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Pourquoi la Coupe de la Ligue est-elle meilleure qu'Halloween ?

Jour d'Halloween partout dans le monde et on connaît la musique : des citrouilles, des bonbons, des monstres. Bref, des foutaises. Problème, la fête tombe une nouvelle fois un soir de Coupe de la Ligue, ce qui risque de poser de nombreux casse-tête partout en France. Qu'on se le dise, pourtant, entre les deux, il n'y a pas match.

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Ouf. 18h24, ce qui vient de tomber au sol n’est pas un mouchoir, ni un torchon, mais simplement votre veste de costume. Plus de six ans que vous attendez ça : un Nice-Auxerre, sur grand écran, histoire de pouvoir raconter au petit Ethan le souvenir de ce dernier déplacement avec les Ultras Auxerre 1990, au Stade du Ray. Une putain de belle histoire, où se croisent Omar Kossoko, Cyriaque Rivieyran, Luciano Monzón et même Willy Boly. Oui, le même Willy qui a depuis fait péter sa coquille et cavale chez les bourgeois, en Premier League, à Wolverhampton. Ce soir-là, en avril 2012, vous étiez parti de Bourgogne avec vos potes de toujours, ceux-là mêmes qui ont un jour débarqué à votre mariage avec des masques de Gérard Lanthier, le prince de vos nuits d’ado.


Bon, au Ray, l’AJA était tombée, avait même terminé la rencontre à neuf et ce n’était qu’un avant-goût : moins d’un mois plus tard, votre raison d’être descendait en Ligue 2. Aujourd’hui, elle patauge sévèrement et le cœur n’y est plus vraiment. « Que du foot... » , souffle votre femme. Sacrée Brigitte, va : avez-vous essayé de lui dire à la mort d’Albert Chartier, son phare culturel, que ce n’était « que de la sculpture » ? Non, parce que vous savez aimer, ce qui est tout à votre honneur. Fin des soupirs, votre seizième de finale de Coupe de la Ligue s’apprête à débuter, mais Ethan n’est pas là. Vous craquez : « Foutu gamin... » Et vous avez raison, au moins autant que vous êtes convaincu que le laisser s’inscrire au roller hockey avec le fils des voisins était une idiotie sans nom. Pour vous réconforter, vous filez dans votre dressing, où s’alignent des maillots de l’AJA triés par saison et vous choisissez d’attraper votre favori : Frédéric Jay, 1999-2000, une merveille. De retour sur le canapé, vous voilà prêt. Ce soir, l’AJ Auxerre va redevenir l’AJ Auxerre, Nice ou pas Nice, crise ou pas crise.

Monstres et Vinnie Jones


Vingt-deuxième minute de jeu, explosion dans le salon et Yanis Merdji n’y est pour rien. Ethan est arrivé, il n’est pas seul : Brigitte fait partie du cortège, mais aussi François, Mathis, Guillaume, Abdoulaye, Jérémy... Qu’est-ce que... ? Tout y est, les cris, les sauts débiles, les courses folles. Brigitte intervient : « Tu as oublié ? » Oublié quoi ? L’anniversaire de mariage ? Celui de la belle-mère ? De préparer le dîner ? Non, vous êtes bien au dernier endroit auquel vous pensez être : dans le rouleau d’Halloween. Vous tournez la tête, Nice vient d’ouvrir le score. Et si Stephen King avait raison lorsqu'il affirmait que « les monstres existent vraiment, les fantômes aussi... ils vivent en nous, et parfois ils gagnent » ? Cette fois, les monstres sont dans votre salon, dévorent votre plaisir et voilà que Guillaume vient aux nouvelles, la bouche bourrée de gélatine.


La mi-temps arrive, réunion de crise dans la cuisine. Brigitte vous demande avec ses yeux de guimauve d’emmener les gosses faire le tour du quartier pour quémander des Régal’ad et enfonce le couteau : « Oh, ça va, des matchs, tu en verras d’autres... » Madame n’a décidément rien compris, mais vous pliez face à sa maîtrise du face-à-face. Cette femme est clinique. Il faut partir, vite. Un déguisement ? Ok, l’heure est venue de ressortir votre vieux masque de Vinnie Jones.


« Merci Fréd Jay... »


Un pas dans la rue, le vieux Gérard passe sa tête par la fenêtre : « Alors mon vieux, t’es pas devant l’AJA ? Dugimont vient d'égaliser ! » Réponse simple : vous ne pouvez être sous un masque et devant l’AJA, cet adversaire cherche à vous piquer. Alors, vous montez en pression et emmenez les gosses par le colbac. Chrono lancé, la tournée sera bouclée en moins de quarante minutes. Pour la première fois de votre vie de papa, vous êtes sur tous les ballons, tel un Gattuso de la répartie, et le résultat est probant : en trente-trois minutes, l’affaire est pliée. De retour à la maison, vous êtes relayé par Brigitte, Ethan ne manquant pas de vous remercier pour votre prestation.


Le canapé est là, chaud, brûlant : 1-1, il reste deux minutes à jouer. Allez, cadeau, place à une séance de tirs au but suffocante. Vous n’écoutez plus personne, Cyprien donne l’avantage à Nice. Brigitte se pointe dans le salon et devient la première victime. Tiens, au tour du fiston : tacle glissé sur la boîte de Régal’ad. Parfait. Et c’est parti, un, deux, trois, quatre, cinq, vous êtes intouchable à ce jeu-là alors que l’AJA égalise et arrache finalement la qualification. Tête baissée, vous soufflez : Auxerre est de retour au premier plan, tient son exploit, mais vous ne sentez plus rien. Saleté de sucre. Brigitte cavale vers votre corps enfoncé sur le sofa : « On va appeler le dentiste, t’es dans un sale état... » Halloween vient de gagner sur votre santé, votre cœur, lui, bat plus fort que jamais. Dans un dernier râle, vous soufflez : « Merci Fred Jay... »

Par Maxime Brigand
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