- C1
- J8
- PSG-Newcastle (1-1)
PSG, ces petits trucs en moins
Auteur d’un départ canon en Ligue des champions cette saison, le PSG ne s’imaginait certainement pas se retrouver dans une telle situation il y a encore quelques semaines. Mais un cruel manque d’efficacité, des états de forme disparates ou encore des buts évitables ont condamné les hommes de Luis Enrique aux barrages. Voici quelques éléments qui séparent aujourd’hui les tenants du titre des principaux candidats à la victoire finale cette saison.

→ L’efficacité offensive
L’an dernier, le PSG achevait une phase de ligue globalement ratée par trois prestations offensives de grande qualité (Salzbourg 3-0, Manchester City 4-2, puis Stuttgart 4-1) et prenait l’élan qui allait l’amener au bout. Un an plus tard, les réminiscences des tristes soirées contre l’Atlético de Madrid ou le PSV sont de retour au moment où l’on pensait qu’elles n’étaient plus que de mauvais souvenirs. Avec seulement deux petits buts (deux frappes lointaines de Khvicha Kvaratskhelia et Vitinha) sur ses trois derniers matchs de C1, accompagnés d’un joli paquet de ratés, le club de la capitale a de nouveau affiché une inefficacité offensive préoccupante au vu de ses objectifs. Face à Newcastle, le malheureux Ousmane Dembélé a symbolisé ces difficultés. Dans la foulée de son penalty raté, il a tenté sa chance à six autres reprises (record du match) pour une seule cadrée.
→ Un gardien de niveau international
S’il est trop tôt pour affirmer que Lucas Chevalier ne pourra jamais s’imposer comme le gardien titulaire du PSG, le choix de Luis Enrique de faire de nouveau appel à Matveï Safonov dans les buts dès son retour de compétition interpelle forcément. Surtout que contrairement à ses prestations de décembre, le portier russe n’a pas vraiment rassuré. « Je ne peux rien vous dire. En voyant mes décisions, ce sera très clair pour tout le monde. Je n’ai aucun problème à faire des rotations avec les gardiens », bottait ouvertement en touche le technicien espagnol après le match. À ce stade, les champions d’Europe ne possèdent pas ce dernier rempart capable de faire tenir debout tout l’édifice lorsque ce dernier tremble de toutes parts (ou d’éviter de concéder des buts largement évitables même quand il ne tremble pas, comme à Lisbonne ou ce mercredi soir). Un critère particulièrement important pour partir à la conquête de l’Europe.
→ De la continuité… et un peu de chance
Une simple statistique : depuis le mois de septembre, jamais les Rouge et Bleu n’ont pu aligner leur équipe type en Ligue des champions. Une donnée qu’il ne contrôle évidemment pas, mais qui pèse lourd au moment de faire les comptes. La faute à pas de chance ? Ce brin de réussite nécessaire même pour les grandes équipes a fui la porte d’Auteuil dès le tirage au sort, ce que n’a pas manqué de rappeler Luis Enrique au moment de faire le bilan (sept des huit adversaires du PSG ont terminé dans les 16 premiers). Il paraît que ça finit toujours par tourner.

→ Un effectif plus profond
Le maigre mercato parisien à l’été dernier a eu le temps de faire débat, au-delà même des prestations des nouveaux arrivants. Le PSG a roulé sur l’Europe armé d’une douzaine de joueurs de champ tout au plus au printemps dernier, portés par une force collective tout aussi impressionnante que leurs états de forme et l’absence totale de blessures. Un état de fait qui a volé en éclats ces derniers mois. Sans grande surprise au vu du calendrier, mais sans que rien n’ait été fait pour anticiper les nombreuses absences à venir (ni les baisses de régime logiques de certains joueurs). Et ce n’est pas la blessure de Khvicha Kvaratskhelia ce mercredi soir qui va aider Luis Enrique, grimaçant face à la presse au moment d’évoquer le cas du Géorgien, et pas à l’abri de devoir à nouveau coucher à peine cinq noms dans la case « remplaçants » de certaines futures feuilles de match.
→ Une meilleure maîtrise des événements
Le tacticien parisien a d’ailleurs beau se pointer devant les journalistes à chaque conférence de presse d’après-match pour clamer que son équipe méritait de gagner parce qu’elle avait dominé les débats, il n’empêche que la maîtrise parisienne n’est plus tout à fait ce qu’elle était. La sérénité totale balle au pied et la capacité à collectivement éteindre le moindre début de révolte adverse ne sont plus automatique, comme l’ont illustré de trop nombreuses séquences en seconde période face aux Magpies. Lesquels auraient pu s’imposer, s’ils avaient mieux profité de certaines largesses défensives parisiennes qui n’augurent rien de bon. Non, ce PSG n’est plus une machine à tout contrôler en gelant le ballon à sa guise. « On peut jouer beaucoup mieux, c’est clair. Je suis le premier à penser qu’il faut s’améliorer », reconnaissait Enrique dans les entrailles du Parc. Avant de conclure, tout de même : « Je ne vois personne plus favori que nous. » Rendez-vous en février (ou après ?) pour faire les comptes.
Le tableau final de la Ligue des champions, un gros pour le PSG et Monaco en cas de huitièmesPar Tom Binet, au Parc des Princes











































