses livrées lors de la première mi-temps face à Nantes samedi dernier (3-1), que par micro-séquences. Si le résultat dans le foot est parfois « aléatoire » et « menteur » , il n'en a rien été mercredi : les trois points sont tombés dans le sac de l'équipe la plus méritante au regard du contenu de la rencontre. Mais comment l'expliquer ?

Un sapin pour fermer l'axe


En écoutant dans un premier temps la suite des propos tenus par Marquinhos : « On avait travaillé pour bien défendre, mais je pense qu'ils ont été en supériorité sur les côtés. À chaque fois que l'on serrait, il y avait toujours un joueur seul sur le côté. Pour basculer ensuite dans la surface, quelques petites secondes de retard permettent d'être devant et de marquer. » Le problème ici est que les soucis pointés par le capitaine parisien sont d'abord la conséquence d'un choix stratégique assumé par Mauricio Pochettino, qui a demandé mercredi soir à son onze – notamment son trio offensif (Messi, Mbappé, Neymar) - de fermer autant que possible le cœur du jeu. On a alors souvent vu la formation d'un sapin en 4-3-2-1 où les relayeurs (Gueye et Herrera) ont eu la responsabilité de venir prêter main forte à leurs latéraux dans la gestion de la largeur, ce qui n'a pas empêché le PSG de souffrir le martyre sur plusieurs séquences. Pour une raison simple : City a fait du City et a principalement, comme peut aussi le faire l'Ajax, commencé ses actions sur un côté (le gauche) pour accumuler les éléments dans une zone et mieux en exploiter une autre (la droite) via différentes armes.


Il est possible de faire ressortir sur cette séquence le 4-3-2-1 du PSG avec Neymar et Messi qui ont tenté dans un premier temps de cadrer Rodri, mais aussi la volonté de City de remplir au maximum une zone du terrain pour mieux en exploiter une autre. Ici, Sterling fixe Hakimi, Zinchenko traîne dans le demi-espace et capte l'attention de Marquinhos, Gündoğan se balade pour occuper celle de Kimpembe, alors que Bernardo Silva fait planer un doute dans le dos de Nuno Mendes. En bas de l'écran, Walker, recentré pour prévenir une éventuelle perte de balle, indique de tourner le jeu vers Mahrez, ce qui va arriver au bout du mouvement.

La décision de Pochettino peut s'expliquer par une volonté de couper au maximum les échanges intérieurs de la bande de Guardiola, mais aussi par celle d'avoir, dès la récupération du ballon, ses trois artistes rapprochés, en position d'enchaîner appui-remises et combinaisons rapides. Hic : en première période, une fois les vingt premières minutes écoulées, le trio, à l'exception de l'occasion pour Mbappé avant la pause (44e), a peiné à discuter et s'est souvent déconnecté du reste du onze parisien. Le PSG, qui a quand même ensuite su sortir deux séquences magnifiques en seconde période (sur le but de Mbappé et sur l'occasion qui a débouché sur la frappe à côté de Neymar), a alors eu un rendement offensif très léger et a, par ce manque de connexions, de plus en plus peiné à respirer.

L'impossible respiration


Respirer est pourtant essentiel, dans la vie en général et face à Manchester City en particulier, le risque étant de vite étouffer. À l'aller, joué au Parc fin septembre, le PSG avait su sortir quelques cartes pour casser le pressing imposé : la capacité de Marco Verratti à se marrer et à faire marrer les autres lorsqu'on le harcèle, la protection de balle de Neymar, quelques bons décrochages de Mbappé... Un pressing adverse peut devenir un ami si l'on sait en profiter. Guardiola a d'ailleurs souvent répété au fil de sa carrière que la clé du foot est d'amener l'adversaire à soi pour mieux le transpercer. Privés de Verratti mercredi soir, les Parisiens ont connu plus de difficultés qu'à l'aller, mais ont pourtant cherché à attirer City, qui a de nouveau pressé très haut et très fort, sur la grande majorité des séquences. Que s'est-il alors passé ? Si l'on met de côté une excellence sortie de balle de la huitième minute de jeu où Navas a été utilisé comme troisième relanceur pour trouver Gueye dans le dos de la première ligne de pression de City et où Herrera a grimpé d'un cran pour créer un deux-contre-trois au milieu face au 4-4-2 en phase défensive des Anglais, plus quelques bons moments autour du quart d'heure ou un autre beau mouvement à la 24e minute démarré côté droit par le duo Hakimi-Herrera, le PSG a souffert du manque de décrochages réguliers de ses joueurs offensifs et a rendu très vite de nombreux ballons. Lionel Messi, qui n'a plus vraiment les jambes pour faire mal autrement que par la passe, ne peut pourtant plus exister sans cette grande proximité. La présence d'un joueur comme Leandro Paredes, qui a comme souvent trouvé quelques belles ouvertures, aurait pourtant dû encourager l'ancien Barcelonais à venir décrocher dans des zones plus basses et ainsi pouvoir enchaîner les discussions avec le duo Neymar-Mbappé comme ce qui a été vu contre Nantes. Il y a alors eu l'impression que les joueurs parisiens n'avaient pas tous la même idée ou ne vivaient pas le même match. Au bout, ils n'ont touché qu'une dizaine de ballons dans la surface de City, n'ont cadré que deux tirs et n'ont su s'extraire de la pression que sur de rares périodes. Reste que ne pas pouvoir vivre en dehors de ses quarante mètres (seul 14% du jeu s'est joué dans le dernier tiers de City), même avec sept joueurs défensifs courageux et conciliants, ne peut durer 90 minutes sans punition.


