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La Liga et le fisc : la faute à qui ?

Messi, Falcao, Cristiano Ronaldo... Depuis deux ans, le fisc espagnol aligne les footballeurs de Liga qui veulent échapper à l’impôt. Une croisade légitime qui pose néanmoins légion de questions. Dont celle de la culpabilité des joueurs, des clubs ou des agents.

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Et Cristiano Ronaldo fait marche arrière... Jour après jour, les révélations s’enchaînent sur l’avenir de la star portugaise et, surtout, disent tout et son contraire. Pas plus tard que dimanche, donc, la toujours très bien informée Cadena Cope annonce que le Ballon d’or s’apprête à rencontrer Florentino Pérez pour le remercier. En cause, l’interview concédée par le président du Real Madrid au quotidien ABC durant laquelle il prend la défense de sa diva, le brossant dans le sens du poil : « Je n’aime pas que l’on ne respecte pas une personne qui a toujours eu un comportement exemplaire. »

En substance, les deux big boss de la Maison-Blanche enterrent la hache de guerre sans pour autant mettre de côté le fond du problème. Autrement dit, Cristiano Ronaldo ne compte passer aucun deal avec l’Hacienda (le fisc espagnol en VF) et, en cas de fortes amendes, espère toujours que le club madridista paiera la note. Une posture difficile à tenir pour le Portugais, les clubs d’outre-Pyrénées n’ayant rien à voir avec les impôts que les joueurs doivent régler, d’autant plus que son agent est dans le viseur de la justice espagnole. Alors, la faute à qui ?

La galaxie Mendes au cœur des enquêtes


Lorsqu’il met la pression, à base de fuites médiatiques, pour que le Real Madrid prenne en charge la somme que lui réclame le fisc espagnol (soit légèrement moins de 15 millions d’euros), Cristiano Ronaldo a sûrement dû oublier la sentence prononcée à l’encontre de son principal rival. Déjà passé à la barre du tribunal, Lionel Messi a en effet reçu une peine de 21 mois de prison – en Espagne, toute peine de moins de 24 mois équivaut à du sursis – pour avoir voulu cacher quelque cinq millions d’euros dans des paradis fiscaux. Jamais, que ce soit par les avocats de la défense ou de l’État, le FC Barcelone n’est alors mis en cause. Jamais non plus la Pulga ne demande au Barça de prendre en charge ne serait-ce qu’une infime partie de son amende. De fait, la posture de Cristiano Ronaldo, qui refuse toujours de trouver un accord avec le fisc, est loin d’être tenable, d’autant plus qu’il risque une peine bien supérieure à son concurrent argentin, sa fraude étant estimée au triple de celle de Messi. Idem, le jugement de la star blaugrana fait désormais jurisprudence auprès des autres footballeurs de Liga en proie à des problèmes avec l’Hacienda.


« Depuis la sentence prononcée contre Messi, les lignes commencent à bouger, affirme Carlos Cruzado, président de Gestha, syndicat majoritaire des salariés du fisc. Mais c’est surtout avec le cas Falcao que la justice change son fusil d’épaule. Désormais, elle n’attaquera plus seulement les joueurs, mais également ceux qui les conseillent. » En d’autres termes, ce fourbe de Jorge Mendes, président de Gestifute et agent omnipotent du ballon rond. C’est qu’en plus des cas Ronaldo et Falcao, cinq autres membres de son écurie sont en bisbille avec l’Hacienda : Di María, Mourinho, Carvalho, Coentrão et Pepe. Grâce au travail d’investigation réalisé par les Football Leaks, les enquêteurs sont désormais au fait des agissements et autres combines de l’agent-star pour que ses poulains paient un minimum d’impôts. En d’autres termes, « si les tribunaux décident d’enquêter sur Mendes, il pourrait être sanctionné comme un responsable solidaire. Dans ce cas, il devrait faire face aux mêmes délits et aux mêmes conséquences pénales que l’auteur des faits » , dixit le sieur Cruzado. Dans ce sens, sa convocation judiciaire pour témoigner sur le cas Falcao est un premier pas.

«  La législation fiscale doit être clarifiée »


Car auteur, avec ses associés, de montages financiers dans des paradis fiscaux permettant à ses clients de cacher leurs droits à l'image, Jorge Mendes est considéré de fait comme un acteur et donc un accusé. Mais en Espagne, l’infamie n’a pas de parti pris. Si bien que les joueurs et leur entourage ne sont pas les seuls à être mis en cause : c’est tout le système judiciaire et fiscal d’outre-Pyrénées qui est à revoir. Ce qu’explique José María Gay de Liébana, économiste spécialisé dans le football, en prenant l’exemple de Cristiano Ronaldo : « Il vient du Royaume-Uni avec une structure de société claire. Quand il est arrivé ici, il a été obligé de payer pour ce qu’il engendrait ici. Mais le problème est de déterminer ce qu'engendre Cristiano comme marque. Est-ce en Espagne ou en dehors de l’Espagne ? C’est la question déterminante que la législation fiscale doit rapidement clarifier. » Si en Angleterre, les joueurs connaissent les règles du jeu, il n’en est rien outre-Pyrénées, là où ils restent dans un flou qui arrange leurs conseillés les plus mal intentionnés. Et face à cela, même Florentino Pérez ne peut rien faire.

Par Robin Delorme
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