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Genesio et l’OM, un mariage vraiment évident ?

Après l’annonce de son départ de Lille lundi, Bruno Genesio apparaît comme un sérieux candidat pour entraîner l’Olympique de Marseille la saison prochaine. Si sportivement, le tacticien tricolore a su se faire une place dans le gratin des entraîneurs français, rien n’indique qu’il parviendra à enfin apporter la stabilité tant recherchée par l’OM.
Alors que Habib Beye est toujours officiellement en poste à l’Olympique de Marseille, les rumeurs enflent concernant celui qui pourrait le remplacer incessamment sous peu du côté de la cité phocéenne. Parmi les noms cités, Bruno Genesio semble tenir une longueur d’avance pour remettre l’OM sur les rails la saison prochaine, même si Monaco et le Paris FC suivent également de près la situation du natif de Lyon. Après l’échec retentissant du pacte de Miami et les départs de ses trois protagonistes (Pablo Longoria, Medhi Benatia et Roberto De Zerbi) cumulés aux finances exsangues du club ciel et blanc après la non-qualification en Ligue des champions, l’OM doit enfin (re)trouver un projet stable et une dynamique positive.
Nouvelle direction pour une nouvelle vie ?
Alors que le board olympien est sur le point de faire sa révolution avec les arrivées de Stéphane Richard, intronisé nouveau président du club et qui prendra officiellement ses fonctions le 3 juillet prochain, et Grégory Lorenzi toujours attendu sur la Canebière comme directeur sportif, mais pour le moment bloqué pour des questions administratives, le projet marseillais prend un nouveau tournant. Après une saison chaotique, les nouveaux dirigeants olympiens, par la voix de l’actionnaire Frank McCourt, souhaiteraient donc repartir de l’avant avec un entraîneur français, expérimenté, qui connaît l’exigence de la Ligue 1, gage de stabilité et que l’OM peut se payer selon les informations de L’Équipe.
Entraineurs ayant le gros ratio de victoires dans l'histoire du Lille OSC en 1ère division : 56%- George Berry 54%- Christophe Galtier 52%- BRUNO GENESIO #LOSC
— Stats Foot (@Statsdufoot) May 25, 2026
Français, expérimenté aussi bien en Ligue 1 qu’en Ligue des champions, Bruno Genesio coche toutes les cases requises. Pour la stabilité, tout dépend de l’échelle voulue. Dans l’histoire récente du club ciel et blanc, où aucun entraîneur depuis Rudi Garcia n’a passé plus de deux saisons du côté de la cité phocéenne, le tacticien de 59 ans semble être la solution idoine. En revanche, si les nouveaux décideurs marseillais souhaitent une longévité à la Pep Guardiola sur le banc de Manchester City, rien n’est moins sûr. Hormis à l’Olympique lyonnais qu’il a entraîné durant trois ans et demi, jamais le Pep rhodanien n’est resté plus de deux saisons dans un même club.
Une nécessaire remise en question de part et d’autre
« Ma vision n’a pas changé. Je veux toujours une équipe qui donne du plaisir aux gens, marque des buts, offre des émotions… Mais un projet de jeu est toujours dépendant du club pour lequel vous travaillez et des joueurs que vous avez sous la main. Je ne suis pas dogmatique, j’aime adapter mes convictions à un contexte », confiait le tacticien alors en poste à Rennes à So Foot en décembre 2021. Un jeu offensif particulièrement apprécié par le public marseillais, même si la victoire reste le premier juge de paix. Genesio a prouvé qu’il était capable de faire déjouer les meilleurs managers européens, comme lors de la victoire de Lyon face à Manchester City en 2018 en phase de poules de la C1 (1-2), ou en se hissant coup sur coup en huitièmes de finale de la Ligue des champions, puis de la Ligue Europa.
❗️Le bilan très intéressant de Bruno Genesio avec le LOSC : - Première équipe 🇫🇷 à passer les tours de qualification en LDC depuis Monaco en 2016 - TOP 8 en Champions League 24/25 - 5e de Ligue 1 24/25 ex aequo avec le 4e (- 5pts sur l’OM, 2e sans Coupe d’Europe) - 3e de… pic.twitter.com/clZYGGD6X3
— Massilia Zone (@MassiliaZone) May 26, 2026
Pour autant, il a pu alterner le meilleur comme le pire. Particulièrement admiratif de la philosophie de jeu de Pep Guardiola, il a souvent été moqué pour l’écart entre les principes de jeu du technicien catalan et les siens, lui valant le surnom ironique, au départ, de « Pep Genesio ». Pourtant Bruno a fini par véritablement gagner ses galons pour devenir « Pep », en étant élu Meilleur entraîneur de Ligue 1 avec Rennes lors de la saison 2021-2022 aux Trophées UNFP et nommé deux fois pour le même prix lors de ses deux saisons lilloises.
Je ne suis pas dogmatique, j’aime adapter mes convictions à un contexte.
Celui qui a longtemps vécu comme une injustice le manque de considération de son travail sait qu’il reste perfectible, comme il l’expliquait à So Foot : « Je sais qu’il y a des contre-performances sur lesquelles ma responsabilité est très engagée. […] Mais tous les entraîneurs peuvent se tromper, même les meilleurs. » Lors de son départ de l’OL, il a également pointé du doigt le contexte délétère qui l’a entouré, comme il l’a confié à L’Équipe : « Avant même mon premier match, il y a eu une pétition contre moi. Il y avait donc déjà un a priori négatif qui se diffusait. […] Le club a sous-estimé l’impact de ces quelques suiveurs qui ont fait beaucoup de bruit. Mais il y a eu des choses intolérables contre moi que je ne vais pas laisser passer. » Le contexte marseillais peut être tout aussi hostile si l’alchimie entre toutes les forces en présence ne se fait pas. Même si dans l’ensemble du marasme de cette saison 2025-2026, les supporters olympiens ont finalement été ceux qui ont été les garants de l’institution le plus longtemps.
Steve Mandanda cash sur le nouveau logo de l’OMPar Léna Bernard






















































