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Elizegi : « Remettre en question la Ligue des champions me paraît dangereux »

Président de l’Athletic Club depuis décembre 2018, Aitor Elizegi possède un parcours atypique. Reconnu en tant que chef cuisinier à l’échelle nationale et propriétaire de plusieurs restaurants gastronomiques à Bilbao, l’homme de 54 ans a célébré le passage à la nouvelle année avec le sacre de son club en Supercoupe d’Espagne. Entretien avec un entrepreneur au cœur de Lion.

Bonjour Aitor. L’histoire de l’Athletic Club est intimement liée à votre historique buteur Rafael Moreno Aranzadi, plus connu sous le nom de Pichichi. Quelle importance attachez-vous à ce joueur ?
Il a été le premier joueur professionnel du club. Chaque équipe qui foule pour la première fois San Mamés doit déposer un bouquet de fleurs devant le buste de Pichichi pour honorer sa mémoire. Aujourd’hui, ce buste est situé juste à côté de la caméra pour utiliser la VAR. Pichichi était très marqué par les traditions bilbayennes. C’était un bon vivant, et la légende raconte qu'il aimait profiter de la cuisine locale et qu’il serait mort après avoir avalé une douzaine d’huîtres. C’était un véritable vecteur social dans le Bilbao post-industriel de l’époque où le club commençait à grandir. Depuis, nous recherchons toujours un attaquant élancé et finisseur de son type.

« Ceux qui savent écrire sur la gastronomie et ceux qui savent cuisiner sont ceux à écouter. Tout cela est fondamental et peut aussi se transférer dans la gestion de l’Athletic Club. »

Un siècle plus tard, c’est Iñaki Williams qui assume ce rôle...
Oui, et cela démontre que le club a su s’ouvrir en restant attaché aux valeurs initiales que les Basques appliquent au sport et à la vie en général. L’arrivée d’Iñaki au Pays basque est une sorte de petit miracle. Sa mère était enceinte au moment de débarquer sur les terres basques, son avènement en tant que joueur de l’équipe première démontre la capacité du club à s’adapter à la situation de ce footballeur qui possède un talent inné et exporté. Depuis toutes ces années, Iñaki est l’un des nôtres. Ses capacités physiques sont exceptionnelles (179 matchs consécutifs joués en Liga entre le 20 avril 2016 et aujourd’hui, NDLR), et nous espérons que cela va également porter ses fruits avec son petit frère Nico (appelé pour la première fois lors du match aller à Villarreal, NDLR). Depuis ses douze ans, il est arrivé au club et a suivi le processus traditionnel de notre formation. Nous sommes convaincus qu’il va nous aider à l’avenir, car il possède le même talent, la même capacité physique et le même sourire que son frère. Il est même avantagé par rapport à son aîné puisqu'il a intégré notre école encore plus tôt. Nous ne donnons pas de race à nos footballeurs. Indépendamment de leurs origines, leur couleur de peau ou leur croyance religieuse, nous voulons les voir grandir et progresser à Lezama. Cette voie-là offre l’accès à l’équipe première de l’Athletic et permet d’inculquer des valeurs d’intégration et d’égalité.



En ce qui vous concerne, vous êtes d’abord issu du domaine de la cuisine avant d’avoir atteint la présidence du club. Quels savoir-faire et expériences dans ce secteur utilisez-vous dans vos nouvelles fonctions ?
J’utilise la gastronomie basque pour faire corps avec les origines de notre région. Le respect des aînés, de la tradition, du produit local et de ses producteurs, de la qualification des collaborateurs avec lesquels je réalise notre cuisine du terroir. Dans cette période où le changement est à l’ordre du jour, il me paraît important de continuer à suivre les méthodes de fonctionnement ancestrales pour suivre la voie de la connaissance et la rationalité. Ceux qui savent écrire sur la gastronomie et ceux qui savent cuisiner sont ceux à écouter. Tout cela est fondamental et peut aussi se transférer dans la gestion de l’Athletic Club. Enfin, il me paraît également essentiel de prendre soin de notre entourage : les objectifs de développement durable que nous nous fixons pour le futur doivent être respectés et développés de façon saine. Je considère qu’il en va de même pour le secteur du football.

