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Bernardoni : « Je vais être comme un dingue devant Paris-Roubaix »

À seulement 20 ans, Paul Bernardoni est encore au début de sa carrière, mais trimbale la dégaine d’un vieux baroudeur. Le gardien de la deuxième meilleure défense de Ligue 2 se met en danseuse entre la bonne saison de Clermont, son chien et sa passion pour le vélo. Entretien bidon d'eau fraîche.

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Il y a un peu plus de trois ans, le 6 mars 2015, tu jouais ton premier match de Ligue 2 avec l’ESTAC à dix-sept ans. C’était contre Clermont, le club que tu as rejoins l’été dernier.
Ce n’était pas du tout prévu ! À la base, j’étais quatrième gardien dans la hiérarchie du début de saison. Je progressais, et le coach, Jean-Marc Furlan, m’a installé comme numéro deux. Denis Petrić s’est blessé et j’ai joué ce match contre Clermont – qu’on a gagné 2-0. Clin d’œil du destin, maintenant, je suis à Clermont. Ce jour-là, je me disais : « Est-ce que je vais avoir le niveau pour jouer en pro ? » Au coup de sifflet final, c’est un soulagement. En plus, j’avais fait un arrêt plus spectaculaire que compliqué, tout le stade criait, c’était sympa.

À dix-sept ans, tu te projetais déjà comme gardien professionnel ou encore sur les études ?
J’avais déjà signé pro. Mon but, c’était de commencer ma carrière. Mais, à dix-sept ans, je ne m’y attendais pas. Ce que j’aime, à ce poste, c’est qu’il n’y a pas de réelle vérité. On peut entendre : « Si tu restes longtemps sur le banc, ça va être compliqué » , mais Rémy Vercoutre a prouvé le contraire, et il y en a d’autres.


Dans quel état d’esprit es-tu arrivé en prêt à Clermont après une saison sans jouer en équipe première à Bordeaux ?
Revanchard... (Il hésite) Je ne sais pas si c’est le mot, en tout cas, j’avais à cœur de réaliser une belle saison. Je voulais jouer, m’amuser et retrouver cette adrénaline : la musique quand on entre sur le terrain, ne pas réussir à dormir parce qu’on est encore dans le match ! Je me suis dit : « On arrête de réfléchir, t’es à 100% clermontois. »

Après 31 journées, on n’attendait pas le Clermont Foot candidat à la montée, avec seulement deux points de retard sur les places de barragistes...
Pour le 19e budget de Ligue 2, c’est plutôt pas mal. On a montré qu’on avait une qualité de jeu. La force de l’équipe, c’est l’entente. Même si à Troyes, c’était familial, là, ça l’est encore plus. Il n’y a pas beaucoup de salariés. J’ai rencontré des super personnes. On connaît notre banquier, la secrétaire, tout le monde. Dès qu’on se croise, on prend des nouvelles...

Tu as un exemple pour illustrer cette proximité au sein du club ?
On a fait un shooting photo pour un magazine, où je devais plonger. Eh ben, celui qui m’a mis la frappe, c’est Florent, le chargé de communication du club. Parce qu’on avait besoin de lui à ce moment-là, il l’a fait volontiers. Une autre fois, c’est le banquier et l’entraîneur des gardiens du centre de formation qui étaient en train d’installer les panneaux. « Mais vous faites quoi ? » – « On aide les gars à installer les panneaux pour le match. » C’est vraiment un club très simple où il y a de l’entraide.

Personnellement, qu’est-ce qui a changé pour toi par rapport à Bordeaux, outre le fait que tu joues tous les vendredis ?
À part le temps de jeu, pas grand-chose... Je continue à promener mon chien.

Quelle est ta relation avec lui ?
C’est un beagle. De base, c’est un chien de chasse, mais moi, je ne chasse pas. C’est mon petit chien de compagnie depuis Bordeaux. Deux jours après l’avoir pris, je partais à l’Euro U19, et c’est ma copine qui s’en est chargé le premier mois. J’ai une relation complice avec lui, je le promène trois fois par jour. Il a une belle vie le garçon. (Rires.)