Il est important de le répéter : si l'on prend en compte les énormes tâches qu'ils ont dû abattre, les joueurs défensifs de Pochettino ont été grands. Très grands, même. Le problème est que plus la rencontre a avancé, plus les lignes défensives parisiennes ont été forcées à reculer et ont souffert dans la gestion au large du 2-3-5 sans neuf fixe de Manchester City. Elles ont souffert car le trio offensif a progressivement abandonné, comme souvent, son boulot défensif. City a alors pu se retrouver sans trop forcer en supériorité numérique sur les côtés et a enchaîné les renversements vers Mahrez par l'intermédiaire de Rodri, en robe de chambre mercredi, ou Cancelo, toujours aussi précieux également. Comme sa structure défensive avait pour objectif de boucher l'axe, le PSG a, à plusieurs reprises, laissé avancer City sur les ailes pour mieux sauver les meubles (exemple avec l'intervention parfaite d'Herrera pour couper une passe de Walker vers Bernardo Silva à la 36e minute) et gagner la guerre de la surface de réparation. Mais forcément, ça a fini par craquer.


Preuve imagée de la forte densité axiale du PSG mercredi soir, faute de pouvoir couper la progression de City plus tôt.


Et des conséquences directes du manque de repli défensif collectif face à City... Ici, le PSG est déjà en 7+3, et Cancelo peut alors trouver Rodri, en pantoufles dans le rond central...


De cette position, le jeu peut alors être tourné vers Mahrez...


City peut installer l'un de ses circuits classiques : Mahrez lance Gündoğan entre le latéral et le central, embarquant au passage un relayeur adverse...


Gündoğan va réussir à trouver Bernardo Silva aux six mètres...


Au bout, énorme occasion pour Mahrez.

Les zones vulnérables


Le PSG a craqué, car City a été moins lisible qu'à l'aller, car il est très difficile de tenir une concentration extrême pendant 90 minutes, d'autant plus quand on ne peut pas sortir un pied de son tiers de terrain et qu’on se bat à sept (on ne peut d’ailleurs pas gagner une C1 en défendant à sept en 2021), car Gabriel Jesus, entré à la place de Zinchenko, a amené un coup de fouet supplémentaire, car Pochettino a rapidement dû vivre sans ses deux relayeurs titulaires et parce qu'il a aussi vu son équipe se faire planter dans des zones où elle est structurellement vulnérable depuis plusieurs mois : le dos des latéraux sur un ballon aérien (sur le premier but) et les mauvaises fermetures au deuxième poteau sur les centres fuyants (le deuxième but).


Nouvelle conséquence du non-repli du trio offensif : Rodri peut lancer Walker dans le dos de Nuno Mendes, et au bout, Sterling va égaliser.


Sur le deuxième but, belle exploitation de la largeur et des zones au deuxième poteau. Trouvé par Mahrez, Bernardo Silva va remettre pour Jesus, qui va alors finir et filer un avantage décisif à City.


Si Pochettino a préféré positiver à la fin de la rencontre, estimant que « les choses sont tout de même meilleures qu'il y a un ou deux mois » , la passivité du trio offensif et la créativité des circuits de Manchester City ont renvoyé le PSG, qui a réussi à se déconnecter aussi avec ballon mercredi soir, face à plusieurs de ses doutes. Il est impossible en 2021 de ne miser que sur sept joueurs pour tenir un ensemble, surtout face à un City roi du mouvement et de la brouille des repères. La heatmap et la carte de ballons touchés de Bernardo Silva, faux neuf du soir, sont d'ailleurs sur ce point assez éclairante...





En février, les Parisiens retrouveront plusieurs adversaires capables de les faire tourner comme Manchester City. Il est possible de penser, entres autres, au Bayern de Nagelsmann, à l'Ajax ou au Chelsea de Tuchel, dont Reece James est le meilleur buteur cette saison, ce qui dit deux ou trois choses. Avant ça, Mauricio Pochettino aura un autre rendez-vous qui pourrait réveiller les mêmes problématiques que celles vues à l'Etihad Stadium : un déplacement à Lens, le 4 décembre.

Par Maxime Brigand
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