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Les super-héros de la Meinau

Maintenu en Ligue 1 avant même la dernière journée grâce à une victoire sur Lyon au bout d'un scénario incroyable, Strasbourg a encore offert de folles sensations à son public. Qui n'est pas près de s'en lasser.

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Il paraît que certains joueurs de Ligue 1 sont jaloux de l'ambiance du stade Vélodrome. Il paraît aussi que certains supporters français envient l'épopée européenne de l'Olympique de Marseille. Une chose est sûre : cela ne vaut ni pour les membres du Racing Club de Strasbourg Alsace, ni pour leurs fans, qui forment finalement une seule et même entité. Le bordel assez dingue entendu samedi soir à la Meinau, que ce soit avant, pendant ou après la victoire folle des locaux – encore menés 2-1 par Lyon à la 88e minute – l'a encore prouvé.

Donnant-donnant


Soutenus, comme d'habitude, par une enceinte ultra bruyante, le RCS a donc obtenu son maintien dans l'élite lors de l'avant-dernière journée de championnat en renversant une team qui squatte les sommets du championnat et qui avait besoin de points pour s'assurer une place sur le podium. Une égalisation de Nuno da Costa à deux minutes de la fin du temps réglementaire et un splendide coup franc de Dimitri Liénard à quelques secondes du coup de sifflet final ont finalement récompensé les hurlements constants des gradins. Lesquels ont encore été couverts de louanges. Par Anthony Gonçalves par exemple, qui s'est dit « prêt à mourir » pour eux.


Le dernier buteur de la soirée avait quant à lui annoncé la couleur en conférence de presse bien avant ce match de la peur : « La seule chose qui peut peut-être nous sauver, vu l’état des troupes et de notre jeu en ce moment, c’est notre public, les 25 000 frappés qui nous soutiennent et qui, peut-être, nous transformeront contre Lyon. (...) Je ne comprends pas, je psychote, je deviens fou, j’ai peur que tout le monde ne se rende pas compte de la chance d’être dans ce club, putain de merde. »


La Meinau a donc parfaitement fait son boulot. Mais, chose qu'il ne faut pas oublier, les joueurs – et ceux qui les entourent – également. Et dans la plus pure tradition du Racing. Celle qui soumet les cœurs des fans à une activité aussi intense que celle des jambes des footballeurs encouragés. Celle, toujours frissonnante, qui est devenue addiction au fil des décennies. « Ils ont joué avec nos nerfs, mais c'est normal... On est tellement habitués. C'est notre vie, ça !, témoigne Grégory Walter, un des plus fidèles supporters de l'histoire du club. Déjà, ça ne se termine pas lors de la dernière journée, alors on ne va pas se plaindre. Un match tranquille pour terminer la saison, c'est rare à Strasbourg. »


Pourtant, lui, sa femme et ses deux enfants n'avaient, comme ses voisins, pas trop d'espoir au moment d'applaudir l'entrée des joueurs à 20 heures. « La défaite à Rennes nous avait vraiment fait mal, on pensait être au fond, et Lyon restait sur huit succès d'affilée, rappelle celui qui a suivi son équipe absolument partout cette saison. Donc on y est allés avec une petite lueur d'espoir, mais vraiment infime... » Sauf que même quand on l'attend, une surprise peut étonner. Réalité dans laquelle Strasbourg s'est spécialisé. Le duel contre l'OL n'a pas échappé à la règle.

Football Land


Après avoir plutôt bien commencé, ouvrant le score par Stéphane Bahoken peu après le quart d'heure de jeu, le Racing a lutté, puis a connu un trou d'air sanctionné par deux pions signés Nabil Fekir (sur penalty) et Houssem Aouar. On croyait alors le RCS déprimé et complètement cuit ? Que dalle, puisque les Rhodaniens se sont fait renverser. Un match à l'image de leur saison ? Plutôt symbolique des dix derniers exercices, selon Grégory : « Cette partie reflète l'image du Racing, en fait. On est toujours à contre-courant. On perd contre tous les derniers, on gagne face au Paris Saint-Germain et à Lyon à la Meinau... C'est un club à part ! Et c'est tout le charme de notre club : on est tout le temps dans l'incertitude, les joueurs emmènent les ultimes décisions sportives au bout du bout. Ce ne sont plus des ascenseurs émotionnels, ce sont des grands huit. »


Qu'on se le dise donc : si le public de la Meinau mérite une team qui s'arrache, les Strasbourgeois ont grandement répondu à ses attentes lors de ce cru 2017-2018. En le faisant vibrer, en retournant un adversaire considéré comme large favori, en lui offrant un final insensé et un maintien qui n'aurait sans doute pas eu la même saveur s'il avait été obtenu il y a trois ou quatre journées, dans la tranquillité, vu que tout est question de sensation. « Avec les autres supporters, on se répète tout le temps : "Quoi de plus triste que de terminer douzième chaque année ?", résume Grégory. On est des privilégiés, on le sait. » Des privilégiés qui ont maintenant le droit de se reposer.



Par Florian Cadu Propos de GW recueillis par FC
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