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Yannick Cahuzac : « J’ai encore en tête l’odeur des frites et des merguez »

Quelques semaines après avoir dit définitivement « stop » aux belles pelouses de Ligue 1, Yannick Cahuzac (37 ans) enchaîne déjà sur un nouveau challenge : devenir le parrain de la quatrième édition du Vrai Foot Day, la première journée d’hommage au football amateur organisée cette année les 24 & 25 septembre prochain par So Foot. Le désormais ex-milieu de terrain du RC Lens se replonge dans ses souvenirs de terrains stabilisés, de pique-niques dans les environs d’Ajaccio avec la tunique du Gazéléc ou encore de ses dernières semaines chez les pros dans le Pas-de-Calais.

« J’ai une image dans le foot pas forcément bonne, à juste titre car il n’y a pas de fumée sans feu, mais les personnes qui me connaissent savent qui je suis et les valeurs humaines que je porte. »
Pourquoi as-tu accepté d’être le parrain de notre journée de fête et d'hommage au foot amateur, le Vrai Foot Day ?
Quand vous m’avez présenté la démarche, j’ai trouvé cela super. Cela m’a rappelé mon enfance, ma jeunesse. Le football amateur, sa définition, c’est de partager des moments ensemble, ça m’a parlé. J’ai été fier que l’on pense à moi. Quand j’ai annoncé la fin de ma carrière en mai, j’ai reçu beaucoup de messages, et ce qui m’a le plus touché, c’est quand on parle de l’homme que je suis. J’ai une image dans le foot pas forcément bonne, à juste titre car il n’y a pas de fumée sans feu, mais les personnes qui me connaissent savent qui je suis et les valeurs humaines que je porte. Et puis je trouve que c’est une belle initiative, tout simplement.

L'appel à projets du 18 juin de Yannick Cahuzac, parrain du Vrai Foot Day 2022

« Le football amateur, c’est le partage » , cela ressemble à première vue à ton histoire familiale quand on voit le parcours dans le foot de ton grand-père, Pierre Cahuzac...
(Il coupe.) Mon grand-père, je sais tout ce qu’il a fait, mais je ne l’ai pas tellement connu, car quand j’étais en âge de comprendre ce qu’il avait réalisé, il était très malade. C’est en partie pour cela je pense que je n’ai jamais ressenti ce poids lié à mon nom, car petit, je n’avais pas conscience de ce qu’il avait accompli. D’autant que mon père n’était pas du tout footeux. Le seul souvenir que j’ai de lui au foot, c’est quand j’avais 10-12 ans. J’étais allé le voir jouer en corpo avec ma mère. Il jouait avec les finances, car il bossait dans une banque. C’était un 4 à l’ancienne, quelqu’un de calme comme moi. Mais sur le terrain, il avait dégoupillé. Il avait envoyé une boîte, l’autre avait répondu. J’étais choqué, je ne suis plus jamais allé le revoir. (Rires.) J’ai un nom de footeux, mais mes parents me rabâchaient sans cesse : « Si tu n’as pas ton bac, tu ne joues pas au foot. » J’ai été élevé comme ça, mais à partir du moment où j’ai eu le bac, ils m’ont laissé partir.

Quand tu repenses à tes premières années de foot, qu’est-ce que cela t'évoque ?
Ce n’était que des grands et beaux moments. J’ai eu la chance de commencer jeune, à 4 ans, avec mes amis qui le sont toujours aujourd’hui par ailleurs. On attendait avec impatience le mercredi et le samedi pour pouvoir s’entraîner, se retrouver et participer à tous ces tournois qui resteront gravés à jamais. J’ai encore en tête l’odeur des frites, des merguez et des saucisses, une grosse ambiance mise par les parents, les amis ou la famille qui venaient voir le petit jouer. À l’époque, je jouais au Gazéléc, et il y avait de belles équipes au tournoi du Gaz. Il y avait tous les clubs de la région et quelques-uns de la Côte d’Azur : le Cavigal de Nice, Menton... C’était l’un des seuls tournois que l’on pouvait jouer sur herbe et qui avait une spécificité : à chaque match nul, pour départager les deux équipes, on faisait des « shoot-out » . On partait du rond central et on devait faire un « un-contre-un » avec le goal. Ce n’était pas commun alors qu’aujourd’hui en Ligue 1, le challenge Wanadoo est devenu la norme à la mi-temps.

Vous jouiez sur quelle surface habituellement ?
C’était du « turf » , de la terre (ou stabilisé, NDLR). Hormis quelques-uns joués sur synthétique sur Bastia et celui du Gaz’, tous les tournois dans la région ajaccienne que je faisais étaient sur du turf. Forcément, on avait les genoux en sang, mais on avait l’habitude. (Rires.) Même nous au Gaz, on ne s’entraînait pas sur l’herbe, mais bien sur un terrain en turf du côté de la Sposata. Même lors de mes premières années de formation à Bastia, de 15 à 17 ans, c’était comme ça. Aujourd’hui quand on en parle, c’est presque choquant, mais à l’époque c’était normal. Ce n’était même pas contrariant, c’était comme ça.

