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Les Bleus ont-ils pris un risque en arrivant tardivement aux États-Unis ?

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Les Bleus ont-ils pris un risque en arrivant tardivement aux États-Unis ?

Faut-il arriver sur place très tôt ou un peu plus tard ? La question a dû se poser pour les 45 sélections qui ne font pas partie des pays hôtes de cette Coupe du monde 2026. Quand certains ont préféré débarquer le plus vite possible aux États-Unis, au Mexique ou au Canada pour tester la potentielle fournaise, d’autres ont souhaité prendre leur temps et faire une bonne partie de la préparation à la maison ou bien dans un autre endroit. C’est le cas des Bleus de Didier Deschamps.

En prenant en compte la date du premier match, l’équipe de France est la troisième équipe arrivée le plus tard à son camp de base, en atterrissant à Boston 6 jours avant le coup d’envoi de son match contre le Sénégal. Loin des 23 jours d’avance de la Corée du Sud, seuls la République démocratique du Congo et le Japon (5 jours avant le début de leur Mondial) ont opté pour une arrivée plus tardive que les Bleus.

« Arriver plus tard, ça aurait été gênant »

Il faut donc encaisser le décalage horaire, différent pour les uns et les autres. « Physiologiquement, on récupère une heure par jour, donc avec 6 heures de décalage, 6 jours, c’est le strict minimum, analyse Alexandre Marles, ancien préparateur physique du PSG et de l’équipe de France (2010-2013). Arriver plus tard, ça aurait été gênant, ils ne se sont pas donné un jour de rab, c’est sûr. Il aurait peut-être fallu ne pas organiser le dernier match amical et arriver deux, trois jours avant, mais ça ne devrait pas poser de problème pour les poules. »

En plus du jet-lag, les joueurs de Deschamps devront s’adapter à la chaleur du continent américain, alors qu’ils sont la deuxième équipe avec « les matchs les plus chauds » de la phase de groupes (entre 27 et 29 degrés), selon une étude de Bloomberg. « Avec des entraînements qui se rapprochent des horaires de matchs, l’idée c’est d’y aller progressivement. Ils s’adapteront, ce sont des athlètes de haut niveau et il y aura des pauses boissons », souligne le spécialiste de la préparation physique.

L’humidité, la clé physiologique

Pour Alexandre Marles, qui est intervenu aux États-Unis auprès d’équipes de football américain à cette même période de l’année, c’est l’humidité qui va déterminer le niveau de supportable pour résister à la chaleur : « À Philadelphie, Boston ou New York, les conditions sont plutôt bonnes, venteuses, même si un peu chaudes. Le taux d’humidité est autour de 50 %, donc c’est plutôt sec, le corps peut évacuer la transpiration facilement. Ça aurait été plus compliqué dans le sud des États-Unis avec des taux qui avoisinent 70-80 % à Atlanta, Miami, Dallas ou Houston. » Ce sera 87 % pour la Tunisie – nation la plus sujette aux fortes chaleurs du Mondial – face à la Suède à Monterrey, ce lundi. Retard ou pas, s’adapter à un hammam n’est jamais chose aisée.

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