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Deulofeu, et si c’était lui ?

Il aura vu Liverpool et l’Angleterre, Séville et cette Espagne qu’il connaissait peu, Milan et l’Italie, et finalement, Gerard Deulofeu est donc rentré, cet été, chez lui, à Barcelone. Cette fois encore, l’international espagnol ne sera pas seul maître de son avenir, mais, après le départ de Neymar et en attendant Dembélé ou Coutinho, le voilà avec une possibilité de reprendre le dessus sur son destin.

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Ils sont comme ça, les rebelles. Ils divisent et fascinent, fabriquent et détruisent, mais avant tout, ils font avancer les choses. De l’autre côté de la rambarde, il faut les voir le regarder de travers. Ils le prennent pour un fou là où d’autres y détectent du génie. Peu importe, il bouscule et conduit avec maîtrise et insouciance. Seul problème : ce gamin va trop vite. Si vite que pour l’arrêter, on tente de l’attraper. Impossible. Alors, il sourit, se retourne et les regarde : « Les gars, si vous voulez, on se retrouve après le match et je vous signerai des autographes. » Il n’a, au fond, besoin de personne pour se comporter comme un roi. Il a une dizaine d’années, est regardé par tous comme un prince et tue une bonne partie de ses journées dans un train qui le ramène tous les soirs chez ses parents, à quelque 100 kilomètres de là. Différent, Gerard Deulofeu l’a toujours été. Assez pour longtemps vivre dans une bulle de confort qui aura finalement mis prêt de sept ans à éclater. Drôle de destin. Lundi soir, difficile de dire exactement à quel moment précis de sa vie a pensé le petit format de Riudarenes. Face caméra, Deulofeu s’est alors contenté de souffler : « ça faisait longtemps » . Dans son ensemble, le voyage aura duré quatre ans et trois clubs : Everton, le FC Séville, l'AC Milan. La dernière fois remontait donc au 6 avril 2013, un jour où le FC Barcelone s’était imposé largement face à Majorque (5-0). Gerard Deulofeu est donc rentré au Camp Nou lundi soir, lors d’un match amical face à Chapecoense (5-0). Cette fois, il ne s’est pas contenté d’accompagner, mais il a guidé : un but, deux passes décisives, en 45 minutes. Si bien qu’en se levant mardi matin, il n’y avait plus personne pour l’arrêter, seulement des mots pour le résumer : « Deulofeu a demandé la permission d’entrer dans le onze » (Sport), « Il a été brillant. Si brillant qu’il peut désormais prétendre remplacer Neymar. » (El País). Même le Mundo Deportivo y est allé de son petit dessin, laissant apparaître Ernesto Valverde en train de gribouiller le N de la MSN pour intégrer un D. Assez incroyable à lire pour un homme qui, il y a quelques mois encore, ne rêvait plus de cette vie là et affirmait qu’il y a « une vie au-delà de Barcelone » . Une thérapie pour rien, donc.

Vidéo

L’impossible décollage et les mots d’Emery


Lorsqu’il est revenu cet été dans les bras d’un Barça qui l’a formé entre 2003 et 2011, Gerard Deulofeu, récent finaliste du championnat d’Europe espoirs avec l’Espagne en Pologne, savait pourtant parfaitement le risque pris, à la différence près que le timing semble cette fois être le bon. Pas comme lors de la saison 2013-2014 où, après une saison exceptionnelle avec le Barça B - Deulofeu avait élu meilleur joueur de Segunda Divisíon -, il avait vu débarquer sous ses yeux de gamin un certain Neymar quelques semaines après la signature de son premier contrat pro. Quelques jours plus tard, il avait alors pris l’avion direction Everton. « Je n’ai jamais eu une chance de montrer ce dont je suis capable. » , racontait-il depuis à qui tentait de le faire parler sur le sujet. Une fois encore, un jeune produit du Barça venait de filer, mais quand on gagne un triplé, en a-t-on vraiment besoin ? Une certitude : il ne reste plus grand-chose du Gerard Deulofeu qui est monté dans cet avion en juillet 2013.


Parce qu’il a d’abord connu l’Angleterre donc, où Everton le laissera s’exprimer et où il détonnera par quelques bonnes performances en sortie de banc. Parce qu’il y a aura Séville ensuite, où Unai Emery n’hésitera pas à le faire retomber sur terre, l’allumant notamment sur son manque de maturité et son ego XXL. Puis, parce qu’il y a peut-être surtout eu l'AC Milan depuis quelques mois, où Deulofeu est redevenu un mec d’instinct, enfin capable de se fondre dans un effectif et de comprendre que le destin ne fait pas tout. Il est assez simple d’oublier un détail : l’ailier espagnol n’a que 23 ans. « Je suis mature désormais. Ce que je souhaite, c’est d’être dans l’équipe première du Barça et d’avoir l’opportunité de jouer avec de grands joueurs. Quand tu es ambitieux, tu souhaites être en concurrence avec les meilleurs. J’ai confiance en mes capacités, a-t-il expliqué quelques jours après avoir vu le Barça activer une clause de rachat prioritaire de 12 millions d’euros auprès d’Everton. J’ai toujours voulu être ici, mais, jusqu’ici, c’était impossible. Je suis un autre joueur aujourd’hui, je crois avoir progressé par exemple dans le domaine défensif, je suis plus discipliné. Je peux affirmer que je suis un footballeur plus complet, différent de celui qui a quitté le Barça il y a quelques années. »

« Je veux me battre avec les meilleurs »


La différence, c’est aussi la situation car, à l’heure où le Barça s’apprête à lancer sa saison en match aller de la Supercoupe d’Espagne face au Real dimanche soir, Deulofeu apparaît comme la seule alternative possible au départ de Neymar en attendant Coutinho ou Dembélé, ou les deux, qui sait. Il y a des doutes oui, l’international espagnol a besoin d’opportunités pour prouver, mais il doit aussi les saisir. La question, aujourd’hui est la suivante : quel Deulofeu va retrouver le Barça ? L’individualiste que Emery a bien tenté de remettre en place à son époque ou l’épuré du Milan ? Si le pari financier effectué au cœur d’un marché déréglé n’est pas énorme, l’ensemble de la saison d’un mec un jour présenté par le Barça comme un Ballon d’or en puissance se jouera en partie ce dimanche soir. Face à la presse cette semaine, Valverde ne s’en est d’ailleurs pas vraiment caché, n’hésitant pas à rayer le passé et évoquant le cas de Deulofeu ainsi : « il a des qualités de dribble, il est très rapide et, surtout, il nous donne de la largeur. Neymar n’est plus là aujourd’hui, je veux regarder vers l’avant. On va voir s'il va y avoir de nouvelles recrues, mais pour le moment, je ne souhaite parler que des joueurs que j’ai dans mon effectif. » Deulofeu, lui, a préféré répondre avec orgueil, forcément. « À Barcelone, il y a toujours des rumeurs de transfert, mais peu importe, je veux me battre avec les meilleurs. Je suis prêt. Si je ne l’étais pas, je ne serai pas revenu » , a-t-il lâché après le match contre Chapecoense. Il ne lui reste désormais plus qu’à sauter, un tacle du destin est si vite arrivé.

Par Maxime Brigand
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