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Que sont devenus les fantômes européens du PSG ?

Les fantômes continentaux du champion d’Europe en titre semblent avoir totalement disparu de la capitale. Avant le match retour du PSG contre Liverpool, phénomène pérenne ou éphémère, telle est la question.
La victoire effacerait tout. Même et surtout les échecs passés. De fait, depuis le titre acquis la saison dernière, Paris semble avoir conjuré le sort et chassé ses démons européens. Comme si le club de la capitale ne pouvait plus être renversé de façon inattendue ou était immunisé contre tout ascenseur émotionnel. Depuis un an environ, difficile de tordre le cou à ces acquis. Surtout que le 31 mai dernier, après presque 55 ans de bons et loyaux services, et une seule infidélité du côté du stade du Roi-Baudouin en 1996, les fantômes européens du PSG bouclaient leur première année loin de la capitale depuis près de 30 ans.
Et si les fantômes profitaient eux aussi du chômage ?
Il faut dire que ces derniers n’ont pas beaucoup chômé depuis la création du club en 1970. En enlevant les années sans Coupe d’Europe, ainsi que les années de titres (Coupe des coupes en 1996 et Ligue des champions en 2025), on peut compter 31 campagnes européennes où les démons parisiens ont relativement bien bossé sur le continent, avec plus ou moins d’éclat selon les saisons, leur point culminant étant évidemment le mois de mars 2017 du côté de Barcelone.
Sauf qu’à l’exception du capitaine Marquinhos, délaissé par Marco Verratti, Presnel Kimpembe ou Thiago Silva, plus aucun joueur des années (vraiment) hantées parisiennes n’évoluent encore sous les couleurs rouge et bleu. Alors oui, une très grande partie de l’effectif actuel a vu quelques spectres s’agiter en demi-finales de Ligue des champions face à Dortmund en 2024 (coucou les poteaux), mais le ghostbuster Luis Enrique a réalisé un puissant travail d’épuration et d’assainissement, au point que ses acteurs semblent aujourd’hui à l’abri de toute contamination. Les larmes du défenseur brésilien à Munich étant certainement celles de son exorcisation, autant que celle des souvenirs des copains. Adios les fantômes !

Mais alors qu’ils ont pris congé du Parc et de ses habitués, leur retrait ne se peut éternel. Comme le PSG a disputé sa première saison européenne en 1982, au moment de fêter ses 12 ans, et que les fantômes ont commencé à bosser avant leurs 18 ans, ils peuvent demander à partir à la retraite dès 60 ans pour ces derniers, une fois les 172 trimestres atteints. Faites le calcul de votre côté : en retranchant les années gagnantes (donc chômées), les ectoplasmes ont encore 48 trimestres à valider, soit l’équivalent de 12 campagnes européennes. Autrement dit : ils vont forcément revenir d’un moment à l’autre, c’est certain.
Attention Liverpool, les fantômes, ça les connaît
Pour dire vrai, ces derniers ont déjà tenté de faire quelques retours ces derniers mois, mais se sont limités à un petit coucou aux anciens collègues. Un coup sur la pelouse de l’Emirates, au détour d’une escapade à Londres durant la phase de Ligue, un coup à Lisbonne, encore en vadrouille, mais aussi à Paris en début d’année. Une seule fois au cours des 18 derniers mois, on a vraiment cru à leur retour au charbon. C’était à Birmingham, face à Aston Villa. Ce soir-là, Paris semblait tranquillement voguer vers une soirée bien tranquille, mais s’était pris les pieds dans le drap et avait bien failli y rester.
Ce mardi, les Parisiens se trouveront à 160 bornes de Villa Park et attention à eux, car les fantômes se sentent beaucoup mieux sur les bords de la Mersey que chez les Peaky Blinders. Ce n’est pas un hasard si c’est là-bas que l’on peut profiter du Shiverpool, le tour guide autour des fantômes le plus fameux du pays dans les rues de la ville, où vous pouvez réaliser la « St James’ Cemetery ghost walk ». Cette même ville où l’on a pu apercevoir des silhouettes fantomatiques aux fenêtres du Stuart Hotel en 2016. Un bâtiment situé à à peine plus de deux kilomètres d’Anfield. Coïncidence ? Certainement pas ! D’ailleurs, on raconte même qu’on a vu le fantôme de Mohamed Salah aux alentours du stade cette saison.

En conférence de presse, Dominik Szoboszlai a même usé de cette rhétorique. « On est prêt à mourir sur le terrain et je parle au nom de toute l’équipe », a-t-il ainsi déclaré. Et si Liverpool évoluait avec 11 fantômes prêts à tout pour aspirer l’âme et la joie des Parisiens ? D’autant plus que depuis 2005, Liverpool traîne avec lui les fantômes d’Istanbul, qui menacent toute équipe souhaitant leur mettre une distance. Comprenez que les deux buts de retard des Reds n’effraient pas grand monde et que les bonnes âmes anglaises pourraient bien tenter leurs homologues françaises de reprendre du service. Bouh !
Le beau geste du PSG en mémoire de Diogo JotaPar Julien Faure






















































