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Joue-t-on mieux au foot après un tour dans l’espace ?

Il est de retour. Après cent quatre-vingt-seize jours en orbite, l’astronaute français Thomas Pesquet est revenu sur Terre et a atterri vendredi 2 juin dans les plaines du Kazakhstan. Si le bonhomme a enchaîné les tours du monde, pas sûr que son niveau au football ait vraiment augmenté au milieu des étoiles.

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2027. Exaspéré par un quinzième échec consécutif en Ligue des champions (le huitième en demi-finale), Nasser Al-Khelaïfi se lance dans un pari fou. Fini le stage à Doha, l’équipe du Paris Saint-Germain s’envolera pour l’espace afin de préparer au mieux sa future saison. Les préparateurs physiques sont formels : les joueurs parisiens reviendront plus forts après cette cure spatiale. L’équipe doit aller un peu plus près des étoiles pour espérer en rapporter une sur le maillot. La fusée Pauleta-9 décolle alors, sous les applaudissements de Jacques Cheminade, tout juste élu président de la République en mai. Un scénario fou ? Et si le futur de la préparation physique était au-dessus de nos têtes ?

Le mal de terre


Plutôt fan de la balle orange et du ballon ovale que du ballon rond au départ, notre cher Thomas Pesquet ne devrait pas faire le fier sur un terrain de football. Si l’astronaute a passé plusieurs mois à se déplacer tel Spiderman dans la Station spatiale internationale (ISS), le retour sur Terre risque d’être pesant. « Au début, il y a une phase de réadaptation qui prend maximum vingt-quatre heures où il a des troubles de l’équilibre, des nausées, il a ce qu’on appelle le mal de terre, explique le docteur Bernard Comet, médecin du MEDES. Ensuite, il y a des choses beaucoup plus longues. En particulier, il a perdu en musculature au niveau des jambes et du dos surtout. Il va falloir qu’il reprenne l’entraînement et il ne va pas falloir y aller trop vite puisque, dans le passé, des astronautes ont eu des lumbagos parce qu’ils faisaient de trop gros efforts de musculation. » Des footballeurs de l’espace, même en respectant un entraînement quotidien rigoureux, perdraient donc nécessairement leur forme. « On a essayé d’optimiser ça. Maintenant, ils ont un panel de machines pour faire du sport à bord. Ils ont un vélo ergomètre, un tapis roulant avec des harnais pour les maintenir au tapis et surtout, depuis cette année, ils ont un instrument qui s’appelle le ARED pour pratiquer l’haltérophilie et qui semble très efficace. Ils ont beaucoup moins de perte musculaire et moins de perte osseuse » , poursuit le doc. Car tout homme qui passe un peu de temps dans l’espace revient avec des os aussi fragiles que ceux de Djibril Cissé. « Ça peut prendre entre deux ou trois ans pour retrouver la même minéralisation osseuse qu’avant le voyage » , prévient Bernard Comet. Aucun point positif à l’horizon donc ? Si, peut-être la taille. Thomas Pesquet revient sur Terre avec cinq centimètres en plus. Alors un petit tour en apesanteur et Sergio Ramos calera encore plus facilement son coup de tête à la 94e minute. Du moins temporairement. Car cette poussée de croissance soudaine correspond à un étirement de la colonne vertébrale due à l'apesanteur. Un phénomène qu'a déjà connu Peter Crouch, mais c'est une autre histoire.

Viser la Lune ?


Pourtant certaines équipes cherchent bien à prendre de la hauteur avant de disputer une compétition. Pour préparer l’Euro 2016, les Bleus avaient rejoint l’Autriche pour un séjour en montagne. L’air étant moins riche en oxygène en altitude, le cœur va battre plus vite et l’organisme va secréter plus d’EPO. Alors pourquoi ne pas aller plus haut ? « En une semaine, il y a déjà quelques adaptations qui se sont produites, notamment la baisse de volume sanguin. Et ce sont des choses qui vont à l’encontre de ce qu’on recherche dans la préparation des sportifs. L’espace, à mon avis, serait une altitude trop haute » , coupe Alain Maillet, responsable des expériences physiologiques au CNES. Aucun intérêt de ce côté-là, donc.


Alors si le foot ne vient pas à l’ISS, l’ISS ira au foot. Ainsi, il n’est pas inconcevable que dans les années à venir on puisse tirer profit de certaines expériences faites dans l’espace pour mieux comprendre le corps humain et améliorer la préparation physique des footballeurs. « On s’est rendu compte, grâce à l’espace, que ce qui manquait pour que l’os vive le plus harmonieusement possible, ce sont des vibrations. Il faut que la personne marche, ait des chocs. On a constaté depuis longtemps qu’un footballeur a une minéralisation osseuse dans les jambes meilleure qu’un nageur par exemple. Parce qu’il a une pratique sportive qui est un sport à impacts. Il y a eu plusieurs publications qui montrent qu’on peut diviser par deux le temps de consolidation de l’os. Et tout ça, ce sont des conclusions possibles grâce aux observations dans l’espace » , avance Bernard Comet. Alors quand Djibril Cissé aura retrouvé des os aussi durs qu’une barre de fer, il pourra remercier Thomas Pesquet. De son côté, Alain Maillet se veut un peu moins confiant. « Aujourd’hui, il y a des études qui sont faites, notamment sur le muscle et sur l’os, pour voir comment les astronautes perdent du muscle et vont le récupérer par la suite. Ce qu’on en fera dans plusieurs années, ça, je suis incapable de le dire, mais on peut penser que ces travaux pourront servir pour de la récupération après une blessure ou une opération, peut-être, ose-t-il, prudemment. Mais franchement, on peut presque dire que c’est tirer des plans sur la comète. » Humour spatial.

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Par Robin Richardot Tous propos recueillis par RR
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