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Rennes fête la première de Franck Haise en s’amusant à Auxerre

CG, à l'Abbé Deschamps
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Rennes fête la première de Franck Haise en s’amusant à Auxerre

Auxerre 0-3 Rennes

Buts : Camara (20e, 45e) et Lepaul (22e) pour le SRFC

Les premières ne se ressemblent pas toutes. Celle de Habib Beye avec l’OM s’était mal passée plus tôt dans le week-end à Brest, Franck Haise ne dira pas la même chose pour la sienne avec le Stade rennais, qui a plié son affaire avant la pause à Auxerre (0-3) pour rester dans les places européennes. C’était le Nouvel An chinois, ce dimanche après-midi à l’Abbé-Deschamps, jusqu’au flocage des maillots auxerrois et avec des animations en costumes et en musique autour du stade et devant le centre d’entraînement James-Zhou, le nom du patron du club. On ne sait pas ce qu’en a pensé Guy Roux, mais l’homme au bonnet bleu toujours vissé sur la tête n’avait pas la mine joyeuse sur son siège. L’entraîneur emblématique de l’AJA sait l’importance des tournants dans une rencontre et il a peut-être senti que la journée pouvait mal tourner pour son club de cœur, pourtant sur une dynamique positive avant la rencontre (deux nuls et une victoire).

L’héritage Lepaul, le clin d’œil de Camara pour Haise

Tout s’est passé en cinq grosses minutes. Lassine Sinayoko est parti dans le dos de la défense rennaise pour allumer Brice Samba sur son côté fermé et faire trembler les filets. Une ouverture du score refusée pour une position de hors-jeu (pas évidente sur les premiers ralentis) et transférée chez les Rennais, quand Mahamdou Nagida a activé le mode mobylette pour aller défier Donovan Léon, repoussant le ballon sur un Mahdi Camara qui s’est parfaitement couché pour trouver la lucarne gauche du gardien auxerrois (0-1, 20e). La véritable merveille du jour est arrivée deux minutes plus tard : une ouverture de quarterback splendide de Sebastian Szymański et son pied chaud ; un enchaînement de grande classe d’Estéban Lepaul pour finir avec l’aide de la barre (0-2, 22e) ; l’héritage de son papa Fabrice, décédé en 2020, en marquant dans la ville qui avait vu naître le fiston et dans un stade où le paternel avait planté en 1997 contre… Rennes.

Toute une histoire et tout un naufrage pour l’AJA, dévorée au milieu de terrain et laissant des espaces béants, parfois mal négociés par des Bretons décomplexés. Le troisième aurait pu venir de Szymański, Nordin ou Lepaul, mais il est parti d’une passe en première intention parfaite de Nagida, aussi (d)étonnant que face au PSG sur son côté droit. Pour qui ? Pour Mousa Al-Tamari, glissant le ballon en retrait pour Camara, décidé cette fois à nettoyer l’autre lucarne pour équilibrer les choses (0-3, 45e). Un joli clin d’œil pour faciliter le début d’aventure en Bretagne du coach Haise, qui avait eu quelques mots doux à son égard l’été dernier, avant des retrouvailles avec le sourire cette semaine à la Piverdière.

Il n’y avait plus trop d’espoir dans les tribunes de l’Abbé-Deschamps, qui ont chanté contre le directeur sportif David Wantier, très contesté, et que l’on doit remercier d’avoir affiché leur soutien à notre collègue et ami Christophe Gleizes avec une banderole. Sur le terrain, c’était le calme plat, même après les quatre changements dès l’entracte de Christophe Pélissier. Si les Rennais ont levé le pied et n’ont pas eu beaucoup d’occasions pour améliorer leur différence de buts (un tir de Merlin, un autre de Blas repoussé par Léon et une opportunité pour Rouault), les Auxerrois n’ont jamais réussi à relancer la machine en attendant la 90e pour cadrer, pour un arrêt du bras ferme de Samba devant Sinayoko, le gardien rennais se montrant aussi solide face à Casimir dans le temps additionnel.

« Il y a 3-0, bordel », hurlait un supporter bourguignon désespéré après une faute sifflée par l’arbitre, obligé de demander une annonce micro pour stopper les chants discriminatoires côté ultras (comme quoi, ce n’est pas qu’au Parc). La fin d’une série pour Auxerre, qui devrait finir le week-end barragiste, et peut-être la confirmation d’une autre pour Rennes : trois buts contre Paris, trois buts dans l’Yonne et trois points de retard sur l’OM au classement.


Auxerre (4-3-3) : Léon – Sy (Oppegård, 46e), Diomandé, Okoh, Akpa (Senaya, 46e) – Ahamada (Casimir, 46e), Owusu, Danois (Devernois, 86e) – Namaso, Mara (Mensah, 46e), Sinayoko. Entraîneur : Christophe Pélissier.

Rennes (4-2-3-1) : Samba – Nagida, Rouault, Brassier, Merlin – Rongier, Camara (Do Marcolino, 88e) – Al-Tamari (Blas, 68e), Szymański (Cissé, 78e), Nordin (Zabiri, 78e) – Lepaul (Embolo, 68e). Entraîneur : Franck Haise.

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CG, à l'Abbé Deschamps

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