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Griffa : « Pochettino va avoir du succès à Paris »

Sans lui, Mauricio Pochettino ne serait pas sur le banc du Paris Saint-Germain. Parce qu’il sait reconnaître une paire de belles jambes, Jorge Griffa, avec la complicité de son « meilleur élève » Marcelo Bielsa, a forgé la destinée du nouveau coach parisien, comme celles de nombreux footballeurs argentins, de Batistuta à Tévez en passant par Heinze ou Banega. À 85 ans, le Maestro, incarnation de l’école de pensée de Newell’s Old Boys et incomparable dénicheur de talents, se souvient, observe encore et enseigne toujours. Avec un œil sur le Poche.

« Ses parents nous préviennent que Mauricio est au lit. On va dans sa chambre et là on voit ses jambes. On aurait dit un éléphant ! J’ai dit à Marcelo : Ce pibe ne peut pas mal jouer au football. Avec ses grandes jambes puissantes et ses petits pieds, il doit avoir les caractéristiques que l’on recherche. »

C’est vrai que vous avez recruté Pochettino à 13 ans juste en voyant ses jambes ou c’est une légende exagérée avec le temps ?
Non. Cela s’est vraiment passé comme ça. À l’époque avec Marcelo Bielsa, on parcourait tout le pays à la recherche de joueurs. Un jour, alors qu’on observait des gamins dans un petit village au sud-est de Córdoba, plusieurs personnes viennent nous parler d’un garçon du coin qui apparemment joue très bien. Le problème, c’est qu’il est censé partir à Rosario Central. Ils nous disent son nom : Pochettino. Après avoir vu ce qu’on voulait voir là où nous étions, avec Marcelo, on prend la route pour Rosario, et dans la voiture, il me demande : « Jorge, à quelle heure on arrive à Rosario ? » Je lui réponds : « Mais tu n’as pas entendu ce qu’on nous a dit ? Ce gamin-là, Pochettino, il faut qu’on aille le chercher ! » On est arrivé dans son village vers une heure du matin. On a demandé aux gens dans la rue où vivait la famille et on a fini par trouver la maison. Je tape à la fenêtre. « Qui êtes-vous ? » nous répond la mère. On se présente. J’étais connu dans la région depuis longtemps. Quand elle me reconnaît, elle me dit que son mari est en train de dormir, mais qu’il va se réveiller. Je lui dis : « Je veux parler avec lui immédiatement ! » On entre dans la maison. Ils nous préviennent que Mauricio est au lit. On va dans sa chambre et là on voit ses jambes. On aurait dit un éléphant ! J’ai dit à Marcelo : « Ce pibe ne peut pas mal jouer au football. Avec ses grandes jambes puissantes et ses petits pieds, il doit avoir les caractéristiques que l’on recherche. » Sans aucun doute, j’ai dit aux parents : « Je veux voir ce gamin avec ceux que l’on a à Newell’s. » Je leur ai expliqué que l’on pouvait offrir à Mauricio les mêmes conditions que Central. Il fallait qu’il soit conscient de ça pour pouvoir ensuite choisir où il voulait être. Trois jours plus tard, alors que j’étais dans mon bureau au club, on me dit qu’une personne veut me voir. C’était le père Pochettino. Il me donne une enveloppe et me dit : « Vous avez l’accord pour mon fils. Vous l’avez mérité. » Et c’est comme ça qu’il est apparu à Newell’s. Il est ensuite devenu un joueur de premier plan et maintenant il est un entraîneur de haut niveau.

Ça vous est souvent arrivé de flasher sur un joueur de cette façon ?
Oui. À Newell’s, on a gagné le championnat en 1991 et 1992 avec des joueurs que l’on avait dénichés de cette manière à travers tout le pays. On a fait ça pour Pochettino ou d’autres comme Batistuta. On ne demandait pas à leur club d’origine de nous les offrir. On avait un accord pour qu’ils obtiennent une compensation le jour où leur gamin jouerait en première division avec nous. Avant, les joueurs étaient simplement « volés » à leur club. Sans retour. Moi, j’ai dit non à ça. Il faut faire participer le club des débuts au succès du joueur. C’est comme ça que l’on a pu tisser ce réseau à travers toute l’Argentine.

