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Le PSG fait sa loi à Liverpool et rejoint le dernier carré

Par Clément Gavard
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Le PSG fait sa loi à Liverpool et rejoint le dernier carré

À Anfield, le PSG aura un peu plus souffert qu’à l’aller, mais Liverpool n’a pas réussi à marquer pour entretenir l’espoir qu’Ousmane Dembélé s’est chargé d’éteindre avec un doublé (0-2). Le champion d’Europe en titre sera au rendez-vous des demi-finales de Ligue des champions.

Liverpool 0-2 PSG

Buts : Dembélé (72e, 90e+1) pour Paris

Rien ne peut arriver au PSG. Plus maintenant, plus depuis la saison dernière, plus depuis que Luis Enrique a trouvé la recette et chassé les fantômes. Ce sont désormais les Parisiens qui hantent leurs adversaires sur la scène européenne, même quand ils sont moins irrésistibles, moins dominateurs et que Liverpool décide d’être moins largué. C’était le cas ce mardi soir de l’autre côté de la Manche. Le problème, c’est que les Reds n’ont jamais réussi à marquer et qu’ils sont tombés sur Ousmane Dembélé, Ballon d’or en puissance avec l’arrivée des beaux jours et auteur d’un doublé dévastateur pour rappeler qu’il est le leader du champion d’Europe (0-2) et qu’il faudra compter avec lui dans la quête d’une nouvelle coupe aux grandes oreilles.

Peur sur Ekitiké

Du vent, de la pluie, du boucan, au moins pour le You’ll never walk alone, et le devoir de mémoire pour se souvenir des 97 supporters disparus dans la catastrophe de Hillsborough 37 ans plus tôt : tout cela n’était pas suffisant pour déstabiliser le Paris Saint-Germain, moins souverain qu’au Parc, mais toujours serein. Il ne pouvait pas en être autrement pour Liverpool, qui a un peu plus ressemblé à une équipe quart-de-finaliste de Ligue des champions que la semaine dernière. Dans l’intensité, déjà, en plus de la volonté de jouer plus haut, quitte à laisser des espaces à Ousmane Dembélé, pas réglé sur son lob malicieux (10e) et sa frappe en pivot après un travail formidable de l’indispensable João Neves (17e). L’international français a remis ça dans le petit filet avant la pause (44e), sur une tentative plus convaincante que celles de Vitinha et Khvicha Kvaratskhelia un peu plus tôt.

Un champion d’Europe reste un champion d’Europe, mais Liverpool pouvait se maudire de ne pas avoir réussi à saisir les quelques opportunités pour exciter les amateurs de suspense (et accessoirement leurs fans). Anfield s’est levé sur la passe déclenchée trop tard par Ryan Gravenberch pour le revenant Alexander Isak, qui avait 45 minutes dans les pattes, comme sur les interventions défensives d’Ibrahima Konaté pour calmer un Désiré Doué trop brouillon ce soir. Surtout, le public anglais s’est demandé comment il n’avait pu lâcher un grand « yeaaaaaaaah » en voyant Marquinhos jouer au sauveur en surgissant devant Virgil van Dijk qui n’avait plus qu’à la pousser après un centre parfait de Mohamed Salah, prolongé au second poteau dans la panique par Achraf Hakimi (31e). L’Égyptien venait d’entrer avec les crocs, après avoir remplacé Hugo Ekitiké sorti en pleurs sur civière à deux mois du Mondial, laissant planer l’inquiétude pour Liverpool et l’équipe de France, quand Nuno Mendes et Doué ont également dû quitter la pelouse avec des bobos a priori moins graves.

Dembélé, les éclairs après l’orage

La vie est plus facile quand on ne doit pas se coltiner le Portugais sur le côté gauche, sans faire offense à Lucas Hernandez. Elle a aussi été plus difficile pour le PSG après l’entracte, Arne Slot réussissant (un tout petit peu) son coup en misant sur deux nouveaux changements dès la pause. Coady Gakpo a trouvé la main de Matveï Safonov (49e), Joe Gomez a envoyé une tête au-dessus (50e) et les deux entrants étaient déjà dans le ton. Celui dicté par Liverpool plutôt que par Paris pendant près de 30 minutes. Les Reds ont haussé le curseur technique, se disant qu’ils n’avaient plus grand-chose à perdre. Leur destin aurait pu basculer si Gravenberch avait réglé son pied (55e, 63e), Milos Kerkez transformé la magnifique offrande de Salah (57e) et l’arbitre confirmé sa décision initiale de siffler penalty sur un contact de Pacho sur Alexis Mac Allister, jugé trop léger à la VAR (enfin, si l’écran affichait autre chose qu’une pelouse vide comme à la téloche).

Liverpool aura tout essayé, avec ses qualités et ses limites, pour faire douter le PSG. Le champion d’Angleterre en titre a fini la seconde période avec 69% de possession, une rareté face à l’équipe de Luis Enrique, et 17 tirs (dont seulement 4 cadrés), comme celui du jeune Rio Ngumoha attrapé par Safonov (71e). L’espoir de 17 ans, qui a remplacé Gómez, a été remuant, mais à ce niveau, il faut être un tueur. Les Parisiens et Dembélé, de onze ans son aîné, l’ont montré : le Ballon d’or a pris les choses en main, après une remontée de Bradley Barcola, en plaçant une frappe limpide des 20 mètres pour faire plier Mamardashvili (0-1, 72e). Anfield n’avait pas besoin de notice, la partie était terminée et le premier tir parisien depuis les citrons a été le bon. Il y aura eu de nouvelles frappes liverpuldiennes, un sauvetage de Konaté devant le copain Dembélé qui avait dribblé le gardien géorgien et le clou du spectacle dans le temps additionnel quand, en trois passes, Paris est arrivé jusqu’à la surface de Liverpool, où Barcola a trouvé Dembélé pour le doublé (0-2, 90e+1). Une victoire de champion d’Europe.


Liverpool (4-2-3-1) : Mamardashvili – Frimpong (Gómez, 46e, Ngumoha, 67e)), Konaté, Van Dijk, Kerkez – Gravenberch, Szoboszlai – Ekitiké (Salah, 31e), Mac Allister (Jones, 74e), Wirtz – Isak (Gakpo, 46e). Entraîneur : Arne Slot.

PSG (4-3-3) : Safonov – Hakimi, Marquinhos, Pacho, Mendes (Hernandez, 38e) – Zaïre-Emery (Beraldo, 82e), Vitinha, Neves – Doué (Barcola, 52e), Dembélé, Kvaratskhelia. Entraîneur : Luis Enrique.

Les notes du PSG contre Liverpool

Par Clément Gavard

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