Remanié à quelques jours de sa demi-finale aller de Ligue des champions, le PSG n’a guère eu besoin de forcer pour calmer la dalle angevine. Une victoire relativement tranquille qui offre six points d’avance sur Lens au club de la capitale.
Angers 0-3 Paris Saint-Germain
Buts : Lee (8e), Mayulu (39e) et Beraldo (52e) pour le PSG
Expulsion : Ramos (74e) pour le PSG
L’histoire retiendra que le titre de Ligue 1 s’est peut-être bien joué en ce dernier week-end d’avril, une semaine après que l’OL a tout fait pour relancer le suspense. Moins de 24 heures après avoir vu Lens arracher un nul fou à Brest, le PSG a repris ses distances avec flegme du côté d’Angers (0-3). Lee Kang-in et Lucas Beraldo ont à la fois marqué et fait marquer, pendant que Luis Enrique gérait les temps de jeu des uns et des autres, à trois jours du choc des titans face au Bayern Munich. Lens est à six points à quatre matchs de la ligne d’arrivée.
La partie n’aura mis que quelques minutes à choisir son camp. Bien sorti aux devants d’Achraf Hakimi, le dernier rempart local Hervé Koffi doit déjà s’incliner face au talent de Lee Kang-in, qui feinte pour s’ouvrir le but (0-1, 8e). À sa main devant un parcage peu rempli, Paris a tout de même le temps de se faire une frayeur, mais le but d’Amine Sbaï est étrangement refusé pour un hors-jeu au millimètre de Prosper Peter, qui ne touche pourtant pas le ballon sur l’action. Une ligne favorable aux visiteurs, Senny Mayulu étant lui en position licite au moment de convertir le caviar de Lucas Beraldo (0-2, 39e). Entre-temps, Achraf Hakimi avait lui trouvé le poteau sur un coup franc lointain au cœur de la gestion sans concession des Rouge et Bleu.
Beraldo, le juste milieu
À l’ouverture vers Hakimi sur le premier but, à la galette pour Mayulu sur le deuxième, Lucas Beraldo ajoute son nom au tableau d’affichage dès la reprise. Si Koffi détourne sa frappe de l’entrée de la surface, le Brésilien décroise parfaitement sa tête sur le corner consécutif (0-3, 52e). Le point d’orgue d’une prestation particulièrement aboutie dans ce nouveau rôle de pointe basse du milieu, au relais d’un Vitinha dont la présence mardi soir n’est pas encore certaine. Sûr de sa force, Paris relâche peu à peu son étreinte et le public du stade Raymond-Kopa comprend bien vite qu’il n’apercevra pas les stars offensives. C’est tout juste si Gonçalo Ramos se charge de faire passer un dernier frisson en écopant d’un deuxième carton jaune pour un tacle mal maîtrisé sur Koffi. Mais même en supériorité numérique, Angers n’a plus les armes pour se lancer dans la moindre révolte.