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Comment Galatasaray est devenu un refuge pour espoirs déçus

Mardi soir, Galatasaray a secoué la Juventus. L’équipe n’est plus depuis longtemps celles de préretraités, mais est animée par des joueurs comme Noa Lang, Sacha Boey ou Lucas Torreira. Tant d’anciens espoirs qui n’ont pas su s’imposer chez les cadors traditionnels du continent, mais qui font désormais le bonheur du Cimbom.
Galatasaray sait très bien qui lui a permis de coller cette gifle retentissante à la Juventus en barrage aller de Ligue des champions (5-2). Il le doit notamment à des mecs plus ou moins jeunes qui ont dû se résoudre à reculer pour mieux claquer. La marque est bien nette : les Stambouliotes ont inscrit pour la première fois cinq buts en Ligue des champions quand les Turinois n’en avaient pas encaissé autant depuis 68 ans. Deux des cinq doigts sur la joue italienne appartiennent à Noa Lang, repêché en prêt après un échec cuisant à Naples, et qui est allé de son doublé sous ses nouvelles couleurs. L’auriculaire que vous voyez là ? Il est à Sacha Boey, l’autre recrue phare du dernier mercato stambouliote, joueur que le Cimbom avait vendu pour 30 millions d’euros en janvier 2024 au Bayern, avant de se voir confier la tâche de le relancer en prêt cet hiver.
INCROYABLE ! Galatasaray étrille la Juventus 5-2 dans ce match aller notamment grâce à ce but de Sacha Boey 🤯#GALJUV | #UCL pic.twitter.com/2YHyTt9KS9
— CANAL+ Foot (@CanalplusFoot) February 17, 2026
Istanbul redonne des ailes
Qu’il paraît loin le temps où le club turc le plus titré du pays n’était qu’un défi de fin de carrière. Exit les profils à la Didier Drogba (débarqué à 35 ans), Radamel Falcao (33) ou Wesley Sneijder : le Cimbom mise aussi sur des forces plus vives et qui ont encore des choses à prouver. Des garçons déjà formés et déformés, à la recherche d’un second souffle, comme le capitaine Mauro Icardi arrivé en 2023 après un passage mitigé au PSG, et si possible à moins de 30 ans. D’abord prêté par le Napoli en 2024 après une saison moins fructueuse que la précédente, Victor Osimhen s’est définitivement engagé à Istanbul en juillet dernier pour la modique somme de 75 millions d’euros, soit le plus gros transfert de l’histoire du championnat turc. À 27 ans, le Nigérian s’éclate du côté de la Turquie, avec un premier exercice plus que convaincant : 37 buts en 41 rencontres.
Si cet exemple est le plus probant, d’autres espoirs déchus du Big Five retrouvent le sourire sur les rives du Bosphore : Ismail Jakobs, Leroy Sané (avant sa dernière blessure) ou encore Lucas Torreira pour ne citer qu’eux. Noa Lang et Sacha Boey, qui ont respectivement 26 et 25 ans, représentent bien cette dynamique. Ces deux promesses, qui ont plus désespéré le Napoli et le Bayern qu’autre chose, ont gentiment été envoyées en Turquie pour se refaire la cerise. Deux hommes dans la fleur de l’âge qui, après avoir intrigué les cadors, ne se sont pas montrés au niveau de ces institutions. Mais à Istanbul, les deux compères retrouvent peu à peu leur football. Galatasaray ne se contente plus d’attirer des noms : il recycle intelligemment quand la trajectoire devient flottante. Une manière de rivaliser, à un coût relativement moindre, avec des clubs plus riches tout en préparant d’éventuelles plus-values.
Galatasaray, une relance de prestige
Que ce soit à Galatasaray ou à Fenerbahçe, la compétitivité est de mise. Pour les Rouge et Jaune, l’objectif ne dévie jamais : remporter le championnat face au rival de toujours et se qualifier en Ligue des champions. Aujourd’hui premier de Süperlig avec trois petits points d’avance sur le Fener, Galatasaray n’est pas encore assuré du titre, mais ne se prive pas de se régaler sur la scène européenne. La retentissante victoire contre Liverpool (1-0) plus tôt dans la saison en témoigne. Outre de meilleures recettes pour le club, un parcours honorable en C1 garantit une attractivité sportive croissante : Galatasaray reste une étape plus que viable pour prouver au gratin européen ce qu’on a dans le ventre, à l’image de la performance de ce mardi contre la Juventus qui a sans doute permis pour Noa Lang et Sacha Boey d’adresser une forme de réponse aux critiques à leur égard.
Soir de grande première pour GalatasarayPar Suzanne Wanègue

















































