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Le carrefour Andrei Girotto

Jeune, mais volumineux, le milieu brésilien Andrei Girotto est donc le remplaçant officiel de Guillaume Gillet dans l'entrejeu du FC Nantes. Un homme qui a déjà connu le foot japonais et l'après-drame à Chapecoense. Autant dire pas mal de choses, déjà.

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25 minutes de jeu et déjà trois changements pour les Canaris. Ici, pas question de tactique ou de bricolage italien, juste une histoire de poisse. L'OM n'en demandait pas tant : les Nantais vont finir par craquer au bout du temps réglementaire, mais surtout entamer cette nouvelle semaine avec une infirmerie bien remplie. Alors l'arrivée d'Andrei Girotto est le genre de nouvelles qui peut redonner un peu de joie de vivre à Claudio Ranieri. À voir comment il va s'adapter au championnat français, mais le milieu brésilien, ancien adepte de l'appareil dentaire sur les pelouses, a au moins ça pour lui : un large sourire, le goût des choses simples, une très bonne capacité d'adaptation, un gros jeu de tête et pas mal d'envie. Il sait aussi couvrir, courir, marquer et, avant tout, gérer les situations difficiles. Et après deux défaites en autant de match, le FC Nantes ne peut pas se permettre de cracher là-dessus.

Goodies et jus de fruit


Son plus grand frisson footballistique remonte au 1er octobre 2015. À l'époque, son expérience professionnelle n'est pas très épaisse : il n'a connu qu'une seule grosse saison avec l'América Futebol Clube en Serie B et s'apprête à regarder du banc ce quart de finale de coupe entre Palmeiras, son club, et l'Inter de Porto Alegre. À l'aller, les Alviverde ont concédé le nul. Alors, au retour, le club de São Paulo prend rapidement les choses en main : 2-0 à la mi-temps. Mais les Verts se relâchent et voient l'Inter revenir au score. C'est le moment choisi par son entraîneur pour faire entrer Andrei. Et, à la 75e, il s'envole et offre la victoire à Palmeiras. Quelques semaines plus tard, il reste en survêt, mais ses coéquipiers Zé Roberto, Lucas Barrios ou encore Dudu lui permettent d'écrire la première ligne de son palmarès : une Coupe du Brésil. Andrei Girotto, milieu défensif curieux et d'apparence simple, est lancé dans le grand monde.

Vidéo

Né et élevé à Bento Gonçalves, ville du sud du Brésil réputée pour son vin, il n'est pas du genre carriériste. Plutôt opportuniste, curieux et collectif. Dans tous les clubs où il passe en jeune comme en pro, de Grêmio à Tombense (club qui l'a acheté en 2013 et qui le prêtera un peu partout avant de le vendre à Nantes, ndlr), les avis sur lui sont souvent positifs. Et quand une opportunité lui tend les bras, il fonce. En 2016, Kyoto Sanga, club de deuxième division japonaise, s'intéresse à lui. Quelques semaines plus tard, il embarque sa copine et s'installe au pays du soleil levant. Là-bas, il est forcément surpris par les différences culturelles, le fait par exemple de retrouver sa gueule sur toutes sortes de goodies, des tasses ou encore des porte-clés. Il ne comprend pas très bien non plus pourquoi les supporters lui envoient des cadeaux – des jus et des fruits en majorité –, mais finit par s'y faire et profiter du moment présent. En une saison, il fait trembler cinq fois les filets et suit de loin les nouvelles du pays. « Il y a un problème de fuseau horaire et je tiens à mon sommeil, explique-t-il alors à ESPN. Mais dès que ce n'est pas trop tard pour moi, je regarde les matchs de Palmeiras. »

Pêcheur et leader tranquille


En revanche, même à l'autre bout du monde, il réagit très vite à la tragédie de Chapecoense avec un message sur Instagram pour ses compatriotes endeuillés. « Je ne peux pas croire ce qui est arrivé. Mes amis, quelle tristesse. » À l'époque, ce n'était peut-être pas une proposition. Mais quelques semaines plus tard, soit début 2017, ça se transforme en engagement. Un nouveau prêt, avec Chape. Il raconte, toujours à ESPN : « C'était un choix difficile. Ma mère avait quelques problèmes de santé, Kyoto voulait me garder. Et puis, il y a eu le drame de Chapecoense. J'ai décidé de me rapprocher de ma famille et d'essayer d'aider ce club. » Dans une ambiance lourde, il cherche à faire le boulot le plus simplement possible. Amoureux de pêche, passion qu'il partage souvent avec ses coéquipiers, et leader tranquille, il devient alors un pilier du vestiaire. Son objectif du moment ? Redonner un peu de joie à un club meurtri. « Notre responsabilité, c'est de jouer au foot et d'aider à reconstruire le club. Et ça, ça passe notamment par des résultats, nous avons été très concentrés sur ce point. »



Après une bonne campagne, mais une élimination dès les poules en Libertadores, les choses se sont compliquées pour Chape. Notamment en championnat. Quoi qu'il en soit, Andrei Girotto a pris de l'épaisseur durant cette moitié de saison 2017. Il porte parfois le brassard de capitaine, se projette plus souvent vers l'avant et se met même à marquer. En mai dernier, il en est à cinq réalisations et peut alors se targuer d'être le meilleur buteur de son club. Un journal local pousse même le bouchon jusqu'à le surnommer « Girogol » . Il n'en reste pas moins que cette polyvalence et ce volume de jeu pour un milieu défensif seront forcément un atout pour Claudio Ranieri. À voir s'il peut devenir aussi incontournable que l'était Gillet pour Conceição.

Par Ugo Bocchi
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