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Spalletti-Napoli, les secrets d'un mariage réussi

Ce dimanche, Luciano Spalletti fait son retour au stadio Olimpico, sur le banc du Napoli. Un come-back qui n’a rien d’anodin : il débarque là en leader invaincu de la Serie A (8 matchs, 8 victoires). Mais aussi avec le statut de dernier coach à être parvenu à remporter un trophée à la Roma, en 2008.

Lorsque, le 24 mai 2008, il soulève dans le ciel de Rome la Coupe d’Italie, en compagnie de son capitaine Francesco Totti, Luciano Spalletti est loin de s’imaginer qu’il s’agit là du dernier trophée remporté par la Roma avant un bon bout de temps. En effet, cela fait 13 ans et demi, depuis ce jour, que le club giallorosso n’a plus rien gagné. Spalletti, lui, est allé garnir son armoire à trophées en Russie, au Zénith, pendant que la Roma a souvent gratté des deuxièmes places (avec Claudio Ranieri et Rudi Garcia, notamment), mais sans jamais parvenir à triompher. Or, cet été, l’arrivée de José Mourinho sur le banc romanista a redonné de l’espoir aux tifosi. Avec un coach deux fois vainqueur de la Ligue des champions, et deux fois du Scudetto (en 2010, il avait d’ailleurs terminé premier, deux petits points devant la Roma), tout rêve était permis. Cette arrivée en a pratiquement éclipsé une autre : celle de Luciano Spalletti sur le banc du Napoli.



Après deux années sabbatiques, le divin chauve a repris du service pour embrasser le projet napolitain. Sa signature a fait peu de bruit, la presse italienne préférant déblatérer sur les arrivées plus retentissantes d’Inzaghi à l’Inter, de Sarri à la Lazio, d’Allegri-bis à la Juve et, donc, de Mourinho à Rome. Pourtant, après huit journées, le constat est implacable : c’est bien Spalletti et son Napoli qui dominent de la tête et des épaules cette Serie A. Huit matchs, autant de victoires, et un test face à ses anciens supporters (qui ne lui ont jamais vraiment pardonné la rupture avec Totti) qui tombe à point nommé.

Métamorphosé ? Non, peaufiné !


Les statistiques parlent d’elles-mêmes : le Napoli réussit là le meilleur début de saison de son histoire. Même avec Maradona, même avec Cavani, même avec Higuaín : jamais les Partenopei n’avaient commencé une saison par huit victoires de rang. Et ce n’est pas tout : ils vantent actuellement la meilleure défense du championnat (seulement trois buts encaissés en huit journées), et la deuxième meilleure attaque derrière l’Inter (19). À deux reprises, ils ont été menés au score (face à la Juventus et contre la Fiorentina), et les deux fois, ils ont renversé la tendance pour finalement s’imposer 2-1. En résumé : une grosse défense, une grosse attaque, et un gros caractère. Tous les bons ingrédients.

En Italie, beaucoup parlent d’un Napoli « métamorphosé » par Spalletti. Une affirmation qu’il faut toutefois nuancer. Ce Napoli-là avait effectué une fin de saison 2020-2021 canon sous Gennaro Gattuso. Le club de De Laurentiis est d’ailleurs invaincu depuis le 7 avril, et a terminé la dernière Serie A par une série de six victoires et trois nuls. Malheureusement, le terrible choke face au Hellas Vérone lors de la dernière journée (1-1), qui a privé le Napoli d’une qualification en Ligue des champions, a terni le bilan de Gattuso, le ponctuant sur une note négative. Alors que l’équipe avait pourtant terminé avec la troisième meilleure attaque et la troisième meilleure défense... Mais assurément, de bonnes bases avaient déjà été posées, et Spalletti en bénéficie aujourd’hui.

Et ça fait Zambo cafew, cafew carnaval


Alors, qu’est-ce que le coach toscan a changé pour faire passer ce Napoli à l’étage supérieur ? Le premier changement est tactique. Gattuso faisait évoluer son équipe en 4-2-3-1, un système que Spalletti connaît à merveille, puisque c’est ainsi qu’il avait révolutionné la Roma lors de la saison 2005-2006, avec un trio Mancini-Perrotta-Taddei derrière Totti. Mais depuis le début de la saison, le technicien se montre plus flexible : son traditionnel 4-2-3-1 évolue régulièrement vers un système qui s’apparenterait plutôt à un 4-3-3. Son milieu à trois est ainsi composé de deux milieux box-to-box, Piotr Zieliński et André-Frank Zambo Anguissa (monstrueux depuis le début de la saison, c'est à signaler), et de Fabián Ruiz, qui occupe lui un rôle beaucoup plus libre, lui permettant de dicter le jeu et le tempo. Il est le lien entre la défense et le milieu, entre le milieu et l’attaque, et même entre les milieux.


La conséquence immédiate est que le Napoli de Spalletti effectue beaucoup moins de passes longues que celui de Gattuso, privilégiant les échanges courts et les passes dans la moitié de terrain adverse. Ainsi, il se crée plus d’occasions et en concède moins, puisque l’adversaire est bien souvent contenu (pour ne pas dire confiné, oublions ce mot en 2021) dans sa propre moitié de terrain. Néanmoins, Spalletti prend un malin plaisir à jongler entre les schémas. Lors du dernier match de championnat, face au Torino, il a par exemple changé son fusil d’épaule en seconde période, passant du 4-3-3 au 4-2-3-1 avec succès, puisque Naples a débloqué la situation à quelques minutes de la fin.



Le grand bénéficiaire de ces évolutions tactiques se nomme évidemment Victor Osimhen. Après une première saison compliquée, entre blessure et Covid, l’ancien Lillois est enfin en train d’exploiter tout son potentiel. Spalletti l’utilise comme un véritable numéro 9, lui demande d’être dans la surface et nulle part ailleurs. Conséquence : il touche plus de ballons dans les seize mètres que l’an dernier, il tire beaucoup plus, et... il marque plus. Déjà cinq buts pour lui en sept apparitions, alors qu’il n’en avait inscrit que dix sur l’ensemble de la saison dernière. Seule petite ombre au tableau : un Lorenzo Insigne légèrement en dedans depuis le début de la saison. Outre le fait qu’il rate des penaltys (déjà trois loupés cette saison !), il se montre moins décisif que d’habitude, avec seulement deux buts marqués et trois passes décisives. Mais attention : ce jeudi, face au Legia Varsovie (3-0), Insigne a réalisé un match absolu, couronné par un but délicieux. Or, si ce Napoli-là, déjà implacable, récupère enfin un Insigne à 100 %, cela ne peut être que de bon augure. Sauf pour ses futurs adversaires. N’est-ce pas, José ?

Par Éric Maggiori
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