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Et si le meilleur cadeau que Guardiola pouvait se faire était de prendre un break ?

Par Quentin Ballue
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Guardiola : une pause s’impose ?

Manchester City tire la langue, Pep Guardiola aussi. On préférerait que le Catalan reste dans le milieu du foot encore quelques années plutôt qu’il fasse un burn-out et qu’il parte s’isoler pour l’éternité sur une île ensoleillée, alors l’heure de faire une pause a peut-être sonné.

Depuis l’arrivée de Pep Guardiola à Manchester City, le Catalan a imposé une règle : la Premier League n’échappe jamais deux années de suite à son équipe. Un schéma cette fois menacé par l’irrégularité des Skyblues. Encore accrochés par le relégable West Ham samedi (1-1), ils n’ont gagné que cinq de leurs douze matchs de Premier League en 2026 et accusent neuf points de retard sur Arsenal (qui a joué un match de plus). Autant dire que la marge de manœuvre commence à se réduire dangereusement. Et sauf remontada légendaire mardi soir contre le Real Madrid, il n’y aura pas d’épopée européenne pour redorer le bilan. Après le chemin de croix de la saison 2024-2025, il y a de quoi se poser des questions.

Où sont les flammes ?

Loin du compte en 2024-2025, à tous les niveaux, City était attendu en force cette saison. Comme souvent, les Émirats ont ouvert le robinet des millions : Rayan Aït-Nouri, Rayan Cherki, Tijjani Reijnders, James Trafford, Gigio Donnarumma, plus Antoine Semenyo et Marc Guéhi en janvier… Pep Guardiola a été plus gâté que la majorité des gamins le jour de Noël. Pourtant, la machine continue de grincer, à tel point qu’Erling Haaland ressemble à un pauvre bout de bois devant. Le Norvégien a joué 17 matchs depuis le début de l’année, pour un bilan de… quatre buts dont deux sur penalty.

Les chiffres ne mentent pas : 2,17 buts par match en moyenne cette saison, quasiment un copier-coller du dernier exercice (2,13). Rien de honteux, bien sûr mais City tournait à 2,53 buts en 2023-2024, 2,48 buts en 2022-2023 ou 2,59 en 2021-2022. La preuve que Guardiola n’arrive pas à retrouver ses plus hauts standards. Se faire surprendre par Leverkusen ou Bodø/Glimt, concéder le nul à Monaco, ce n’est pas Pep. Le mois dernier, le Catalan évoquait le niveau élevé d’épuisement de son équipe, « tant physiquement que mentalement », à cause de l’enchaînement des matchs, encore plus soutenu avec la dernière Coupe du monde des clubs. Un constat qui vaut aussi pour lui.

« Regarder le monde comme les vaches regardent passer le train »

Pep Guardiola vit actuellement sa dixième saison sur le banc de Manchester City, et sa treizième saison d’exercice consécutive. Son dernier véritable break remonte à 2012-2013, quand il avait pris douze mois pour respirer à la fin de son mandat barcelonais. « Quatre années, c’est une éternité en tant que coach du Barça. J’ai besoin de recharger mes batteries », avait-il justifié. L’été dernier, sur le ton de la blague, il confiait à GQ avoir l’impression d’avoir 75 ans. Une réponse exagérée, évidemment, mais qui traduit sa fatigue. « Je sais qu’après cette période avec City, je vais m’arrêter, c’est sûr, ajoutait-il. Combien de temps, je ne sais pas : un an, deux ans, trois, cinq, dix, quinze… Je ne sais pas. Mais je vais partir parce que j’ai besoin de m’arrêter et de me concentrer sur moi-même, sur mon corps. Je veux m’arrêter et regarder le monde comme les vaches regardent passer un train. »

Oui, Manchester City a encore l’occasion de frapper fort. Dès mardi, face au Real Madrid, mais aussi, plus raisonnablement, dimanche contre Arsenal, en finale de la League Cup, puis au retour de la trêve : les Mancuniens recevront Liverpool en FA Cup (4 avril), iront à Chelsea (12 avril) et joueront très certainement leur dernière carte pour le titre contre Arsenal (19 avril). Pep est loin d’être bon à jeter en Qatar Stars League. Mais à l’instar de son vieil ennemi Jürgen Klopp, frais comme un gardon depuis son départ de Liverpool, il faudra bien savoir dire stop pour ne pas devenir fou et pouvoir revenir de plus belle. Cet été ou, au pire, en juin 2027, à la fin de son contrat. Pep Guardiola n’a que 55 ans, et le monde du foot aura besoin de lui encore quelque temps.

Guardiola annule l’entraînement de City à la veille du retour face au Real Madrid

Par Quentin Ballue

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