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Sochaux-PSG, putain 10 ans!

Ce 17 mai 2008, sur les coups de 22h30, au stade Bonal, Amara Diané a transformé l’une des pires saisons de l’histoire du PSG en une joie indescriptible. Un moment à jamais gravé dans la mémoire des supporters rouge et bleu. Le jour où Paris est allé chercher son maintien à Sochaux. Il y a dix ans, déjà.

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Paris est au bord du gouffre, mais ce moment lui appartient. Prosterné au milieu du terrain, Pedro Miguel Pauleta salue les tribunes, puis fond en larmes quand il se rapproche du virage Auteuil. Au coup de sifflet final de ce match nul 1-1 face à Saint-Étienne (arraché grâce à un pétard de Jérémy Clément), au micro tendu par le speaker, le capitaine a fait une promesse aux 45 000 supporters du Parc et à tous les autres : « On va se maintenir, les gars ! » Il reste une journée de championnat dans cette saison de Ligue 1 2007-2008 : le PSG (16e, 40 pts, -9), Toulouse (17e, 39 pts, -7) et le RC Lens (18e, 39 pts, -7) jouent leur survie. Lens reçoit Bordeaux, qui peut encore contester le titre à l’OL, Toulouse accueille Valenciennes et le PSG se déplace à Sochaux. Le match de la peur.

Les mots de Pedro

Après deux années à végéter au fond du classement, le dernier espoir des supporters porte le numéro neuf. Le capitaine exemplaire, le meilleur buteur de l’histoire du club, fidèle au PSG malgré les offres du président Aulas. Le sauveur désigné. Mais Pauleta a une intuition. À quelques minutes du coup d'envoi à Sochaux, le Portugais se tourne vers son partenaire d’attaque, Amara Diané : « Amara, c’est ton match. » « Mais, attends, c’est toi la star » , répond l'Ivoirien, interloqué. Mais le capitaine est sûr de lui : « Non, ce soir, c’est pour toi. »


Paul Le Guen ne voulait pas d’Amara Diané. C’est la raison pour laquelle il a recruté Peguy Luyindula. Sauf que le capitaine est allé voir le coach, vantant sa complémentarité avec Diané : l'Ivoirien en profondeur et Pauleta, usé par ses 35 ans, qui décroche. Un deuxième homme a œuvré en faveur de Diané dans cette mission maintien : Michel Moulin. Quand Alain Cayzac démissionne le 21 avril 2008, l’actionnaire majoritaine Sébastien Bazin fait du fondateur de Paru Vendu son – éphémère – conseiller sportif. Moulin, c’est un accent du sud et une grande gueule. On dirait un Marseillais. « Mes discours, c’était : faut marcher sur les mecs d’en face, c’est la guerre, c’est pas normal si vous ne prenez pas de cartons rouges. »

Paris-Province

Pendant le match, Moulin gesticule en bord de touche. « Il faisait son cinéma, il pensait faire de la psychologie, il se prenait pour Noah ! » balance l’ancien président sochalien Jean-Claude Plessis, remonté contre le bonhomme. « On a dit que j’avais triplé la prime des joueurs en cas de victoire ce jour-là. C’est une connerie balancée par Moulin ! » En vérité, les Sochaliens – assurés du maintien – n’ont pas besoin d’une rallonge pour avoir envie de terminer la saison en beauté devant leur public. Le match est moyen techniquement, mais accroché. Amara Diané ouvre le score d’une frappe sèche au deuxième poteau de Teddy Richert. Pauleta loupe la balle de break. À la mi-temps, 1-0 pour Paris, Toulouse mène contre Valenciennes, Lens reste 18e.


Mais tout bascule à un quart d’heure de la fin quand Guirane N’Daw égalise de la tête sur un corner de Stéphane Dalmat. Des « Paris en Ligue 2 » descendent du stade Bonal. « Avec le filet du parcage, il y avait un côté cage, citadelle assiégée par le reste du stade, qui représentait la France entière » , dépeint Alexandre, alias Viola, le capo des Lutece Falco, l'un des deux principaux groupes ultras du virage Auteuil à l'époque. En 2008, pas d’alerte but sur les téléphones, encore moins de 3G : Lens a-t-il marqué ? « On commençait à entrevoir le pire, on se disait : "Mais, on va complètement péter les plombs et faire la peau aux joueurs !" » poursuit Viola. Un mois auparavant, à la suite d’une humiliante défaite à Caen enfonçant le PSG dans la zone rouge, on pouvait lire sur les murs du Camp des Loges : « Si on descend, on vous descend.  » Sylvain Armand a même retrouvé sa Porsche défoncée, le pare-brise embroché par une barrière de sécurité. Bref, le scénario du pire ferait des dégâts.

« Comme si c’était au ralenti... »

Il reste dix minutes à jouer. Un nouveau but sochalien ou lensois – le Racing fait match nul contre Bordeaux –, et Paris se retrouverait dans la charrette. Sur les coups de 22h30, Grégory Bourillon récupère le ballon à 25 mètres des cages sochaliennes et lance Amara Diané dans la surface. Son contrôle est raté. Teddy Richert se précipite sur le ballon, mais l’Ivoirien s’arrache. Du bout du pied. Les 800 supporters qui composent le secteur visiteurs retiennent leur souffle comme un seul homme. « La balle met un temps fou à rentrer, comme si c’était au ralenti, rembobine Viola, alors debout contre le grillage, mégaphone à la main. Après, c’est un chaos indescriptible. J’ai vu de la rage sur les visages de tout le monde, un sentiment de libération qui vient des tripes ! »


Le doublé d’Amara Diané offre le maintien au PSG et envoie Lens en Ligue 2. « Pendant ce match, j’ai perdu trois, quatre kilos, et quand je suis rentré dans le vestiaire, j’avais les larmes aux yeux » , témoigne Diané. Essoré, le héros passe sous la douche, rejoint par Paul Le Guen, encore vêtu de son costume. Pourtant, c'est vrai, Paris n’est pas champion et ne remportera pas la Coupe de France une semaine plus tard... C'est bien plus que ça. Paris libéré !

Par Florian Lefèvre Propos de Viola et Jean-Claude Plessis recueillis par FL, ceux d'Amara Diané extraits de son interview sur SFR Sports et ceux de Michel Moulin tirés de son portrait dans le SO FOOT #61.
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