« Si le week-end d’avant tu avais taclé et que tu as encore le steak qui est bien frais, tu vas hésiter à deux fois avant d’y retourner. »
Qu’est-ce que cela changeait à ton jeu, de jouer sur du turf ?
C’est un autre sport, j’ai envie de dire. (Rires.) Les rebonds ne sont pas les mêmes, si le week-end d’avant tu avais taclé et que tu as encore le steak qui est bien frais, tu vas hésiter à deux fois avant d’y retourner... Après, je n’ai aucun pote par exemple qui a arrêté le football à cause de ça. Ils ne sont pas frileux, au contraire !

À quel moment le football est-il passé du simple amusement à un métier ?
Je n’ai jamais eu la sensation que le football était un métier. Je me suis toujours senti privilégié de pouvoir davantage m’entraîner et jouer que la majorité des gens. En revanche, les souvenirs du monde amateur, eux, ne sont pas les mêmes. Il n’y avait pas cette concurrence du monde pro, où tu es obligé de jouer pour avoir un contrat. Tu sens que les parents poussent beaucoup même si aujourd’hui, à 5 ans, tu as l’impression que certains parents sont persuadés d’avoir le futur Messi ou Ronaldo, qu’ils ont gagné au loto... Moi, je n’ai pas ce souvenir-là. J’ai vécu des années extraordinaires en débutant, poussins, benjamins (équivalent de U7 à U12, NDLR). En poussins notamment, c’était un ensemble : on avait une bonne équipe, on gagnait beaucoup et l’environnement autour de nous était incroyable. Chaque week-end, on parcourait la région ajaccienne et on allait chez les parents des uns ou des autres manger. Si on allait un peu plus loin, on prenait les glacières et on faisait des pique-niques tous ensemble. Il n’y avait pas de Messi ou de Ronaldo dans notre équipe : nous, les petits, on était juste contents de se retrouver. On se demandait même si nos parents n’étaient pas encore plus contents que nous de se retrouver, pour boire une bière et manger un bout ensemble.



Il y avait déjà autant de parents à ton époque qui étaient persuadés d’avoir des stars à 5 ans ?
Je crois que ça existe depuis pas mal de temps : tu as toujours eu des parents qui étaient à fond derrière leur gamin. Ça fait partie du folklore. Mais le foot a peut-être accéléré ce phénomène. On voit que les clubs recrutent de plus en plus jeunes, ils sont capables de mettre des sommes énormes sur de très jeunes joueurs. Cela n’existait pas avant. À mon époque, si tu en avais un ou deux qui signaient pro par génération, c’était déjà énorme. Là, tu en as 4-5 qui sortent, car il faut avoir des points au niveau du centre de formation car plus tu as de points, plus tu as d’argent pour le club... Le foot a changé.

C’était qui le crack de ta génération qui n’a pas percé ?
Le parrain de mon fils, Jean-Michel. Il avait tout : les deux pieds, il allait vite, il avait la vision de jeu, la grinta. C’était un numéro 10, un vrai phénomène. Il avait été sollicité très jeune et, à mon époque, si tu ne partais pas à 15-16 ans, c’était difficile de percer. À ce moment-là, Saint-Étienne et le Sporting Club de Bastia étaient sur lui, mais il a dit non. Bastia l’a même resollicité à 17-18 ans, il devait aller au rendez-vous, mais le jour J, il les a plantés alors qu’on devait être en chambre ensemble. Mais il était amoureux, il aimait sortir. Maintenant, il est toujours sur Ajaccio pas loin de moi. (Rires.)

Qu’est-ce qui te faisait rêver dans le football quand tu étais petit ?
Moi, j’étais du Gaz’. J’allais les voir jouer en CFA (l’ancien National 2, NDLR), en National 1 ou alors quand ils faisaient un petit parcours en Coupe de France. Mon premier grand souvenir, c’est celui d’un match à Mezzavia où l’on avait reçu l’AS Monaco de Luc Sonor (défaite 3-0 en quarts de finale de Coupe de France, en 1992). J’en ai d’autres, notamment une fois où je ne sais plus si c’était face à Saint-Étienne ou Créteil, mais Pascal Olmeta, qui était au Gaz, avait fait le show avant une séance de tirs au but. Avant qu’elle ne soit détruite, il y avait cette tribune que l’on appelait « Côté route » , c’était un peu la tribune « macagna » (se prononce « magagne » ). En Corse, c’est la tribune qui chambre, proche du terrain, qui aime bien titiller les adversaires. Derrière, on voyait déjà le toit du supermarché, tout ça, cela n’a pas bougé. Quand le Gaz était remonté en Ligue 1 il y a quelques années, il y avait forcément beaucoup de fierté et de bonheur, car c’est le club où j’ai commencé à 4 ans et d’où je suis parti à 15 ans. J’ai énormément de souvenirs, d’amis. Le Sporting a une place importante dans mon cœur, mais il y a le Gaz aussi.

