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Qui es-tu, Ryan Mason ?

La finale de League Cup aurait dû offrir le 26e duel entre Pep Guardiola et José Mourinho. C'était compter sans Daniel Levy, qui a débarqué le Special One lundi, propulsant en même temps Ryan Mason sur le devant de la scène. Vainqueur de Southampton mercredi pour sa première en tant qu'entraîneur principal, à seulement 29 ans, l'Anglais sera ce dimanche face à un défi encore plus grand : dépoussiérer l'armoire à trophées de Tottenham, qui n'a plus été ouverte depuis 2008. Une trajectoire aussi surprenante que rafraîchissante pour un homme qui a dû stopper sa carrière de joueur prématurément. Et qui a passé quelques mois à Lorient.

Modififié
25/04/2021 - 17:30
League Cup
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Une finale de League Cup, à Wembley, avec Tottenham, contre une équipe qui joue en bleu. Comme un air de déjà-vu pour Ryan Mason. En 2015, le milieu de terrain anglais est titulaire aux côtés d’Hugo Lloris, Eric Dier ou Harry Kane, toujours dans l'effectif aujourd'hui. Les Spurs s’inclinent face au Chelsea de John Terry, Eden Hazard et Diego Costa, qui remportera aussi la Premier League dans la foulée. Un scénario étrangement similaire à celui de cette saison au moment où Tottenham s’apprête à défier le leader du championnat, Manchester City. À un détail près : Ryan Mason sera cette fois sur la touche, dans le costume d’entraîneur. Sacrée revanche pour un homme qui a frôlé la mort le 22 janvier 2017.



« Si je recommençais à frapper des ballons avec la tête pendant un an ou même six mois, je risquais de souffrir de démence ou d'épilepsie à 28 ou 29 ans. »
Ryan Mason

Coup de tête


Ce jour-là, Hull City se déplace à Stamford Bridge. Mason est titulaire au milieu de terrain. Cette 69e apparition en Premier League sera sa dernière puisqu'un duel aérien avec Gary Cahill signera l’arrêt de sa carrière de footballeur. « Les gens pensent que je ne m'en souviens pas, mais si. La douleur était insupportable ; c'était comme si une bombe avait explosé dans ma tête, au niveau de la tempe » , racontait l’intéressé, victime d’une fracture du crâne, à FourFourTwo. Opéré une heure après le choc, l’Anglais ressort du bloc avec 14 plaques métalliques et 28 vis dans la tête. Il ne renonce pas pour autant à l’idée de retrouver les terrains, et reprend même l’entraînement avec les Tigers.

« Je m'étais convaincu que j'étais à quelques semaines de jouer à nouveau dans l'équipe première, explique-t-il. Je pensais que je pourrais revenir dans l'équipe, jouer quelques mois en Championship, puis, avec un peu de chance, retourner en Premier League. » Jusqu’à un scanner passé en février 2018 : « Nous avons discuté avec des neurochirurgiens et des spécialistes. Si je recommençais à frapper des ballons avec la tête pendant un an ou même six mois, je risquais de souffrir de démence ou d'épilepsie à 28 ou 29 ans. Ils ont dit que c'était un miracle que je me sois remis aussi bien, mais que le fait de rejouer pourrait causer plus de dommages. Au moment où je me suis levé pour quitter cette réunion, je savais que je prenais ma retraite. » Avec le sentiment qu'il aurait pu accomplir davantage, mais la fierté d'avoir coché toutes les cases.

« Je me rappelle que Ludo Giuly était venu lui parler après un match de CFA parce que tactiquement, il n’arrivait pas à s’adapter. » Fabien Robert, copain merlu

Tottenham dans la peau


Le gamin de Cheshunt, dans la banlieue de Londres, porte le maillot de Tottenham depuis 1999. Issu de l’Academy, il débute avec l’équipe première à l’âge de 17 ans. Il la représentera 70 fois au total. Malgré les contretemps, un homme lui accordera particulièrement sa confiance, Mauricio Pochettino, dont le mandat coïncidera avec la réalisation de plusieurs de ses rêves : marquer avec les Spurs, en porter le brassard, et devenir international anglais (une sélection en mars 2015). « Nous avons eu une connexion que je n'avais jamais eue avec personne dans le football auparavant, expliquait Mason. Je croyais fermement que j'allais réussir à Tottenham. Je mentirais si je disais qu'il n'y a pas eu des moments de doutes, par exemple lorsque j'étais assis sur le banc de touche pendant mon prêt à Doncaster, mais l'idée d'avoir enfin la chance de jouer pour les Spurs m'a toujours fait avancer. »



