Ultra-dominateur mais encore en grand manque d’efficacité, le PSG s’est incliné sur la pelouse du Sporting (2-1) et met à mal ses objectifs de top 8. L’année débute très mal pour les tenants du titre. Le comble dans tout ça ? Le bourreau s’appelle Luis Suárez, oui, l’ancien grantatakan marseillais.
Sporting 2-1 PSG
Buts : Suárez (74e et 90e+1) pour Os Leões // Kvaratskhelia (79e) pour les Rouge et Bleu
Dans l’enfer d’un stade José-Alvalade des très grands soirs, le PSG a acté que son début d’année 2026 ne ressemblerait en rien à celui de 2025 en s’inclinant face au Sporting à l’issue d’un match qu’il aura pourtant largement dominé et qu’il aurait dû gagner bien avant de se faire avoir dans le dernier quart d’heure (2-1). Cette fois, c’est sûr, Paris ne fera pas du copier-coller cette saison. Ou alors avec des campagnes moins dorées que celle de l’an dernier.
Et si la passe à 10, c’était cool ?
Depuis son arrivée à Paris, Luis Enrique dispose d’une capacité assez folle à se mettre les joueurs dans la poche. Les jeunes tout particulièrement. On est peut-être une bonne dizaine de catégories d’âge au-dessus, mais les Parisiens semblent en tout cas toujours adorer la passe à 10, celle où on marque des points virtuellement et où le coach compte le score en fonction de la direction qu’il souhaite donner à l’entraînement. Pendant 45 minutes, Paris joue bien, Paris annihile même toutes les velléités offensives du Sporting, contraint de jouer en contre, s’il arrive à dépasser la ligne médiane. Autant le dire tout de suite, mis à part une frappe de Geny Catamo, qui a frôlé la lunette de Chevalier et que tout le stade José-Alvalade a vu dedans, les locaux n’ont rien fait et les Lions du Sporting n’auraient même pas effrayé les Lionceaux de Sochaux.
Mais même avec un Sporting asphyxié et rendu inoffensif, le PSG ne trouve pas la faille. Alors il se passe la balle, sous la flotte, pour l’amour du ballon, qu’il conserve 80% du temps. Et si c’était ça le secret d’Enrique, transformer le terrain en cours de récré ? Reste que les champions d’Europe se procurent bien quelques situations, plutôt que de véritables occasions. Warren Zaïre-Emery appréhende semaine après semaine son poste de latéral droit et ça se voit, Ousmane Dembélé est mieux dans ses baskets et Fabian Ruiz aspire un bon paquet de ballons sur les sorties de balle adverses. Alors il y a des incursions, beaucoup, avec 31 ballons touchés dans la surface adverse (!), des tirs, nombreux eux aussi, rarement dangereux, des centres (14) peu précis, mais où sont les buts ? Eh bien comme en EPS quand le prof veut rééquilibrer les niveaux, ils sont refusés. Zaïre-Emery pense en effet ouvrir le score à la demi-heure de jeu sur un centre de Ruiz, mais voit sa réalisation annulée pour une faute revue à la VAR de Senny Mayulu, alors que celle de Nuno Mendes l’est aussi pour une obstruction de Dembélé sur Rui Silva. Au fait, c’est la pause à Lisbonne et on se demande bien comment on peut se retrouver à 0-0.
Et si c’était moins cool la passe à 10 ?
Au retour des vestiaires, Paris défend toujours aussi haut, garde autant le ballon, mais commence à lâcher un peu de lest sur les transitions adverses. Francisco Trincão en profite au passage pour montrer pourquoi il ne s’est pas imposé au Barça en foirant un centre cadeau pour Luis Suárez et en gâchant une très bonne position de frappe dans la foulée. Vous l’aurez compris, on est plutôt parti sur une base de match de boxe que sur une gentille passe à 10. Il aurait toutefois fallu prévenir Anthony Taylor et le corps arbitral, qui annule un nouveau but parisien quand Dembélé plante un but de numéro 9 de métier d’une tête tranchante, pour un hors-jeu incontestable cependant. Le match est plus débridé et puisqu’il faut bien le gagner, Luis Enrique fait entrer celui qui terrorisait les CE1, barbu depuis ses 10 ans certainement, Khvicha Kvaratskhelia.
Mendes tente bien de faire le coup de l’ex sur coup franc, Désiré Doué joue sa carte, mais quelque chose ne va pas. Et si Paris ne savait plus gagner les matchs « faciles » ? On l’a vu contre le PFC, on croit le revoir ce soir. D’ailleurs, à la même minute qu’en Coupe de France, il suffit d’un coup de billard sur un corner évitable pour que la leçon soit de nouveau donnée : but de l’ancien Marseillais Luis Suárez (1-0, 74e). Sauf que cette fois-ci, le professeur Enrique n’est plus dans l’apprentissage et que la barbe de Kvaratskhelia fait beaucoup plus peur lorsqu’elle se transforme en grosse frappe enroulée dans la lucarne (1-1, 79e). Il reste 10 minutes, c’est vraiment l’heure de retourner en classe ? Oui, ce serait mieux. Chevalier, déjà pas totalement parfait sur l’action menant au corner du premier but, repousse mollement une frappe de Trincão sur la tête de… Luis Suárez qui le crucifie, alors que le portier regarde le ballon comme s’il n’allait pas trouver le cadre (2-1, 90e+1). La fameuse dernière occasion ne vient même pas, et Anthony Taylor siffle définitivement la fin de la récré. Luis Enrique devrait peut-être en faire autant dans les prochains jours, alors que Paris n’est plus totalement maître de son destin en vue du top 8.
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