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Southgate est-il l'homme de la situation pour l'Angleterre ?

Malgré la défaite en finale de l'Euro face à l'Italie, Gareth Southgate devrait poursuivre sa mission à la tête de la sélection anglaise. Mais au-delà des bons résultats sur le papier, le sélectionneur anglais a-t-il vraiment ce qu'il faut pour que les Three Lions gagnent un titre ? Il est permis d'en douter.

Marcus Rashford a l'air calme et déterminé, un petit pas de côté, une course d'élan à la Neymar, puis un petit plat du pied droit. La caméra de côté montre au ralenti un bel équilibre et un geste maîtrisé. À quelques millimètres près, car le ballon du Mancunien, rompu à l'exercice des penaltys, finit sa course sur le poteau droit de Donnarumma, qui avait été pris à contre-pied. À cet instant précis, dimanche soir à Wembley, le sélectionneur anglais Gareth Southgate peut deviner qu'il a foiré son « pari » , comme il a lui-même qualifié ses choix pour la séance des tirs au but. Une défaite trois à deux, avec trois frappes ratées par trois entrants, symbole du coaching désastreux d'un entraîneur qui a pourtant fait un si gros travail depuis quatre ans et demi à la tête des Three Lions.

La malédiction des tirs au but a bon dos


Petit rappel. À l'hiver 2016, quelques mois après un Euro décevant pour l'Angleterre (sortie de route contre l'Islande), la Fédération anglaise parachute Gareth Porte-Sud à la tête de sa sélection A. Un modeste sélectionneur de l'équipe espoirs, pour jouer les pompiers après la mise à l'écart de l'éphémère Sam Allardyce. En près de cinq ans, l'ancien défenseur de Middlesbrough a finalement fait mieux que la plupart de ses prédécesseurs : redonner de la cohérence et de l'ambition à une équipe anglaise demi-finaliste au Mondial 2018 et donc finaliste à l'Euro 2020. Un bilan flatteur qui justifie son totem d'immunité actuel outre-Manche : la FA souhaite le prolonger, quand aucun titre majeur de la presse anglaise ne l'a épinglé pour ses choix tactiques ou de coaching sur les derniers matchs de l'Euro.

Mais à y regarder de plus près, l'échec des Three Lions face à l'Italie n'est pas qu'une simple histoire de « malédiction des tirs au but » comme tente de s'en convaincre le Times ce lundi. Face à la Squadra Azzurra, l'Angleterre a rapidement crucifié Donnarumma, avant de donner l'impression, durant la majeure partie du premier acte, de maîtriser son sujet et par là même toutes les velléités offensives italiennes. Quarante minutes, à la louche, de ce que Southgate a su faire de la sélection anglaise : une équipe structurée, débordante d'énergie, dure au mal et pragmatique. Sans parler de son efficacité clinique, déjà entrevue contre l'Ukraine, ce qui lui avait permis de vivre un quart de finale paisible.

Le coaching de la lose


Problème pour l'Angleterre, Gareth Southgate a fait un travail admirable dans la préparation de ce Championnat d'Europe - construction de son groupe, élaboration d'un onze capable de maîtriser deux systèmes défensifs -, mais a semblé perdre le fil au moment où il a fallu improviser. Ces fameux instants de la partie trop souvent réduits au choix des entrants et des sortants, mais où le facteur clé est l'esprit qu'un technicien insuffle à son équipe depuis le bord du terrain. Contre l'Italie, Gareth Soutgate a eu le malheur de voir son plan marcher un peu trop tôt - pion de Luke Shaw dès la 2e minute - pour ensuite déclencher un peu trop rapidement une frilosité qui ne paie pas ou peu à ce niveau.

D'une équipe étouffant son adversaire pendant une vingtaine de minutes, Harry Kane et sa bande sont devenus un onze qui regardait jouer l'Italie. Contre le Danemark en demi-finales, Southgate avait déjà interpellé quelques observateurs en sortant Jack Grealish au profit de Kieran Trippier pour assurer ses arrières, alors que les Danois épuisés n'attendaient plus que d'être achevés. Un manque de panache sans conséquence, si ce n'est de faire croire à une capacité chez Southgate à faire du Didier Deschamps millésime 2018. Mais n'est pas la France de 2018 qui veut. Contre l'Italie, l'approche excessivement prudente voire attentiste de Southgate a permis aux Italiens de rester en vie puis de revenir dans le match durant le second acte. Avant une prolongation qui a ressemblé à un vilain retour de karma : Rashford et Sancho, entrés rien que pour ça, ont tous les deux foiré leur tir au but. On ne pourra s'empêcher de songer à ce qu'ils auraient fait d'une défense italienne qui commençait à couiner de fatigue, s'ils étaient entrés ne serait-ce que dix minutes plus tôt...

Football is coming home, really ?


Au lendemain de la finale de l'Euro, le bilan de Gareth Southgate comporte plusieurs niveaux de lecture. Il a atteint une demi-finale de Coupe du monde puis la première grande finale de son pays depuis 1966. Le slogan « football is coming home » est le fruit de son mandat, et il devrait survivre au moins jusqu'à 2022, puisqu'un départ de l'ancien défenseur de Middlesbrough n'est pas à l'ordre du jour. Mais Gareth Southgate est également un sélectionneur qui a pu mettre Phil Foden en tribune et faire entrer Marcus Rashford ou Jadon Sancho pour 30 secondes de finale de championnat d'Europe. À côté de belles trouvailles tactiques et de quelques choix de joueurs bien sentis comme Declan Rice ou Kalvin Philipps, Southgate a présenté deux défauts rédhibitoires au plus haut niveau : une mauvaise gestion d'un banc de touche pourtant incomparable, et des choix défensifs peu encourageants pour ses hommes.

À l'aube des quarts de finale, le groupe anglais donnait ainsi l'impression d'être le moins entamé physiquement parmi les huit sélections encore en course. Et tout laissait à penser qu'entre un tableau favorable - les autres gros allaient s'écharper entre eux - et de belles munitions encore en stock, Southgate était le sélectionneur qui avait le mieux géré son effectif. Au bout du compte, de Marcus Rashford à Jadon Sancho en passant par Phil Foden, aucun des grands talents qui n'avait pas sa place dans le onze de départ n'a su faire plus que de la figuration. Un échec cuisant dans la gestion des hommes, qui fait écho aux choix de coaching spectaculaires par leur résultat négatif en finale. L'Angleterre va repartir avec Gareth Southgate jusqu'à 2022 parce qu'il est l'homme qui a atteint une finale. Qu'il prenne garde dans un an et demi à ne pas être l'homme qui n'a rien gagné avec une génération qui devait tout arracher sur son passage.

Par Nicolas Jucha
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