S’abonner au mag

ACTU MERCATO

Dix grosses recrues achetées en Bundesliga qui valaient le coût

Par Nathan Beaufils
6' 6 minutes
Réactions
Dix grosses recrues achetées en Bundesliga qui valaient le coût

En signant au Real Madrid pour 120 millions d’euros, Yan Diomandé pourrait devenir l’une des plus grosses ventes de la Bundesliga. De quoi coller une étiquette de bon vendeur au championnat allemand, parfois décrié pour ses joueurs hors de prix qui ne performent pas toujours à l’étranger. Plusieurs bonnes affaires prouvent cependant le contraire.

  Jude Bellingham

103 + 30 millions d’euros, du Borussia Dortmund au Real Madrid, été 2023

Si Hey Jude est le 7e single le plus vendu des Beatles, Jude Bellingham était le 7e joueur le plus cher de tous les mercatos, avant celui délirant de cet été 2026. N’en déplaise à Philippe Coutinho, João Félix et Alexander Isak, Jude Bellingham est assis à la table des Neymar Jr et Kylian Mbappé, celle des transferts à plus de 100 millions qui en valent largement la peine. D’autant plus que, lui, a une Ligue des champions à son palmarès et ce, dès sa première année avec le Real Madrid. Merci Dortmund d’avoir poli ce diamant brut pendant trois saisons (2020-2023).

  Willian Pacho

40 + 5 millions d’euros, de l’Eintracht Francfort au PSG, été 2024

Robo. Un vol en bonne et due forme. Et à 45 millions d’euros, c’est dire le niveau qu’a atteint Willian Pacho pour qu’on puisse caractériser ce transfert comme une mauvaise affaire pour Francfort. Une saison à Anvers, une signature à 13,6 millions d’euros ; une saison à l’Eintracht, un achat à 45 millions d’euros ; deux saisons à Paris, deux Ligues des champions. Ces Francfortois qui vendent si bien du neuf (Luka Jović 63 millions d’euros, Randal Kolo Muani 95 millions d’euros, Omar Marmoush 75 millions d’euros, Hugo Ekitiké 95 millions d’euros) ont « mal » estimé l’état de forme de Willian Pacho.

  Toni Kroos

25 + 4 millions d’euros, du Bayern Munich au Real Madrid, été 2014

Un champion du monde qui part de Bundesliga et qui a déjà tout gagné ? Il va encore plus tout rafler avec le Real Madrid. Un montant pas négligeable à ce moment-là (avant les 138 millions d’euros posés sur Morgan Rogers) qui paraît ridicule a posteriori à côté des trois Ligues des champions de suite en étant titulaire indiscutable dans l’effectif du Real Madrid de Zizou, et des deux autres avec Ancelotti. Il finit son histoire avec les Merengue sur une passe décisive lors de la finale de 2024 pour ouvrir le score et fermer définitivement la magnifique page de sa carrière en club. Toujours avec cette coupe de cheveux qui sent le « comme d’hab’ chef » à chaque rendez-vous chez le coiffeur. Toni Brosse.

  Ibrahima Konaté

40 millions d’euros, de Leipzig à Liverpool, été 2021

Une première saison terminée en finale de Ligue des champions, c’est ce qu’on appelle un retour sur investissement. Quelques pépins physiques ont donné quelques gouttes de sueur au board des Reds qui avait misé gros sur son défenseur du futur. Cinq saisons à Liverpool plus tard, Ibrahima Konaté est un cador à son poste, même si son plafond peut être aussi haut que son palier est bas. Seul point noir sur le montant du transfert, une signature sans indemnité au Real Madrid ensuite. La preuve que les plus grands clubs se l’arrachent encore.

  Dominik Szoboszlai

70 millions d’euros, de Leipzig à Liverpool, été 2023

Restons à Liverpool, restons aussi à Leipzig puisque Ibrahima Konaté et Dominik Szoboszlai se sont d’abord côtoyés six mois en Saxe en 2021 (sans disputer le moindre match ensemble cela dit, le Hongrois étant alors blessé aux adducteurs) avant de faire le bonheur d’Anfield. Pour ces deux bonnes affaires des Reds sur le marché allemand, on dit Mersey le RasenBallsport qui donne des ailes au Liverbird, magnifié par une Premier League remportée dès la deuxième saison du Hongrois à Anfield. Parce que ses cheveux le valent bien.

  Kevin De Bruyne

76 millions d’euros, de Wolfsburg à Manchester City, été 2015

Les Anglais de Chelsea n’en ont pas voulu (9 matchs en 3 ans et demi), l’ont prêté au Werder Brême avant de l’envoyer définitivement à Wolfsburg. Un an et demi aura suffi pour claquer 20 buts, 37 passes décisives et faire casquer 76 millions d’euros à Manchester City pour une bouilloire qui prend feu à la fin de chaque match. Largement rentable pour celui qui se hissera au Panthéon du club. La première Coupe d’Europe des Cityzens, 6 championnats terminés avec le titre, qui peut aller chercher le Belge ?