On a l’image de Clermont Foot comme un club sans pression. C’est ce dont tu avais besoin après une saison difficile à Bordeaux ?
Non, non. En arrivant à Clermont, franchement, j’avais dans l’idée d’être à ce niveau-là du classement. Je m’étais mis une pression, j’avais vu les types à l’entraînement, je sentais qu’il y avait un coup à jouer. On espère finir dans le top cinq. Personne ne nous attend là, mais, dans le groupe, je peux vous dire qu’on va tout faire pour monter.


Quand tu étais petit, comment est venue ta vocation de gardien ?
On vivait à Évry, dans l’Essonne, et mes parents – mon père est professeur d’histoire-géographie et ma mère travaille dans un centre social – ont déménagé à Lieusaint, en Seine-et-Marne. Jusque-là, je faisais de l’athlétisme, mais c’était plus faire du sport pour faire du sport. Je me suis inscrit au foot à huit ans, mon père m’a acheté des gants, et c’était parti ! Mon idole, c’était Grégory Coupet. Après, il y a des gardiens comme Van der Sar ou Buffon qui sont exceptionnels.

À Troyes, les gens te chambraient parce que tu ressemblais à Thibaut Courtois dans ton style de jeu et physiquement...
(Rires.) C’est parce que j’étais un grand, tout fin, avec une dégaine pas folle... On a dû me le dire deux, trois fois. Je leur ai répondu : «  Respectez un peu Thibaut Courtois. »


À l’été 2016, tu as remporté l’Euro U19 en Allemagne avec Kylian Mbappé, Lucas Tousart, Amine Harit... Ta génération a vite été médiatisée, ça n’a pas été difficile à appréhender pour toi ?
Pas du tout. Moi, je suis de nature peinture.

De nature peinture ?
(Rires.) Ouais, je dis ce que je pense et ça va pas changer s’il y a une caméra. Honnêtement, je pense même qu’on l’a bien gérée cette médiatisation. Aucun scandale n’est sorti en lien avec notre génération. D’une, parce qu’il n'y avait que des bons mecs. Et de deux, on sait gérer nos réseaux sociaux, on a compris que la médiatisation faisait partie du job.


C’est quoi ton meilleur souvenir de cette aventure – en dehors des matchs ?
Le premier objectif, c’était de se qualifier pour les demi-finales. Et quand on l’a réussi, le coach (Ludovic Batelli, N.D.L.R.) nous a permis d’aller boire un verre. On devait rentrer à une heure du matin. On est tous partis en ville, ça nous a fait du bien. C’est comme ça que les groupes se soudent.


Dans le documentaire de L’Équipe, on te voit dans le car passionné par le Tour de France lors de l’étape où Chris Froome court à côté de son vélo...
Un moment mythique du Tour ! Le vélo, c’est une deuxième passion. Ça me fait vibrer. Je trouve ça exceptionnel que des mecs repartent à l’avant tous les jours. Les cols, faut les monter, ils sont quand même vachement raides. Ce week-end, il y a Paris-Roubaix, je vais être comme un dingue !

À quel point ?
Bah, à 13h, je suis devant ma télé. Je suis aussi sur la course en direct sur Twitter. Après, je suis chauvin : je supporte les Français. Bon, c’est sûr qu’une étape de plat sur le Tour de France, c’est un peu chiant... Parfois, je vais promener le chien entre-temps. Mais un Paris-Roubaix, il y a 55 kilomètres de pavés ! Il se passe toujours quelque chose, des bordures...

Qui sera à la bagarre dans le final selon toi ?
Peter Sagan est bien placé. L’équipe Quick-Step m’a l’air très solide. Mais, j’espère aussi Arnaud Démare, notre champion de France. Ou pourquoi pas Adrien Petit.

Tu as déjà sacrifié des vacances pour regarder le Tour ?
Ça m’est déjà arrivé d’aller voir une étape. J’ai des cousins qui habitent sur les hauteurs de Chambéry. Une fois, le Tour passait par la descente de Thoiry. Aves ma cousine, on était déguisés sur le bord de la route, dans un virage, pour bien les voir. Ils sont passés à deux centimètres. Je crois que j’avais mis un short Superman.



Par Florian Lefèvre
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