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Le soldat Elsner

Aux manettes d'un Amiens 18e de Ligue 1 et qui s'apprête à avaler un calendrier terrible, Luka Elsner est pointé du doigt par ses supporters et faiblement soutenu par ses dirigeants. Pourtant, le pire serait certainement de virer l'entraîneur franco-slovène.


Un soir de novembre, quelques minutes après une victoire contre Brest à la Licorne (0-1), Luka Elsner s’était pointé pour poser son diagnostic sur la difficile seconde période traversée par les siens : « Oui, on a souffert. On a eu peur de perdre, c’est ce qui nous a fait reculer. Mais nous sommes en apprentissage, on ne peut pas être virevoltants à chaque match. » À cette époque, Amiens surfait sur du bon - un cinquième match consécutif sans défaite, une victoire contre l’OM (3-1), un jeu risqué et attrayant - et, dans les coulisses, on se tapait sur le bide, quelques mois seulement après avoir vu le club se maintenir sans trop forcer en Ligue 1. L’important était là, sous le nez des dirigeants : à leurs yeux, le club picard avait un horizon dégagé, allait de nouveau assurer sa place dans l’élite sans frissonner et c’était bien comme ça. L’avantage, c’est qu’à Amiens, on n’en demande souvent pas plus. C’est aussi le risque : à être trop tranquille, on tombe de haut. La preuve avec ces mots lâchés mardi par Thomas Monconduit, au club depuis 2015, dans les colonnes du Courrier Picard : « Personne ne l’a vue venir. On a peut-être manqué de vigilance à un moment. On s’est peut-être vus trop beaux, mais je ne m’attendais pas à ça. » À savoir : une série de dix matchs sans succès en Ligue 1, durant laquelle l’Amiens SC a pris à plusieurs reprises la marée et qui a vu la troupe picarde concéder un nul à domicile face à Toulouse (0-0), une autre équipe en vrac, samedi dernier.


Un samedi soir funeste, où Luka Elsner a été pointé du doigt et attaqué par une banderole déployée dans le bas du virage nord de la Licorne : «  Trop, c’est trop. Elsner démission. » Ce qu’il en a dit : « Cela reflète une peur. Ils ont le droit d’exprimer leur mécontentement. Je les comprends. Je suis loin de fuir mes responsabilités. Mais moi, après 24h, je trouve toujours cinquante raisons de repartir. » Dans la foulée, le coach a été soutenu par le directeur sportif picard, John Williams, qui avait été le débusquer en Belgique la saison dernière, et est retourné chez lui, où il a probablement, comme à son habitude, passé la nuit à revisionner la rencontre livrée par ses gars. Ce matin, Elsner connaît mieux que personne l’équation : avant de défier l’OL, Amiens est 18e de Ligue 1, pointe à cinq points de Dijon et n’a quasiment plus de marge. En d’autres termes, l’heure est grave.

Faire péter le confort


Grave car Luka Elsner fait désormais face à des supporters qui ne demandent qu’une chose : du changement, et vite. Mais que veulent-ils, au juste ? Voir le technicien franco-slovène sauter et être remplacé par un entraîneur au jeu moins ambitieux ? Simple : Elsner est aujourd’hui, comme d’autres avant lui, pris au milieu d’un procès parce qu’il a des idées, qu’il réfléchit sur le jeu, qu’il ne souhaite pas se contenter de venir au bord du terrain pour voir ses joueurs « résister » . Non, Luka Elsner veut que ses hommes jouent au foot et le fassent avec du caractère, ce qu’il nous expliquait il y a quelques mois : « Il faut trouver un moyen d'avoir un état d’esprit sur la durée, car tu ne remplaces pas ta force de caractère par le jeu. Le jeu se superpose au caractère, c’est différent. Ce n’est pas possible d’être performant si tu n’aspires à prendre des points que par le jeu et que tu ne réponds pas dans l’impact. » Cela demande une implication de tous les instants et un refus du confort. Cela demande aussi du temps, ce qui semble aujourd’hui impossible à demander dans un championnat qui découpe ses entraîneurs comme on cueille des champignons à l’automne.



Le problème à Amiens, aujourd’hui, était prévisible, et Elsner paie pour une culture du confort cultivée depuis de nombreuses années en Picardie malgré les résultats corrects obtenus durant le mandat de Christophe Pélissier. Il est surtout seul, le président Bernard Joannin étant parti en vacances à l’île Maurice depuis un mois et le vice-président, Louis Mulazzi, ne le soutenant qu’à demi-mot. En réalité, seul Williams est à ses côtés au quotidien et continue de le maintenir, Luka Elsner assumant en parallèle chaque résultat, chaque mauvaise décision. Les faits sont malgré tout là : le Franco-Slovène fait tout pour bousculer son équipe, dans le fond comme dans la forme, et ose là où d’autres préféreraient jouer à dix autour de leur surface. Le football est une histoire de temps, et Elsner en a besoin : il faut lui laisser sa chance jusqu’au bout de la saison. « Les supporters oublient vite » , expose encore cette semaine Monconduit dans le Courrier Picard, et c’est souvent vrai. Changer, d’accord, mais pour ranger ses ambitions ? Cela a rarement eu du bon, demandez au Téfécé. L’heure est donc venue de se ranger autour d’un projet et non de se diviser. Désormais, la guerre pour le maintien commence et elle pourrait débuter par la consigne suivante : oser, encore et encore, pour survivre.

Par Maxime Brigand
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