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  • Cergy-Pontoise-Paris 13 Atletico (0-1)

Le témoignage de Julien Oliveira, arbitre violemment agressé à Cergy-Pontoise

JB
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Le témoignage de Julien Oliveira, arbitre violemment agressé à Cergy-Pontoise

Une nouvelle affaire qui fait froid dans le dos.

Ce dimanche, Julien Oliveira, arbitre désigné pour diriger la rencontre entre le Cergy-Pontoise FC et Paris 13 Atletico, a été agressé : insultes, menaces de mort, crachats, lancers de bouteilles, et surtout un coup au visage, asséné par un spectateur cagoulé à l’aide d’une perche à selfie, pour terminer le visage en sang. L’arbitre de 24 ans a raconté sa détresse dans les colonnes de 20 Minutes. Et son cauchemar a commencé lorsqu’il a sorti un carton rouge pour le portier de Cergy, à la 68e minute : « Il refusait de sortir. Il m’a bousculé avec son bras et après quelques minutes de confusion, il est revenu vers moi, cette fois pour en découdre physiquement. Il a repoussé ses coéquipiers et il m’a dit : “Je vais te tuer après le match.” À ce moment-là, j’ai entendu à une vingtaine de reprises des gens répéter dans la tribune “L’arbitre, t’es mort”. »

Après avoir dû sortir quatre autres rouges dans le temps additionnel (pour deux joueurs, mais aussi l’entraîneur de Cergy et un adjoint), Julien Oliveira a sifflé la fin de la rencontre. « Les personnes qui nous insultaient pendant le match sont descendues pour nous attendre près du tunnel menant aux vestiaires, témoigne-t-il. […] Un homme se présentant comme le vice-président de Cergy m’a dit : “M. l’arbitre, on ne peut pas vous assurer quant à ce qui va vous arriver après le match, ce n’est pas notre responsabilité.” C’était selon moi une menace. […] Il fallait qu’on aille vite s’enfermer dans notre vestiaire. […] Dans un premier temps, je me suis fait arroser par des bouteilles que des spectateurs renversaient. Puis je me suis fait cracher dessus et j’ai reçu des bouteilles d’eau vides. J’étais déjà consterné par tout ça, et j’ai vu qu’on avait face à nous des hommes cagoulés. Dans mon esprit, il fallait vite que j’appelle la police pour ma sécurité. Et c’est là que j’ai reçu un coup de perche à selfie au visage. J’ai eu mal et je me suis agenouillé une fois dans le couloir. Après m’être enfermé dans le vestiaire, j’ai constaté que le sang coulait sur mon crâne. Les pompiers m’ont ensuite pris en charge et j’ai eu la chance de ne pas avoir besoin de points de suture. À l’arrivée des policiers, les agresseurs étaient déjà partis, donc il n’y a pas eu d’interpellations. Ils m’ont escorté jusqu’à ma voiture et je suis allé déposer plainte dans la foulée au commissariat de police de Cergy. »

Les agressions d’arbitres sur les terrains amateurs sont malheureusement toujours récurrentes en France.

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JB

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