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Et si Beraldo au milieu était une solution durable ?

Un but, une passe décisive, des transversales et ouvertures millimétrées... Face à Angers ce samedi soir, Lucas Beraldo a survolé les débats. Repositionné en sentinelle par Luis Enrique, l’habituel défenseur central incarne une nouvelle solution intéressante dans l’entrejeu parisien. Une nouvelle idée révolutionnaire du coach espagnol ?
Il y a eu Ousmane Dembélé, qui a glané le Ballon d’or quelques mois seulement après son repositionnement dans l’axe de l’attaque parisienne. Il y a eu Warren Zaïre-Emery, replacé latéral droit et brillant par son activité en l’absence d’Achraf Hakimi. Maintenant, c’est au tour de Lucas Beraldo de profiter des inspirations du « profesor » Luis Enrique. Et si le Brésilien allait à son tour soulever le Graal individuel au Théâtre du Châtelet en octobre prochain ?
Un repositionnement qui arrange tout le monde
On n’en est pas là, mais ce replacement de Lucas Beraldo apparaît davantage comme une solution de secours presque inespérée et subie qu’un choix total de Luis Enrique. Avec la blessure de Vitinha, le retour progressif de Fabian Ruiz et sa volonté de faire souffler ses cadres João Neves et Warren Zaïre-Emery en vue du sprint final en Ligue des champions, l’Asturien était à court de solutions dans l’entrejeu et a été contraint de faire monter l’international auriverde d’un cran pour le positionner en numéro 6, devant la charnière centrale. Brillant face à Angers (0-3) avec un but, une passe décisive pour Mayulu et même une avant-dernière passe décisive sur l’ouverture du score de Lee, Beraldo se plaît dans son nouveau rôle. « Mon meilleur match avec Paris ? Peut-être. À ce poste, c’est mon meilleur match, a réagi le numéro 4 parisien à l’issue de la rencontre. Je me sens très bien, le coach m’a donné de la confiance pour jouer ici. Les joueurs aussi. À ce poste, c’est facile, tu es plus libre, on fait beaucoup de rotations. »
O Volante do hexa deu show 🪄 pic.twitter.com/e3dn8phLWv
— Ligue 1 Português (@Ligue1_POR) April 26, 2026
Sur les quatre dernières rencontres de Ligue 1, le moustachu a été titularisé à chaque fois en tant que milieu défensif. Et cela ne dérange certainement pas le principal concerné, qui a plus profité des sièges chauffants du banc de touche cette saison que foulé les belles pelouses vertes. Depuis août, le natif de Piracicaba n’a pris part qu’à 19 rencontres toutes compétitions confondues et est resté assis sur le banc à 26 reprises, emmitouflé dans des couvertures pour ne pas prendre froid. La raison de ce temps de jeu limité ? C’est tout simplement parce que l’arrière-garde parisienne est bouchée. Willian Pacho est indéboulonnable et Lucas Hernandez a les faveurs de Luis Enrique pour être la doublure de l’Équatorien, en plus d’être aussi la doublure de Nuno Mendes. Résultat, Beraldo doit se contenter de miettes comme un gourmand affamé se contenterait de vulgaires fruits secs.
Meilleur au milieu qu’en défense
Lorsqu’il évolue en défense centrale, l’international brésilien affiche des lacunes défensives, une certaine fébrilité et ne dégage que trop peu d’assurance et de sérénité. Problématique quand on est défenseur central… Débarqué au club de la capitale en janvier 2024, Beraldo ne donne pas l’impression de progresser défensivement et ne respire pas la confiance. Mais comme contre la Real Sociedad en mars 2024, Lucas Beraldo sait aussi faire apprécier sa vision de jeu et la qualité de son pied gauche. En évoluant plus haut sur le pré, le joueur formé à São Paulo est donc moins exposé et peut faire parler ses qualités. Contre le SCO ce samedi soir, il s’est régalé comme le ferait un mordu de fromage en Savoie avec de longues ouvertures millimétrées (71% de passes longues réussies) et une précision d’orfèvre avec 94% de ses passes réussies (65/69), en plus de ses deux récupérations.
Ces chiffres ne vous rappellent rien ? Allez, on vous donne quelques indices pour vous mettre sur la voie : un corps longiligne, un cerveau aussi gros que l’ego de Zlatan, une vision de jeu hors norme qui lui permettait de voir ce que personne ne voyait, comme la passe décisive la plus iconique de l’histoire à Lionel Messi, un pur produit de la Masia… Vous ne l’avez toujours pas ? Si on vous dit Sergio Busquets, c’est bon cette fois ? À seulement trois centimètres près, les deux sont identiques. Peut-être le début d’une grande carrière pour l’homme aux cinq sélections avec la Seleção. Et contrairement à Busquets, Beraldo a mangé un peu plus de viande et a plus de force dans les jambes.
Vous n’êtes pas convaincu ? Saviez-vous qu’un autre numéro 6 de renom a été formé dans le même club brésilien (le São Paulo FC) que le Parisien : ni plus ni moins que Casemiro. Alors si on propose à Beraldo la même carrière que son illustre aîné, il ne dira certainement pas non. Manque plus qu’il se fasse pousser la tignasse pour avoir la même classe qu’Andrea Pirlo, et on sera sur la trouvaille du siècle de Luis Enrique. En tout cas, le pied gauche et l’élégance de Zizou balle au pied, il les a. Le charisme avec sa moustache d’acteur porno bien taillée, il l’a aussi. Lucas Beraldo en tant que future référence à son nouveau poste, c’est tout droit.
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