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Commandant Conte, lieutenant Hazard

Touché samedi face à Crystal Palace, Chelsea a répondu avec les tripes en dominant Manchester City (2-1) mercredi soir. Si Antonio Conte n’a pas joué la plus belle pièce de sa saison, le voilà pourtant prêt à exulter.

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Antonio Conte n’a jamais cru en la chance. Le destin ne peut d’ailleurs pas expliquer pourquoi il s’est retrouvé un soir d’avril, à gesticuler comme un chef d’orchestre névrotique derrière l’une des lignes blanches de Stamford Bridge. Comprendre Conte, c’est comprendre un ensemble, un tout. « Tu ne peux pas être bon simplement du point de vue technico-tactique. Comme tu ne peux pas être bon uniquement pour motiver tes joueurs. Comme tu ne peux pas être bon simplement du point de vue psychologique, lorsque tu travailles sur l’esprit des joueurs. (...) Tu dois être bon dans tous les domaines. Tu dois essayer d’exceller partout. Pour cela, il faut étudier. » Oui, si le fils des Pouilles est là, c’est avant tout parce qu’il a appris et qu’il a absorbé chaque détail de chacune des personnes qu’il a croisées sur sa route.


S’il est là, c’est aussi parce qu’il a longtemps perdu et qu’il sait ce que la défaite peut provoquer sur un homme, aussi fort soit-il. Samedi dernier, devant son public, Antonio Conte est tombé pour la quatrième fois de la saison. Face à Crystal Palace, deux buts à un. Alors, son adversaire du jour a-t-il eu de la chance ? « Je déteste ce mot. Dans de nombreuses situations, vous pouvez marquer ou non. Dans d’autres, parfois, vous tirez et marquez. Aujourd’hui, on a tiré de nombreuses fois, mais le ballon n’est pas entré. Simplement. » Un accident, puis les conséquences. « Après une défaite, c’est impossible pour moi de sortir, expliquait-il il y a quelques jours en conférence de presse. Je dois comprendre les raisons de cette défaite. Comprendre la performance. J’ai donc revu le match et je n’étais pas heureux parce qu’on ne méritait pas de perdre pour plusieurs raisons. Mais, c’est le football. » Accepter pour mieux rebondir, Conte connaît la leçon.

La valse selon Hazard


Et la réponse, quatre jours plus tard. Même heure, même table et un souvenir : celui de ce qui reste à ce jour la plus belle démonstration anglaise d’Antonio Conte, soit la bataille remportée à l’Etihad Stadium au début du mois de décembre dernier devant un Pep Guardiola qui ne cesse de boire les paroles de son homologue italien.


Venir à Stamford Bridge devait être l’occasion pour Guardiola de s’expliquer autour d’une couronne, c’était le script de départ. Puis rien ne s’est passé comme prévu depuis plusieurs semaines, et le Catalan s’est retrouvé bizarrement arbitre d’une bagarre qui devrait opposer encore quelque temps à peine Tottenham et Chelsea, donc. Il faut se le dire : le suspense a probablement pris une balle dans le thorax ce matin. Oui, les Blues de Conte ont une nouvelle fois renversé le City de Guardiola avec une manière quasi identique à celle du match aller tout en acceptant de souffrir davantage. Une volonté de l’Italien ? Pas dans de telles proportions, sinon Zouma n’aurait pas été remplacé par Matić lors de l’entracte, alors que son Chelsea se faisait percer dans le cœur du jeu. Pari gagnant, Pedro a été libéré et a ensuite claqué une superbe seconde période. Chelsea n’a pas forcément brillé, mais a résisté. Et, un champion possède des artistes. Le cru 2017 des Blues en a surtout réveillé un : Eden Hazard.



Personne n’a jamais douté du talent du génial Belge. Ce qu’il est en train de faire depuis le début de la saison ne peut, pour autant, être réduit à de la normalité. Hazard n’est pas un artiste classique. L’homme est singulier, romantique, brutal, déstabilisant, touchant et décisif. C’est beaucoup pour un corps qui mesure à peine un mètre et soixante-dix centimètres, mais assez pour dépasser les vagues. Dans la tempête, Eden Hazard a dansé mercredi soir, en ouvrant le score d’abord, en percutant sans cesse ensuite, puis en délivrant les siens sur un penalty transformé en deux temps finalement. Ça, c’est ce qui dépasse. Car le Belge a également pesé tout au long de la partie sur l’échiquier placé au centre du Bridge, terminant la partie les bras en croix devant la dépouille de Kompany et dans les bras d’un peuple qui s’est levé pour accompagner sa sortie de scène. Mercredi soir, Chelsea était cynique, le voilà aujourd’hui sentimental, c’est la principale victoire de Conte, surtout lorsqu'on regarde un effectif qui était avant tout programmé pour reconstruire un club en crise dans la peau d’un « simple outsider » au titre final. Les Blues ont désormais une course à finir. Under the Bridge downtown, is where I drew some blood. La danse n’a plus qu’à être accompagnée.

Par Maxime Brigand
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