« À Cadix lundi dernier, quatorze des seize joueurs de notre effectif étaient formés à Lezama. Cela implique des limites dans le développement, mais en matière d’unité pour créer une équipe, cela nous rend plus solidaires. »

Comment l’Athletic Club peut-il encore croître à l’échelle internationale si son recrutement ne se fait qu’à partir de sa région ?
C’est précisément une force majeure que nous souhaitons importer comme exporter. Notre école de football à Lezama vient de fêter ses 50 ans d’existence, et nous en sommes très satisfaits. Quand je parlais de développement durable, parier sur la formation locale est un pilier sur lequel nous souhaitons nous appuyer. Nous savons que ce chemin est difficile, mais dans le même temps, nous savons aussi que ce chemin nous permet d’évoluer de manière constante dans l’élite. Par l’élite, je veux parler des cinq plus gros championnats du monde. Avec le Real Madrid, le FC Barcelone et l'Inter, nous sommes les seuls clubs à avoir toujours évolué dans cette élite. Depuis 2009, nous avons disputé huit finales. Cela démontre une certaine continuité, même si dans l’idéal, nous souhaitons gagner davantage de trophées. À Cadix lundi dernier (victoire 4-0, NDLR), quatorze des seize joueurs de notre effectif étaient formés à Lezama. Cela implique des limites dans le développement, mais en matière d’unité pour créer une équipe, cela nous rend plus solidaires.

Que manque-t-il à votre club pour être un prétendant au titre en Liga ?
Nous avons remporté trente-cinq titres en 120 ans d’existence, mais les tournois les plus longs sont ceux qui nécessitent le plus un effectif riche et de qualité. Notre ADN est plus adapté à des tournois courts pour le tout ou rien, car vingt-sept de nos trophées sont issus de ce format-là. Nous sommes à l’aise quand vient le moment de lutter dans une prolongation ou des tirs au but, car cela véhicule des valeurs proches de notre identité. Cela dit, nous admettons notre incapacité à suivre le rythme de l’Atlético, le Real, le Barça ou le FC Séville dans une compétition comme la Liga. Mais nous ne renonçons pas pour autant à y parvenir ! (Rires.) Nous espérons qu’à un moment, notre envie et notre parcours nous permettront de rivaliser avec ses équipes pour le titre.

L'Athletic est toujours en lice en Coupe d’Espagne (1-1 face à Levante au match aller, NDLR) avec une potentielle finale prévue pour le 17 avril, et le club doit également jouer la finale de la dernière édition face à la Real Sociedad le 4 avril. Qu’est-ce que cela impliquerait de voir l’Athletic Club jouer deux finales consécutives en l’espace de deux semaines ?
Pour continuer à aller de l’avant dans cette période trouble, les gens ont besoin de compter sur des repères. Parmi eux, il y a le football. En 2021, nous sommes dans l’espoir que l’un de ces deux titres à venir puisse nous revenir et nous réconforter pour lancer un message d’espérance à notre public. Même si nous venons de remporter la Supercoupe d’Espagne, cela fait un moment que nous n’avons plus gagné de Coupe d’Espagne (1984, NDLR). Le destin fait que notre adversaire pour l’une de ses finales prévues est également basque. De fait, il partage notre point de vue sur la situation actuelle et le rapport à comment faire vivre le football local. Le message le plus important à faire passer dans ce cas de figure, c’est de préserver la santé de tous. Nous serions ravis de promouvoir ce message à travers deux finales.