« Pochettino a eu la chance de nous rencontrer. Et vice versa. J'ai perçu qu'il avait déjà une mentalité de gagnant. »

Qu’est-ce que Pochettino avait de particulier à part ses jambes ? C’était déjà un leader ?
Il faut avoir des connaissances pour s’en rendre compte. Quand je l’ai vu, il était bien au niveau technique, très bien au niveau physique. Mais surtout dans la tête, j’ai perçu qu’il avait déjà une mentalité de gagnant. Je me suis dit : « Ce gamin va avoir du succès. » Pochettino a eu la chance de nous rencontrer. Et vice versa. Je me rappellerai toujours d’un championnat à Santa Fe où le coach me dit qu’il ne savait pas encore qui positionner en défenseur central. Je lui ai dit : « Tu as tout ce qu’il faut. Gamboa et Pochettino ! » L’un avait 19 ans. L’autre 17. Cela a été un succès.



« Mauricio a toutes les capacités pour être un bon entraîneur. Il l’est déjà. Il a choisi une équipe avec de bons joueurs. Il faut maintenant qu’il y ait une rencontre entre ses connaissances et les connaissances de ce groupe qu’il va diriger. »

Qu’est-ce que vous voyez dans le coach Pochettino ? On l’associe inévitablement beaucoup à la figure de Bielsa...
Forcément. J’ai revu Mauricio il n’y a pas longtemps (NDLR : en décembre 2019) au centre d’entraînement de Newell’s (photo en haut de l'article). Les gars au club lui avaient dit que j’allais être présent ce jour-là, alors il est venu me saluer et on a parlé un moment de nos souvenirs communs. Ça a été des retrouvailles pleines d’affection. Il a beaucoup gagné en expérience comme entraîneur. Être coach, cela nécessite des connaissances très importantes. Un entraîneur ne fait pas une grande équipe. Une grande équipe, si elle n’a pas un grand entraîneur, n’arrivera pas à obtenir des résultats. Mauricio a toutes les capacités pour être un bon entraîneur. Il l’est déjà. Il a choisi une équipe avec de bons joueurs. Il faut maintenant qu’il y ait une rencontre entre ses connaissances et les connaissances de ce groupe qu’il va diriger. C’est ce que tout entraîneur doit chercher. Former une équipe avec de bons joueurs et avoir des arguments concrets et assurés qui doivent leur permettre d’arriver au succès.

Vous pensez qu’il va avoir du succès à Paris ?
J’en suis sûr. Il y aura des choses qu’il ne pourra pas gérer, car elles dépendent d’autres personnes. Mais il a choisi un grand club qui lui permet d’avoir de grands joueurs qu’il va pouvoir encore développer pour les mener plus haut.

Il y a Pochettino, mais aussi Heinze, Berizzo ou Martino entre autres. C’est quoi le secret de Newell’s pour sortir des coachs ?
Je vais te dire comment doivent penser les entraîneurs. Il faut qu’ils se disent que les gamins ne naissent pas sur un terrain de football. Les gosses naissent dans une maison et dans une société. Il faut donner vie à ce qu’ils veulent réussir dans le football pour qu’ils puissent y arriver. Pour cela, il faut développer l’enseignement. Il faut avoir les arguments pour permettre le développement. Avec tout ça, on se rapproche du succès.

« À Newell’s, je fais des choses qui ne se font pas dans le football argentin. On donne des cours à ceux qui vont ensuite enseigner aux joueurs. »

À 85 ans, vous n’en avez pas encore terminé avec le football...
À Newell’s, je fais des choses qui ne se font pas dans le football argentin. On donne des cours à ceux qui vont ensuite enseigner aux joueurs. Tu dois développer ceux qui enseignent pour que ceux qui apprennent aient ensuite un bagage plus solide comme joueur. Le contexte sanitaire nous a un peu empêchés d’avancer, mais à court terme, nous allons mettre tout ça en place. Mes cours sont prêts. Nous allons aussi contacter des ex-joueurs du club qui dirigent en ce moment pour leur donner des arguments afin qu’ils soient dans de meilleures conditions pour enseigner.

Propos recueillis par Georges Quirino-Chaves à Buenos Aires
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