« Moi, mes débuts, ça n’a été "que de la merde". La suite, je souhaite à tout le monde de vivre ce que j’ai vécu : Champion de National, champion de Ligue 2, tu retrouves la Ligue 1 8-9 ans après et tu finis à chaque fois 10e, 12e. C’était une dynamique fantastique. »

As-tu le sentiment qu’il y avait parfois un « effet Coupe de France » quand tu recevais avec Bastia des grosses cylindrées comme le PSG par exemple ?
Je comprends ce que tu veux dire. À une époque, je t’aurais dit oui. Mais quand on les bat avec Bastia (4-2, le 10 janvier 2015), le stade aurait été blindé de la même manière que si on avait reçu Lorient ou Reims. On avait tellement connu la galère les années précédentes. Quand j’ai signé pro au Sporting en 2004-2005, le club venait de descendre en Ligue 2. On a loupé la remontée les deux années suivantes. Puis on a fait un championnat moyen, suivi d’un autre où on flirte avec la relégation. Avant de descendre en National en 2010. Moi, mes débuts, ça n’a été « que de la merde » . La suite, je souhaite à tout le monde de vivre ce que j’ai vécu : Champion de National, champion de Ligue 2, tu retrouves la Ligue 1 8-9 ans après et tu finis à chaque fois 10e, 12e. C’était une dynamique fantastique. Chaque match, surtout les deux premières années, c’était une finale quand tu regardais d’où l’on venait.

Vidéo

En parlant de finale, il y a celle de Coupe de la Ligue perdue face au PSG au stade de France en 2015 (0-4). C’était l’un des points culminants de ton passage au Sporting malgré tout, non ?
Complètement. Jouer au stade de France, je n’aurais jamais pensé pouvoir le faire. En plus, tu avais 30 à 40 000 Corses dans l’enceinte ce jour-là, tout un virage bleu. Malgré la défaite, cela reste l’un de mes plus beaux souvenirs. Quand tu sors à l’échauffement, que tu vois ça, mais aussi tes parents, ta femme, ton fils, tes amis dans les gradins pour te voir jouer, c’était un truc de fou. Je suis peut-être le seul à le penser, mais s’il n’y avait pas eu ce carton rouge tôt dans le match, on l’aurait gagné cette finale ! Même à 10 contre 11, malgré le score, on avait réussi à se procurer quelques situations sur coup de pied arrêté. C’était aussi une grande fierté de pouvoir se mesurer à ce qui se faisait de mieux dans le foot, quand tu vois la carrière de ces mecs-là, leur longévité.

« Avec Bastia, on mettait une brosse. Cinq ans après, il n’y avait plus de poils, mais elle était toujours là. À Lens, il manque dix poils, elle est changée directement. »
Tu avais l’impression de faire le même métier qu’eux ?
On ne faisait pas le même métier à cette époque-là, notamment quand tu voyais leurs déplacements et les nôtres. En Ligue 1, ça allait. Mais je me rappelle un déplacement en Ligue 2 à Brest, avec Bastia. Il y avait un volcan en Islande qui s’était réveillé. On n’avait pas pu décoller, on a donc dû descendre en bus de Brest jusqu’à Toulon. Arrivés là-bas, on ne savait toujours pas si on pouvait prendre l’avion ou si l’on devait prendre le bateau. Finalement, on a pu décoller, mais on a dû se taper une nuit supplémentaire sur place. C’était un déplacement de plus de 24h, je m’en souviendrai toute ma vie. En plus, on en avait pris quatre. Mais même sans parler de Paris, tu avais parfois un décalage avec d’autres clubs, comme avec Lens où j’ai joué ces dernières années. Un exemple : les brosses à chaussures. Avec Bastia, on mettait une brosse. Cinq ans après, il n’y avait plus de poils, mais elle était toujours là. À Lens, il manque dix poils, elle est changée directement. On se rapprochait plus du monde amateur à ce niveau-là. L’ACA s’est plutôt bien structuré, mais les clubs corses, en matière de structures, ont du retard par rapport aux clubs du continent.

