Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 24 Résultats Classements Options
  1. //
  2. //
  3. // Liverpool-Everton (1-0)

Origi, de l'or en barre

Héros inattendu d'un derby de la Mersey que Liverpool a arraché au-delà du temps réglementaire (1-0, 90+6), Divock Origi a frappé le plus beau coup de sa carrière pour son premier match sous le maillot des Reds depuis... août 2017. Un but en forme d'exorcisme, pour peut-être mettre fin au Divock qui divague.

Modififié
C’est lequel, vous, votre premier geste au réveil ? D’aucuns tabassent le bouton snooze de leur alarme, quand d’autres se frottent les yeux vigoureusement, s’avalent un grand verre d’eau glacée et posent un pied droit assuré sur leur descente de lit en moquette. Deux patterns, deux types de gus. Divock Origi, lui, est entre les deux : il titube. Et deux ans après avoir pensé définitivement fermer les yeux sur la Premier League, à l’issue d’un anonyme match de championnat d’août 2017 face à Watford qu’il avait traversé comme dans un songe, allumer brutalement la lumière de sa chambre n’a visiblement pas arrangé le bon fonctionnement de sa cervelle.


Il suffit de l’entendre parler, soliloquant comme une princesse tirée d’un sommeil profond par un journaliste qui passait par là : « Elle est incroyable, cette fin de match. Il y a un ballon, une tête de Virgil, le ballon... 50/50, le gardien plonge, et à la fin, le ballon est devant le but. Et un derby comme ça, 1-0, tu peux pas laisser tomber. Donc pour moi, c’était spécial, c’est énorme, c’est énorme. » C’est flou, haché, ça n’est même pas factuellement vrai, le Belge évoquant une tête là où Van Dijk a envoyé une volée ratée, mais c’est à l’image de sa célébration. Celle d’un type paumé qui, marquant le but vainqueur au bout du temps additionnel d’un derby de la Mersey à domicile, ne court pas en hurlant vers le poteau de corner, mais se baisse pour récupérer la gonfle divine, la caler sous son aisselle et bondir vers le rond central comme s’il venait d’égaliser. Perdu, tout autant qu’on pensait qu’il l’était à Liverpool.

Pickford, pince charmante

Car ça n’est pas autre chose qu’un conte de fée, l’histoire d’un bisou sur les lèvres d’une belle au bois dormant aux longues tresses brunes et aux mèches frisées. La seule différence avec le récit de Perrault, finalement, c’est la gueule du prince. Car si le mérite principal de ce but revient au seul gamin assez déterminé pour suivre une action que tout le monde pensait terminée, il n’aurait jamais eu lieu sans l’intervention surréaliste de Jordan Pickford, ivrogne à collerette. Sur le ralenti, c’est clair comme une flûte en cristal : la cloche de Van Dijk tapait l’extérieur de la barre. Intervenir, oui ! Mais là où il fallait se contenter d'une claquette, l’Anglais s’est pris les pieds dans le tapis, pour faire basculer côté Reds, pour la cinquième fois de l’histoire, un match entre Everton et Liverpool dans le temps additionnel.


Et Origi, dans tout ça ? L'ancien Lillois le faisait remarquer en zone mixte après la rencontre, un but dans le derby, il connaît. C’est en réalité son troisième, après le 20 avril 2016 (4-0 pour Liverpool, et il était sorti sur civière après un horrible tacle de Ramiro Funes Mori) et le 1er avril 2017 (3-1 dans le même sens), mais assurément son plus « spécial » , comme il l’exprimait lui-même, le plus « bizarre » comme titre en chœur la presse outre-Manche ce matin. Le plus important, aussi, spectaculaire bascule du sort du match, au point de voir Jürgen Klopp débouler sur le terrain dans les bras d’Alisson, puis demander au cameraman de porter sa lentille sur un garçon qu’il souhaitait vendre à l’intersaison. « J’ai eu des moments difficiles, confirmait l’intéressé en après-match, ce qui est bien pour un joueur de mon âge, aussi. Enfin, je suis pas très jeune, je commence à devenir plus âgé. » Vingt-trois piges, très exactement, l’âge où les espoirs de début de carrière commencent à patiner ou accrocher au béton.

Exorcisme à domicile

Rien ne dit que ce but peut d’ailleurs relancer une carrière qui tourne au ralenti depuis deux ans, même après un prêt à Wolfsburg plutôt concluant l’an dernier (sept buts et trois passes décisives en 37 matchs toutes compétitions confondues). Celle de Divock Origi reste ainsi pour l’instant cantonnée à un bilan étonnant : cette saison 2014-2015 qui l’avait vu percer en Ligue 1, puis la suivante, en 2015-2016, où le tremplin vers la Premier League avait accouché d’un atterrissage réussi (dix buts, trois passes décisives en 34 matchs TCC). En 2016-2017, année du retour de Liverpool dans le Big Four anglais, il avait même participé à 31 matchs en championnat, bien souvent en tant que remplaçant, mais sur le terrain quand même.



Et puis, l’arrivée de Mohamed Salah avait scellé l’histoire d'un effectif trop rempli pour garder son jeunot, le cédant en prêt au club allemand avec une option d’achat de six millions d’euros, jamais levée. Ainsi, lorsque, ce dimanche après-midi, il avait eu l’occasion peu après son entrée à la 84e de marquer à un mètre des cages, c’est probablement la tremblote qui avait envoyé la balle sur la barre de Pickford. Avant de surgir en renard dans un match que Liverpool ne méritait pas réellement de gagner, et qui tient de l’exorcisme deux ans après l’attentat de Mori. Improbable. Impensable. Origi-nal. Bref, fin de l'hibernation.

Par Théo Denmat
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


il y a 46 minutes Tony Chapron : « La VAR n’est pas juste » 9
Hier à 16:41 Ligue des champions : des matchs le week-end dès 2024 ? 50
Partenaires
Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Un autre t-shirt de foot est possible MAILLOTS FOOT VINTAGE Olive & Tom Tsugi
Hier à 12:40 Rooney à la Maison-Blanche 22