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Monaco-PSG : un choc plus excitant qu’il n’y paraît

Monaco accueille le PSG ce mardi soir en barrage aller de Ligue des champions, dans une affiche que beaucoup considèrent écrite à l’avance et dénuée d’intérêt. Pourtant, ce choc devrait ravir les amoureux du ballon rond de l’Hexagone. Voici pourquoi.
« On est très contents », soufflait Luis Enrique au moment du tirage au sort, refusant catégoriquement de développer. Au-delà d’éviter un (très) long déplacement jusqu’en Azerbaïdjan pour défier Qarabağ, l’entraîneur du PSG se réjouissait d’avance de ce double choc au sommet entre les deux derniers représentants tricolores sur la plus belle scène européenne. Indépendamment des discours préconçus dénigrant une affiche trop souvent vue à l’échelle nationale, cette dernière promet tout de même quelques frissons. Ne serait-ce que parce qu’à la fin, il n’en restera qu’un. Les supporters des deux camps auraient tort de penser déjà aux paillettes qui les attendent au tour suivant contre Chelsea ou le Barça.
Écrit d’avance, vraiment ?
Première critique à l’encontre de ce duel : l’issue serait connue d’avance. Certes, le PSG est champion d’Europe en titre, fort d’une hégémonie quasiment incontestée depuis de longues années dans l’Hexagone et s’avance avec ses certitudes. Mais aussi ses doutes récents. Si le club s’est de nouveau élargi cette semaine, Monaco fait partie des rares clubs français à avoir fait trébucher les hommes de la capitale cette saison. Une recette que Luis Enrique se prépare à devoir contrer, comme il l’a confié en conférence de presse : « On peut s’attendre à un match similaire à celui que l’on a joué il y a quelques mois ». Ajoutez à cela que l’ASM est invaincue sur ses terres en Ligue des champions (une victoire, trois nuls et deux petits buts encaissés seulement contre Manchester City) et vous obtenez un pronostic bien moins facile à établir.
La confiance en ce que nous avons fait par le passé est toujours là.
Surtout face à la capacité des Monégasques à se transcender dans les grands rendez-vous (une spécialité presque aussi ancrée sur le Rocher que de passer au travers dès que l’équipe est favorite). « Il faut y croire sinon ça ne sert à rien de jouer le match. Je pense que les joueurs ont envie de faire un grand match demain et de se donner des chances pour le match retour », espérait Sébastien Pocognoli face à la presse à la veille des retrouvailles. Ses ouailles auraient tort de ne pas se montrer ambitieuses contre un PSG qui débarque dans le Sud avec une seule victoire en cinq matchs de C1 et deux maigres buts inscrits lors de ses trois dernières sorties européennes.
Les fusées sont parées au décollage
Un total pas vraiment en adéquation avec le talent de l’équipe de Luis Enrique. Mais l’espoir d’un feu d’artifice existe également, surtout au vu de la force de frappe des Parisiens. « Pendant la saison, il y a différents moments en matière de confiance, reconnaissait Luis Enrique en conférence de presse, bien conscient que ses joueurs feraient mieux de retrouver leur efficacité sur la route. En revanche, la confiance en ce que nous avons fait par le passé est toujours là. »
🎙️ Suivez la conf' de veille de match de Luis Enrique et João Neves à partir de 17h en direct du stade Louis-II.#ASMPSG I #UCL
— Paris Saint-Germain (@PSG_inside) February 16, 2026
Des stars aux quatre coins du terrain, une capacité à prendre feu presque inégalable (coucou Leverkusen ou plus récemment l’OM) et un esprit de revanche après la déception continentale de janvier : le cocktail a tout pour être explosif. Surtout après les chamailleries de Rennes. Combien de passes Désiré Doué offrira-t-il à ses partenaires dans les 30 derniers mètres ? Bradley Barcola peut-il remporter un duel en face à face avec Philipp Köhn ? Vitinha touchera-t-il plus de 150 ballons ? Un douzième joueur différent marquera-t-il pour le PSG cette saison en C1 ? Les questions seront nombreuses pour les 1 000 supporters parisiens qui feront le déplacement pour assurer l’ambiance au stade Louis-II.
Malgré l’incertitude autour de Maghnès Akliouche ou Ansu Fati (qui devraient tout de même être de la partie), Monaco a de quoi répondre en matière de talent. À commencer par Simon Adingra, dernier arrivé et arme fatale vendredi contre Nantes. D’un nul arraché dans les derniers instants face à Manchester City et lors d’une débandade dans les (très) grandes largeurs à Bernabéu, cette équipe monégasque sait nous offrir des scénarios rocambolesques. Une habitude prise lors des précédents affrontements entre ces deux équipes à Monaco, des coups reçus par les gardiens parisiens à la sortie improbable de Kylian Mbappé à la pause il y a deux ans. « Peut-être qu’on peut jouer sans gardien », en plaisantait d’ailleurs Luis Enrique en conclusion de sa prise de parole. Voilà qui ferait définitivement entrer ce match dans la légende.
En direct : Monaco - PSG (0-0)Par Tom Binet



















































