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Pourquoi Didier Deschamps est le candidat parfait pour retaper l’Italie

L’Italie cherche un sélectionneur ? Il n’est pas bien loin, juste de l’autre côté des Alpes. Après la Coupe du monde, Didier Deschamps sera libre et pourrait bien trouver un challenge à sa hauteur en remettant cette équipe malade sur les bons rails. Son CV et son profil parlent pour lui et l’entretien d’embauche ne devrait pas être bien compliqué.
Quoi qu’il arrive, Didier Deschamps ne sera plus sélectionneur de l’équipe de France à la rentrée. En cas d’élimination honteuse en phase de groupes du Mondial 2026 ou de troisième étoile, l’issue sera la même : une inscription à France Travail, le 1er septembre au matin, après un mois de vacances bien méritées. Heureusement, il peut compter sur de bons conseillers, qui appuient déjà sa candidature. Seul hic, et pas des moindres, l’entreprise qui aurait besoin de ses services n’est pas dans le meilleur état puisqu’il s’agit de la sélection italienne. Sur les plateaux télé, Mamadou Niang et Jérôme Alonzo ont déclaré, mercredi soir, qu’ils le verraient bien reprendre les rênes de la Nazionale pour, enfin, en refaire un grand de ce monde.
Il connaît l’Italie par cœur
À 57 printemps et après une expérience de 14 ans sur le banc des Bleus, il serait logique de souffler un peu, voire d’arrêter totalement ce métier, mais son CV est si alléchant que les patrons rêvent de l’accueillir, du Real Madrid aux clubs de Serie A en passant par les écuries saoudiennes. Rester sélectionneur permettrait une continuité et éviterait une longue formation d’entraîneur de club, fonction qui a particulièrement évoluée depuis 2012. « C’est quelqu’un de libre à la rentrée, qui a joué et entraîné en Italie, qui parle la langue. C’est une figure d’autorité. Quelqu’un qui a emmené des jeunes sur le toit du monde, qui a connu des groupes compliqués avec des jeunes et des stars, qui a vécu des conflits dans un groupe. Je ne sais pas s’il en a envie, mais quand on coche toutes les cases, le nom qui me vient, c’est Didier Deschamps », a clamé Jérôme Alonzo sur le plateau de L’Équipe du soir.

Ses cinq saisons de joueur et son année sur le banc de la Juventus en font effectivement un candidat crédible. Pas besoin de présenter son profil, ce disciple de Marcelo Lippi transpire autant la gagne que l’exige la culture footballistique transalpine, en témoignent sa Ligue des champions 1996 remportée au milieu de terrain et la remontée en Serie A après le scandale du Calciopoli dans le costume de coach. Et si la Fédé italienne veut s’appuyer sur son passé pour redresser la barre, le double D n’aura aucun mal à instaurer un bon vieux catenaccio. Y’a qu’ça d’vrai !
Un peu de nouveauté ne ferait pas de mal
« En Italie, il faut tout reconstruire. C’est un projet à long terme et il est capable de relever le défi. La France au départ, c’était la même chose », a, quant à lui, expliqué son ancien joueur Mamadou Niang sur le plateau de Canal+. Les Bleus de 2012 avaient quand même plus fière allure que ces Italiens, absents de la Coupe du monde pour la troisième édition consécutive, mais c’est sûr que Didier Deschamps a davantage une gueule de sauveur et de leader de projet que les derniers sélectionneurs de la Squadra Azzura (Gian Piero Ventura, Luigi Di Baggio, Luciano Spalletti et Gennaro Gattuso, seul Roberto Mancini a tenu la baraque, jusqu’à la bourrasque venue de Macédoine du Nord).
En Italie, il faut tout reconstruire. C’est un projet à long terme et il est capable de relever le défi. La France au départ, c’était la même chose.
La liste donne un aperçu saisissant du manque d’idées du foot italien actuel. En engageant un sélectionneur étranger, l’employeur pourrait au contraire envoyer un message fort en termes de modernité. Les potentiels autres candidats font aussi dans le réchauffé : Antonio Conte, déjà embauché de 2014 à 2016, Roberto Mancini, resté de 2018 à 2023, et Massimiliano Allegri, entraîneur phare de Serie A depuis de longues années. Une autre idée novatrice serait d’aller chercher Pep Guardiola, en fin de cycle à Manchester City et qui connaisseur du football local en ayant joué trois saisons entre Brescia et l’AS Roma. Sans douter de ses compétences, le Catalan n’a, pour l’instant, aucune expérience du poste et présente donc moins de garanties que le Français. Contrairement au personnage d’Aucun autre choix, Didier Deschamps ne sera pas obligé d’éliminer un à un ses concurrents puisqu’il est, de loin, le plus qualifié. Il ne lui reste plus qu’à reprendre ses manuels d’italien, histoire de réviser sa réplique culte de conférence de presse : « Ah, quella proprio non me l’aspettavo ! »
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