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Bergame, et la vie reprit

À Bergame plus qu’ailleurs, les aventures de l’équipe de Mancini sont suivies avec un enthousiasme qu’on n’avait plus vu depuis longtemps pour l’équipe nationale. Et ce n’est pas qu’une question de football.

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Combien de temps s’est-il écoulé entre le tir au but transformé par Jorginho et la première détonation ? Quinze secondes ? Trente ? Une chose est sûre : le premier boom n’a pas mis longtemps à se faire entendre. Il a été suivi par le boom d’un autre pétard, puis par un premier fumigène, avant que le premier feu d’artifice illumine le ciel.

À Bergame, mardi dernier, sitôt la qualification pour la finale de l’Euro acquise, la foule s’est réunie dans la ville basse, à Porta Nuova, comme elle le fait chaque fois qu’elle a quelque chose à célébrer. Concert de klaxons, véhicules utilitaires transformés en chars de parade contenant jusqu’à plus d’une dizaine de passagers, chants de victoires, défilés de types torse nu en Vespa, le drapeau italien enroulé autour du cou comme une cape : l’ordinaire de l’explosion d’une ville italienne après une grande victoire.

Une chose frappait, néanmoins : la jeunesse des participants. Certes il y avait de très jeunes enfants sur les épaules de leurs parents, venus sans doute les tremper dans la passion du football comme Obélix dans sa marmite ; certes il y avait des retraités descendus humer, peut-être pour la dernière fois, une odeur qui a dû leur rappeler la divine surprise du Mundial espagnol de 1982 ; mais surtout, il y avait des jeunes. Des filles et des garçons qui, à vue de nez, devaient être encore dans les poussettes lors du dernier titre de la sélection italienne, en 2006, et pour qui la Nazionale n’a, au fond, dominé le football que dans les livres d’histoire et les récits de leurs aïeux. Une génération élevée sans candidat crédible au Ballon d’or et pour qui une victoire italienne internationale de renom, c’est un doublé de Diego Milito en finale de Ligue des champions contre le Bayern Munich avec l’Inter Milan. C’était en 2010 : une autre vie.

Personne ne l’a dit trop fort, mais cela sautait aux yeux : à Bergame en particulier, cette fête avait une saveur particulière. Parce que l’équipe de Mancini compte, dans son effectif, six joueurs à être passés par l’Atalanta (Leonardo Spinazzola, Alessandro Bastoni, Rafael Toloi, Manuel Locatelli, Matteo Pessina, Bryan Cristante) et que son allant sur le terrain doit beaucoup à celui initié par Gian Piero Gasperini à Bergame depuis quatre ans ? Sans nul doute. Et aussi parce que Bergame, la ville et son club, désormais, rimeront aussi pour toujours avec d’autres mots, inconnus il y a encore quelques mois : Covid, lockdown, coronavirus.

La dernière fois que des drapeaux italiens avaient été agités Porta Nuova, la ville célébrait justement une qualification pour les quarts de finale de la Ligue des champions. C’était le 19 février 2020, et l’Atalanta venait de battre Valence 4 buts à 1 à San Siro. 45 000 Bergamasques avaient fait le déplacement jusqu’à Milan pour voir ça, soit plus d'un tiers des 120 000 habitants de la ville. Au retour, une nuit de joie s’était emparée de Bergame. Personne ne le savait encore, mais c’était la dernière danse avant de plonger dans le noir et l’enfer. Dès le lendemain du match, le 20 février, un premier cas de Covid est déclaré dans la province. Il y en a deux le 21, cinq le 22, huit le 23 et ainsi de suite, jusqu’à ce que le 8 mars, la région compte 1627 personnes contaminées et que le gouvernement italien décide de placer la zone en quarantaine. C’est le début du martyr de Bergame, devenu l’un des épicentres mondiaux de la pandémie.


Voilà pourquoi, un an et demi plus tard, ce 7 juillet 2021, après un an et demi de souffrance et de confinement, la jeunesse bergamasque semblait célébrer plus qu’une qualification : sa libération. Elle pouvait hurler, s’embrasser, se toucher. Éprouver un plaisir simple et naturel, surtout à l’âge de la vie en bande : partager, être ensemble. Et si elle a choisi ce prétexte pour le faire, c’est, sans doute aussi, parce que c’est justement ce qu’a réussi à transmettre l’équipe de Mancini mieux que n’importe quelle autre sélection lors de cet Euro : le plaisir d’être là, ensemble, « comme dans une cour de récré » , a témoigné Lorenzo Insigne. Alors que les rêves d’un après-pandémie libéré des excès semblent déjà largement évanouis un peu partout, la sélection italienne est-elle la dernière utopie de « monde d’après » à tenir encore debout ? « Dans notre culture individualiste, cette équipe nous fait réévaluer l’exaltation du groupe » , ne s’y est pas trompé Arrigo Sacchi. Une leçon retenue à Bergame plus qu’ailleurs.

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    Par Lucas Duvernet-Coppola et Stéphane Régy
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