  Erling Haaland

60 millions d’euros, de Dortmund à Manchester City, été 2022

L’héritage d’Alf-Inge (47 matchs) à City ? Que nenni, il y est pour écrire sa propre histoire. Les comparaisons avec Darwin Núñez après un match de Community Shield ? Il les balaye d’un revers de la main, 15 buts et 3 passes décisives lors de ses 9 premiers matchs de Premier League. Une coupe aux grandes oreilles, plusieurs courses au Ballon d’or et 3 titres de meilleur buteur de PL plus tard, Erling est un meilleur Haaland en Premier League qu’en Bundesliga, voire l’un des meilleurs avants-centres à y avoir foulé ses pelouses. Tout ça pour le prix d’un Manuel Ugarte au PSG. Merci la clause libératoire.

  Ryan Gravenberch

40 + 5 millions d’euros, du Bayern Munich à Liverpool, été 2023

Non, la Bundesliga ne l’a pas magnifié. Au contraire, elle lui a fait faire du surplace pendant la seule saison qu’il a passée au Bayern Munich, avec 938 minutes de jeu cumulées en un an. Si Liverpool l’achète, c’est pour ce qu’il a montré à l’Ajax à un si jeune âge et les Reds l’utiliseront bien mieux que les Bavarois. Après une première saison encourageante, l’arrivée d’Arne Slot est un déclic pour le Néerlandais, qui devient une pièce inamovible du XI de Liverpool, et un membre de celui de la saison 2024-2025 de Premier League, remportée par son équipe. Ryan Grave pas cher.

  Son Heung-min

30 millions d’euros, du Bayer Leverkusen à Tottenham, été 2015

Dès sa deuxième saison avec les Spurs, il n’avait jamais mis autant de buts en un exercice en Bundesliga. Comme quoi Son Heung-min n’a jamais autant brillé qu’en Premier League, même si ses cinq années en Bundesliga passées entre Hambourg et Leverkusen constituent la mise en bouche d’un joueur frisson dans le meilleur championnat du monde. Le Sud-Coréen fait même partie des rares joueurs à avoir remporté un titre avec Tottenham : une Ligue Europa lors de sa dernière saison, sans oublier sa finale de C1 en 2019. En dix ans, Son c’est 173 buts, 101 caviars et même 22 millions d’euros de contrepartie lors de son départ pour les Stazunis à 33 ans. Soit un investissement équivalent à poser 1000 dollars sur le Bitcoin en 2010.

Jacques Offenbach,

Gratuit, de la Bundesliga à la Ligue 1, hiver 1860

La Prusse ? Très peu pour lui. A 41 ans, le compositeur et violoncelliste fait le choix de la France qui finit par le naturaliser. Né Jakob, il mourra Jacques à Paris et ce, bien avant l’arrivée de QSI. En Allemagne, il fait d’abord le bonheur de sa ville natale qui porte son nom (et pas l’inverse), Offenbach-sur-le-Main, tellement qu’il est surnommé « der Offenbacher », l’équivalent du « Kaiser » avant Beckenbauer. Il enverra Orphée aux Enfers, le plus grand fait d’armes de sa carrière, avant de confirmer en France qu’il est le Jacques qu’il pense être. À bon entendeur uniquement.

Mentions honorables d’autres Bundesligisten qui s’expatrient bien : Et Ousmane Ballon d’or, İlkay Gündoğan, Joško Gvardiol, Pierre-Emerick Aubameyang, Hakan Çalhanoğlu, les voitures allemandes, l’Alsace-Moselle, Karl Lagerfeld.

Leipzig se sépare d'un historique

Par Nathan Beaufils

Commentaires

Les membres ont posté 0 commentaire sur cet article. Participez à la discussion en vous connectant .


À lire aussi
Les grands récits de Society: L'affaire Julie Michel
  • Enquête
Les grands récits de Society: L'affaire Julie Michel

Les grands récits de Society: L'affaire Julie Michel

Le 19 juillet 2013, Julie Michel, une jeune Auxerroise de 27 ans partie seule sur les routes du Sud-Ouest, disparaissait dans les Pyrénées, laissant derrière elle sa voiture, quelques indices attestant d'une inquiétante emprise sectaire et beaucoup de mystères. Douze ans plus tard, la justice vient de rouvrir l'enquête sur ce cold case tombé dans l'oubli.

Les grands récits de Society: L'affaire Julie Michel
Articles en tendances
Logo de l'équipe France
Zinedine Zidane of France during the Soccer World Cup Final between Brazil and France on July 12 1998 in Paris Saint Denis, France. Photo : Eric Renard / Onze / Icon Sport  - Photo by Icon Sport
Zinedine Zidane of France during the Soccer World Cup Final between Brazil and France on July 12 1998 in Paris Saint Denis, France. Photo : Eric Renard / Onze / Icon Sport - Photo by Icon Sport
  • International
  • France
Zidane : « Moi, je voulais être chauffeur-livreur »

Zidane : « Moi, je voulais être chauffeur-livreur »

Zidane : « Moi, je voulais être chauffeur-livreur »




Nos partenaires

  • #Trashtalk: les vrais coulisses de la NBA.
  • Maillots, équipement, lifestyle - Degaine.
  • Magazine trimestriel de Mode, Culture et Société pour les vrais parents sur les vrais enfants.