Une carrière à l'accent britannique très prononcé, forcément, avec d’autres expériences à Yeovil, Millwall ou Swindon Town. Au milieu, un crochet par le Morbihan, et plus précisément Lorient. L'histoire de quelques mois, en 2013, pendant lesquels Mason ne jouera qu’avec la CFA. « Le 4-4-2 de Christian Gourcuff est totalement différent de ce qui est demandé en Angleterre en matière de course et de placement, surtout pour un milieu de terrain, resitue Fabien Robert, alors chez les Merlus. Je me rappelle que Ludo Giuly était venu lui parler après un match de CFA parce que tactiquement, il n’arrivait pas à s’adapter. C’est un milieu de terrain box-to-box, qui avait la capacité de faire de longues courses en partant de derrière. Sauf que dans le 4-4-2 lorientais, on ne demandait pas ça, et quand tu es juste là pour cinq mois, tu n’as pas le temps de t’adapter. Mais il était sûr de lui, il disait très bien que même s’il passait six mois sans jouer, il repartirait en prêt en Angleterre pour ensuite s’imposer à Tottenham. On voyait qu’il aimait ce club. »

Boulangerie, sauna et CFA


Un amour encore plus fort que celui qu’il portait aux viennoiseries françaises. C’est dire. « Il vient de Londres, pas du fin fond du nord de l’Angleterre, mais quand même... Il a été choqué de la qualité de la nourriture en France, confie Fabien Robert. Plusieurs fois par semaine, il allait à la boulangerie et il revenait avec un gros sachet. Il me disait : "Faut que je fasse gaffe sinon, quand je vais rentrer à Tottenham, ils vont m’enfoncer au test !" Il en a bien profité. » Un petit plaisir qui n'interrogeait en aucun cas son professionnalisme. « C’est un vrai pro, il n’a jamais créé de problème. Quand j’ai quitté Lorient, je suis parti à Swindon, où il avait aussi joué. Et là-bas, tout le monde m’a dit : "Ah, mais tu viens de Lorient, comme Ryan Mason !" Dans ma tête, c'était : "Ok, mais il n’a jamais joué un match pour nous à Lorient !" Il avait vraiment laissé une belle image là-bas, celle d’un super pro et d’un super mec. Tout le monde me parlait de Ryan Mason à Swindon. »


Ancien gardien des Merlus, Benoît Assadi a lui aussi été marqué par cette rigueur : « À la limite, à l’entraînement avec les pros, c’était assez logique, il essayait d’avoir sa place. Mais même quand il redescendait avec nous en CFA, il jouait comme si c’était un match normal. Il a un côté sérieux, impassible, qui explique en partie qu’il soit aussi haut. C’est peut-être pour ça qu’il passait sa vie dans le sauna, se marre-t-il. Après chaque séance, il restait je ne sais pas combien de temps dedans, les gens le charriaient en disant qu’il voulait battre un record. Si on lui donne les rênes de l’équipe, c’est qu’il doit avoir une exigence assez importante envers lui-même et envers ses joueurs. » Ce qui lui a permis de devenir, à 29 ans, le plus jeune manager de l’histoire de la Premier League. Plus jeune qu'Attilio Lombardo, qui avait pris les rênes de Crystal Palace à l'âge de 32 ans en 1998, ou André Villas-Boas, arrivé à Chelsea à 33 ans.

« Quand on faisait un toro à l’échauffement, je voyais qu’il y avait quelque chose en plus. Il comprenait tout, ça allait très vite dans sa tête. » Benoît Assadi

« Son nom revenait souvent comme exemple »


Contraint de raccrocher les crampons, Mason revient à Tottenham en avril 2018. Le club londonien lui confie le poste d’entraîneur des U19 en juillet 2019, puis celui de responsable du développement des joueurs en août 2020. Propulsé sur le banc de l’équipe première en remplacement de José Mourinho lundi, il peut compter sur l’appui d’hommes d’expérience comme Chris Powell, ancien coach de Charlton et Huddersfield, et Nigel Gibbs, passé par le staff de Reading, Leeds ou encore Swansea. « Compte tenu de sa vision et de sa compréhension du jeu, ce n’est pas étonnant qu’il fasse une carrière d’entraîneur, estime Benoît Assadi. Il trouvait des passes parfois... C’était frustrant parce que ça marchait dans les petits espaces, mais pas sur grand terrain. Quand on faisait un toro à l’échauffement, je voyais qu’il y avait quelque chose en plus. Il comprenait tout, ça allait très vite dans sa tête. »



« Je passe mes diplômes d’entraîneur avec la PFA et son nom est revenu plusieurs fois dans des conversations, ajoute Fabien Robert, qui coache les U18 de Gloucester. Je sais qu’il est très bien regardé par les têtes pensantes du foot anglais, ceux qui nous font passer les diplômes. Il a une approche plus dynamique, plus jeune, plus technique, et ça leur plaît. Son nom revenait souvent comme exemple dans des réunions. Quand ta carrière t’est enlevée comme ça à 26 ans et que tu as une telle opportunité, tu ne te poses pas la question. Pour lui, c’est exceptionnel. On ne sait jamais, si l’équipe part sur un bon run de quelques matchs... Bien sûr, 29 ans, c’est jeune, mais il n’est pas tout seul. Je pense qu’il est bien préparé. » Six matchs restent à jouer pour aller chercher un premier trophée attendu depuis treize années ainsi qu'une place européenne. Et qui de mieux qu'un Mason pour bâtir demain ?

Par Quentin Ballue Tous propos recueillis par QB, sauf mentions.
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