Qu’est-ce que vous faisiez de singulier à Bastia par exemple ?
Je vais vous raconter une anecdote : pendant nos années en Ligue 1, on faisait notre mise au vert dans un hôtel, mais derrière, on n'avait pas la police pour nous escorter jusqu’au stade. Comme il n’y a qu’une voie pour se rendre à Furiani, il y a souvent beaucoup d’embouteillages. Du coup, on y allait avec nos voitures persos, on faisait un cortège et on se mettait en warning. Les gens nous laissaient passer sur la bande d’arrêt d’urgence ! Ils savaient que c’était nous, ils klaxonnaient, ils nous encourageaient, c'était super. Je me rappelle qu’un jour de derby - on était en car cette fois -, on était restés bloqués dans les bouchons. Le car ne passait pas, alors on est descendus avec nos sacs et on s’est rendus au stade à pied en passant devant les supporters qui nous motivaient.

Cela t’arrivait d’aller voir des matchs amateurs quand tu jouais à Bastia ?
J’y allais très souvent, car mes proches jouaient en DH. Dès que mon beau-frère et mon cousin montaient en Haute-Corse, je prenais le petit et ça me permettait d’aller les voir. En Corse, c’était dur de jouer chez les amateurs à l’époque, ça envoyait du lourd. Il y avait beaucoup de contacts. J’avais toujours cette boule au ventre qu’il y ait une dispute, car on savait que c’était une équipe dure et rugueuse en face, il y avait toujours une forme d’appréhension. Aujourd’hui, cela a changé : ça joue vraiment au ballon, il y a un super niveau, on prend du plaisir à voir les matchs.

Ton petit joue au ballon ?
Oui, il joue au foot ! Ce qui me rend heureux, c’est de le voir heureux d’aller jouer au foot justement. Il est encore à un âge où il est très déçu quand il perd, il pleure parfois, ça fait partie de l’apprentissage. Quand je vais le voir jouer, je reproduis ce que mon père a pu faire avec moi : je me mets toujours à l’écart pour ne pas être parasité par la maman qui crie au scandale ou le papa qui ne comprend pas pourquoi son fils est sorti. Mon petit, j’aime bien le chambrer après le match en lui demandant comment il a pu louper telle ou telle action. Il a une bonne réplique : « Pourquoi, toi tu l’aurais mise ? » Il n’a pas tort sur ce point. (Rires.)

« Un amateur qui bosse toute la semaine et qui va se lever le samedi ou le dimanche matin, sur son seul jour de repos, pour aller jouer au foot, c’est qu’il est passionné comme nous on peut l’être en pro. »
Quelles sont les similitudes entre le foot amateur et le monde professionnel ?
Un amateur qui bosse toute la semaine et qui va se lever le samedi ou le dimanche matin, sur son seul jour de repos, pour aller jouer au foot, c’est qu’il est passionné comme nous on peut l’être en pro. Après, chez les pros, il y a tellement d’argent que le climat est plus malsain. Dans le foot amateur, tu n’as pas ce critère-là qui fait que tu peux te demander : « Attends, ce gars-là qui vient me parler, il est là pour l’homme ou pour le professionnel ? »

Tu as mis fin à ta carrière professionnelle le mois dernier. Quand est-ce que tu as perdu cette envie de jouer ?
Je ne l’ai pas perdue, j’ai toujours l’envie de jouer, mais avec les années, ça devenait de plus en plus dur. La saison passée, je jouais plus souvent, mais je mettais plus de temps à récupérer. J’avais de plus en plus de douleurs dont certaines que je ne connaissais pas. Le quotidien devenait très compliqué physiquement, et derrière, ça jouait sur le mental. J’ai pensé arrêter à partir du mois de janvier. C’était lié à mes performances, je n’ai jamais voulu être un boulet. Je m’entraînais tous les jours afin de répondre présent, mais ça ne suffisait plus. Je me disais : « Putain Yannick, tu donnes tout, mais tes performances ne sont pas au niveau. » Quand sur cinq mètres, le mec d’en face t’en prend dix... Je n’avais pas envie de redescendre en Ligue 2 ou dans les divisions inférieures. La suite ? On verra. (Sourire.)



Si vous voulez en savoir davantage sur la carrière et la vie de « Cahu » , redécouvrez notre superbe entretien réalisé chez lui, en 2020.

Et pour relire d'autres interviews qui sentent bon les frites et les merguez des tournois de sixte de foot district, on vous remet les entretiens avec les précédents parrains du Vrai Foot Day :

Vrai Foot Day 2019 - Steve Savidan : « Je voulais boire des coups avec mes potes   »
Vrai Foot Day 2020 - Benjamin Nivet : « Même pro, j'allais voir des matchs de district   »
Vrai Foot Day 2021 - Pierre Lees-Melou : « Je me considère toujours comme un footballeur amateur   »

Propos recueillis par Andrea Chazy et Maxime Marchon