Dominant du début à la fin, le Paris Saint-Germain a logiquement pris le dessus sur Liverpool ce mercredi en quarts de finale allers de Ligue des champions. Les hommes de Luis Enrique ont livré une véritable démonstration et auraient même pu creuser encore l’écart pour définitivement se mettre à l’abri avant le retour à Anfield.
Paris Saint-Germain 2-0 Liverpool
Buts : Doué (11e) et Kvaratskhelia (65e) pour le PSG
Il fut un temps où le Paris Saint-Germain était catégorisé comme le club qui claquait un max de flouze pour des stars et Liverpool comme le modèle de stabilité et de cohérence collective en Europe. La routourne a tourné, comme dirait l’autre : ce mercredi, un PSG mature et sûr de son football a donné une leçon collective à ce triste amas d’individualités qu’est Liverpool en quarts de finale allers de Ligue des champions (2-0). Forts de deux buts d’avance, les hommes de Luis Enrique ont une belle marge de sécurité avant de se pointer à Anfield pour la manche retour mardi prochain. Et à moins que les Reds ne retrouvent le beau football qu’ils semblent avoir perdu cette saison, on les imagine mal faire un come-back comme à l’époque où ils terrorisaient toute l’Europe.
Le superhéros Doué
En déployant un tifo en référence à Hulk avant le coup d’envoi, les supporters parisiens appelaient leurs joueurs à réaliser un match de superhéros face aux Reds. Ils ont finalement eu droit à un film Marvel de 90 minutes plutôt sympa, mais un poil prévisible. La faute notamment à un méchant qui n’a jamais vraiment inquiété la team d’Avengers de Luis Enrique. Car on le savait bien avant le coup d’envoi, mais ce Liverpool n’avait rien d’un Thanos. Au cours du premier acte, le PSG monopolise le ballon, s’installe dans le camp adverse et balance ses flèches. Désiré Doué ne tarde d’ailleurs pas à trouver la cible : depuis la gauche de la surface, l’homme du match de la dernière finale de C1 fait parler sa technique pour pivoter sur lui-même et balancer une frappe déviée qui lobe Giorgi Mamardashvili (1-0, 11e).
DÉSIRÉ DOUÉ FAIT CHAVIRER LE PARC DES PRINCES ET LE PSG MÈNE 1-0 FACE À LIVERPOOL APRÈS 11 MINUTES 🔥
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Le visage plein de détresse d’Alexis Mac Allister au quart d’heure de jeu ne ment pas : les Reds sont aux fraises et défendent piteusement. Le pari de lancer Jeremie Frimpong à la place de Mohamed Salah ne prend pas vraiment, Liverpool ne parvenant pas à se créer la moindre occasion franche. Hugo Ekitiké, lui, est inexistant. Les Parisiens sont clairement au-dessus, mais maintiennent malgré eux le suspense en gaspillant plusieurs opportunités. La faute en partie à de la maladresse, en témoigne la frappe sans vitamine C d’Ousmane Dembélé côté droit, mais aussi aux réflexes de Mamardashvili, titulaire en l’absence d’Alisson, et qui compense la faiblesse de son jeu au pied par plusieurs arrêts réflexes. Le Géorgien sauve notamment une frappe déviée de son compatriote Khvicha Kvaratskhelia et sort vainqueur d’un duel face à Désiré Doué après une nouvelle vilaine séquence défensive anglaise.
Kvara encore et toujours décisif
Si Arne Slot avait parfaitement son vestiaire en main, les choses auraient probablement changé pour Liverpool après ce premier acte compliqué. Il n’en est rien. Paris fait plus que jamais joujou avec le cuir tout au long de la seconde période face à des Reds dont le pressing donnerait envie à Jürgen Klopp de se retourner dans son canapé. Après une interminable période de possession, Paris finit enfin par en planter un deuxième : João Neves distille une passe succulente à Khvicha Kvaratskhelia, qui se joue de Mamardashvili pour faire le break (2-0, 65e). Une magnifique réalisation pour le Géorgien, dans un grand soir et qui a trouvé les filets lors de ses quatre derniers matchs européens.
Le PSG pourrait appuyer sur l’accélérateur pour plier le match, mais préfère jouer les patients face à des Anglais qui n’ont plus une goutte d’essence dans le moteur. Cette patience aurait dû se transformer en buts, sauf que les Parisiens continuent de se montrer trop polis devant la cage lors de leurs contre-attaques, à l’image de Dembélé, dont la frappe en puissance file sur l’extérieur du poteau, ou de Nuno Mendes, qui tricote dans la surface au moment de conclure. Tant pis, le Parc des Princes est de toute façon conquis et espère que le match retour à Anfield ne sera qu’une formalité pour continuer à voir son équipe rouler sur l’Europe lors des matchs suivants. Un peu comme le public qui attend le prochain Marvel, finalement.
Paris Saint-Germain (4-3-3) : Safonov – Hakimi, Marquinhos, Pacho, Mendes – Zaïre-Emery, Vitinha, Neves (Lee, 78e) – Doué, Dembélé (Hernandez, 88e), Kvaratskhelia. Entraîneur : Luis Enrique.
Liverpool (4-2-3-1) : Mamadarshvili – Gómez, Konaté, Van Dijk, Kerkez (Robertson, 78e) – Gravenberch, Mac Allister – Frimpong (Nyoni, 90e+1), Szoboszlai (Jones, 79e), Wirtz (Gakpo, 78e) – Ekitiké (Isak, 78e). Entraîneur : Arne Slot.
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