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Camille Abily : « Finir en beauté »

Camille Abily disputera ce jeudi, à Kiev contre Wolfsburg, sa sixième et dernière finale de Ligue des champions avant d’arrêter sa carrière à la fin de la saison. La meneuse de jeu de 33 ans, plus gros palmarès du foot féminin français, revient sur les moments forts de ses onze années passées à l’OL et livre des pistes sur sa prochaine vie en dehors des terrains.

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Comment aborde-t-on une sixième finale de Ligue des champions et un potentiel cinquième sacre européen ?
Très sereinement, avec forcément beaucoup d’envie et d’excitation. Quand on a la chance d’avoir déjà gagné cette compétition, c’est plus facile à aborder, il y a moins de pression. Avant ma première finale (en 2011 contre le Turbine Potsdam, N.D.L.R.), j’étais très stressée, là, j’ai surtout hâte d’être à jeudi, au coup d’envoi.

Au cours de ta carrière, tu as gagné treize championnats de France, huit coupes de France, quatre Ligue des champions, un championnat des États-Unis et tu as été nommée deux fois meilleure joueuse de D1. Comment parvient-on à garder la motivation lorsqu'on a déjà tout gagné ?
C’est avant tout une question de passion. J’ai toujours envie de progresser, toujours envie de gagner, même sur un petit jeu à l’entraînement. J’ai soif de victoire et c’est motivant de vouloir continuer à être toujours les meilleures avec l’OL.

Tu es la joueuse la plus capée de l’histoire de l’OL avec 324 matchs joués au club (206 buts). Quelle image et quelle trace souhaiterais-tu laisser à l’Olympique lyonnais, après avoir raccroché les crampons en fin de saison ?
L’image d’une compétitrice et d’une gagnante, ça c’est important. Quand on rejoint l’OL, c’est pour gagner des titres. On ne pense pas trop à la trace qu’on va laisser au club quand on joue, mais j’espère qu’en dehors du terrain, on gardera de moi l’image de quelqu’un d’abordable et d’accessible.



Des titres, tu en as gagné à la pelle avec l’OL. Mais si tu ne devais retenir qu’un seul moment fort de ta carrière, lequel ce serait ?
C’est difficile, il y a eu tellement d’étapes importantes et particulières. Mais la première victoire en Ligue des champions avec l’OL (2011), ça reste le moment le plus fort. Il y avait une grosse attente de tout un club, d’un président qui avait investi sur son équipe féminine. On avait hâte de lui montrer qu’il avait eu raison de croire en nous en gagnant cette première Ligue des champions. On a réussi à en gagner trois autres ensuite (2012, 2016, 2017) et j’espère qu’on en ramènera une cinquième.

Quel a été ton rôle dans le vestiaire lyonnais après ton retour des États-Unis en 2010 ?
Mon expérience aux États-Unis m’a fait énormément grandir. J’ai côtoyé les meilleures joueuses de l’époque. Ce n’était pas évident, mais j’ai réussi à être titulaire dans l’équipe championne des États-Unis, donc ça m’a donné beaucoup de confiance. Quand je suis revenue à l’OL, j’ai voulu apporter toute mon expérience à mes coéquipières et au club. Après, c’est sûr que j’avais aussi un peu de pression parce que l’OL était venu nous rechercher avec Sonia Bompastor pour gagner la Ligue des champions, mais heureusement, on l’a gagnée dès la première année, donc ils ont bien fait. (Rires.)


Patrice Lair, ton ancien entraîneur à l’OL et à Montpellier, disait récemment que tu étais la « meilleure meneuse de jeu de l’histoire du foot féminin en France » . Qu’est-ce que ça fait d’entendre de tels compliments à son égard ?
Avec Patrice, on s’est connus à Montpellier en 2005, ça s’est toujours bien passé. C’est grâce à lui que j’ai pu revenir à l’OL en 2010, c’était sa volonté. Il savait ce que je pouvais apporter à l’équipe de Lyon sur le terrain. C’est sûr que ça fait plaisir d’entendre ça, que ça vienne d’un coach, d’une personne qui connaît parfaitement le niveau du football féminin. Mais c’est avant tout beaucoup de travail.