« La création d'une Superligue engendrerait un nouveau produit sur la fiabilité duquel nous n’avons aucune certitude. La seule certitude que nous avons, c’est que la Ligue des champions actuelle est un grand produit. »

Concernant l’Europe, vous avez dû entendre parler du projet de création d’une Superligue européenne qui intégrerait l’Atlético, le Barça et le Real Madrid. Comment est-ce que la Liga doit rester attractive face à ce type de menace d’une ligue privée pour les clubs les plus aisés ?
Quand j’évoque le développement durable et le respect à la tradition, je respecte aussi les cultures différentes, car nous nous considérons évidemment comme européens. Les compétitions européennes se sont développées financièrement depuis le début du siècle au point de devenir les références mondiales en matière de football. Pourquoi ? Parce que ces compétitions accueillent les blasons les plus prestigieux du continent. Certaines de ces entités ont compris depuis le siècle dernier comment cumuler la performance, l’exigence et le cheminement d’un sport pratiqué avec qualité et résultat. Mais il ne faut pas minimiser dans tout cela l’impact des supporters européens qui ont noué entre eux des rivalités épiques et qui nous incitent à regarder ce football que nous aimons tous. Depuis l’enfance, chaque supporter possède un club qu’il affectionne avec passion et qu’il n’abandonnera jamais au cours de sa propre vie. Là, je parle d’une notion fondamentale dans l’équilibre de ces personnes. Cette notion d’appartenance a permis au football européen de devenir le plus influent au monde. Casser ce modèle sur lequel nous nous basons depuis tant d’années peut entraîner de la colère et remettre en question la Ligue des champions me paraît dangereux. La création d'une Superligue engendrerait un nouveau produit sur la fiabilité duquel nous n’avons aucune certitude. La seule certitude que nous avons, c’est que la Ligue des champions actuelle est un grand produit.


Récemment, l’UEFA a lancé une sorte de contre-attaque avec sa proposition de réforme de la Ligue des champions. Qu’en pensez-vous et quelle serait votre préférence pour l’avenir du football européen ?
Si nous sommes arrivés à mettre au point une Ligue des champions aussi prestigieuse, c’est avant tout grâce à deux outils principaux : d’une part, les mécanismes de solidarité de l’UEFA envers les clubs du continent et d’autre part, ceux du contrôle économique de la gestion de ces clubs à moyen terme. Nous devons nous assurer que nos supporters respectifs sont toujours concernés par le projet commun que nous menons. Je comprends bien l’objectif de créer une nouvelle dynamique et de nouvelles ressources pour innover dans le développement du football. Mais si ces ressources ne sont pas réinjectées dans le club, le centre de formation, la construction de nouveaux terrains d’entraînement et la construction de nouvelles infrastructures pour atteindre des objectifs de réussite sportive, alors nous sommes peut-être en train de briser un équilibre que nous avons mis plusieurs vies à construire. En tant que clubs européens, nous avons l’obligation de prendre soin de ce diamant, car il peut nous aider à traverser ce siècle dans la tradition et le respect des institutions. Nous pouvons profiter de cet avantage, mais il ne faut pas oublier de l’entretenir. Je suis convaincu que la solution se trouve à travers la préservation de notre patrimoine continental et la conservation des rivalités qui constitue notre richesse. Nous ne devons pas rompre ce socle au risque de nous égarer.

Bilbao va également être une ville hôte du prochain championnat d’Europe. Comment préparez-vous l’évènement du côté de l’Athletic Club ?
Toujours dans l’objectif de développement de nos idéaux, accueillir l’Euro est une étape supplémentaire dans le rayonnement continental de notre ville, plutôt petite comparée à d’autres, mais très imprégnée par la culture. Nous imaginons bien que ce tournoi va se dérouler sans public ou du moins avec des restrictions très précises dans les tribunes, mais nous allons chercher à ce que la région soit à la hauteur de l’évènement. L’an passé, nous avons déjà pu l’être en accueillant la phase finale de la Ligue des champions féminine. Quand les choses s’amélioreront, nous serons les premiers à accueillir à nouveau du monde et s’étreindre à nouveau pour profiter pleinement de ce sport.

Propos recueillis par Antoine Donnarieix
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