Tu as décidé d’arrêter l’équipe de France en juillet dernier. À quel moment as-tu pris la décision de mettre un terme définitif à ta carrière à l’issue de cette saison et pour quelles raisons ?
Après avoir arrêté l’équipe de France, je m’étais dit dans ma tête qu’il y avait de fortes chances que je fasse encore une saison avec l’OL et d’arrêter ensuite. J’ai commencé la saison et puis j’ai pris la décision en janvier de raccrocher les crampons en fin de saison, comme prévu. Mais je suis très contente d’avoir pu faire cette dernière année, ça me permet d’arrêter en douceur.

Le fait de n’avoir remporté aucun trophée majeur avec les Bleues, ça reste ton plus gros regret ?
Bien sûr, parce qu’on avait une génération qui était capable de gagner. On a fait des demi-finales (Mondial 2011, JO 2012, N.D.L.R.) où ça s’est joué sur peu de choses, sur des détails, donc oui, ça reste bien évidemment le plus gros regret de ma carrière. J’ai eu la chance de gagner énormément de titres avec l’OL, mais ce titre international-là, je ne l’aurai jamais, alors qu’avec les joueuses qu’on avait, on avait vraiment la capacité de faire quelque chose.

Il y a deux semaines, les supporters présents dans les tribunes pour OL-OM ont brandi des affiches avec ton nom et ton numéro 23. Cela prouve que tu ne les as pas laissés indifférents lors de tes années lyonnaises.

On a toujours eu de la chance à l’OL, nous les joueuses. Un groupe de supporters s’est créé et un deuxième vient de se mettre en place (Kop Fenottes 69 et OL AngElles, N.D.L.R.). Ce qui est important pour le football féminin, c’est notre accessibilité. On arrive à être proches des supporters, à échanger des moments avec eux et ils nous suivent de partout. Ils sont même venus au Kazakhstan quand on a joué là-bas en huitièmes de finale, donc c’est assez impressionnant de voir les sacrifices qu’ils font pour nous.


Qu’est-ce que ça fait de se dire qu’il ne te reste plus que trois matchs à jouer ? Est-ce qu’on arrive tout de même à profiter du moment ?
Pour l’instant, je n’y pense pas trop. Je ne me dis pas : « Ah, ça y est, ça va être fini. » Alors, je sais qu’il ne reste que dix jours, mais comme on a de gros objectifs (finale de C1 contre Wolfsburg et de Coupe de France contre le PSG), on pense d’abord à l’équipe avant de penser à soi. Mon cas passera après, mais j’espère juste que je vais finir en beauté en gagnant ces deux derniers trophées.

Pour ta coéquipière Jessica Houara-d’Hommeaux, la suite de ta carrière est toute trouvée : « Elle entraînera, c’est sûr. » Tu as passé tes diplômes d’entraîneur, c’est la direction que tu as envie de donner à ta nouvelle vie ?
Oui, j’en ai bien envie. J’aimerais commencer chez les jeunes et pourquoi pas par la suite aller chez les seniors si ce travail me plaît.


Est-ce que ça pourrait se faire à l’Olympique lyonnais ? Tu as pu échanger avec le président Aulas à ce sujet ?
Oui, on en a discuté avec le président. Pour le début, je commencerai avec les jeunes à l’OL, c’est ce qui devrait se faire dès la saison prochaine.

En mars dernier, tu étais aux commentaires de France - Angleterre sur CStar. Un destin de consultante à la Marinette Pichon pourrait aussi te séduire ?
Malheureusement, le match que j’ai fait était assez difficile parce que l’équipe de France avait perdu 4-1 et avait été menée 4-0, donc j’ai un peu porté la poisse, mais c’est une expérience qui m’a vraiment plu. Alors pourquoi pas la retenter de temps en temps, c’est quelque chose qui me plairait de commenter et d’analyser des matchs. Le foot, c’est ce que j’aime et ce que je connais le mieux.

Propos recueillis par Maxime Feuillet
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