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Quelles sont les qualités requises pour être président de l’OM ?

Alors que le journaliste Mohamed Bouhafsi serait dans la liste des potentiels futurs présidents de l’OM, il est temps de passer en revue les qualités nécessaires pour occuper le poste.
C’est une information sortie d’un peu nulle part, ou plutôt des micros de L’After de RMC Sport : Mohamed Bouhafsi, 33 ans et journaliste de France 5, ferait partie de la liste des personnes susceptibles de prendre la présidence de l’Olympique de Marseille. Un nom pour l’instant bloqué au stade de rumeur, venu malgré tout rappeler que si l’OM n’a toujours pas de président depuis le départ de Pablo Longoria le 23 mars dernier, le club paraît surtout naviguer à vue.
L’intérim d’Alban Juster touchant visiblement à sa fin, aucun nom ne tient réellement la corde pour y succéder. Un temps citée, la piste Pauline Gamerre – directrice générale du Red Star – a, par exemple, rapidement été abandonnée. De même, Medhi Benatia, directeur du football dont les responsabilités ont été élargies à l’éviction de Longoria, va bien quitter le club en fin de saison. Autant d’éléments qui illustrent les difficultés du propriétaire Frank McCourt à trouver la personne idéale. Il est donc temps de se pencher sur les qualités plus ou moins requises pour occuper ce poste de président de l’OM.
🚨🔵⚪️ Quel président pour l'OM après le départ de Longoria ? @DanielRiolo : "Le nom qui circule le plus est celui de Mohamed Bouhafsi. Pour moi c'est un profil idéal" pic.twitter.com/P8CpCkVp9K
— After Foot RMC (@AfterRMC) March 30, 2026
Concernant Mohamed Bouhafsi, il semble d’emblée difficile d’en dégager un quelconque trait de dirigeant, lui qui ne bénéficie d’aucune expérience dans le domaine. Parmi les éléments le rapprochant du monde de football, seuls son passif de journaliste au service des sports de RMC et BMFTV ou sa proximité avec l’OM pourraient l’amener à briguer un potentiel mandat. Pour le reste, compliqué de voir plus loin que cette rumeur.
Il faut dire que ces dernières années, les présidents sans expérience solide passés par Marseille ont souvent échoué. Le plus notable, Jacques-Henri Eyraud, en a longuement fait les frais. Ciblé pour son côté technocrate – sans identité footballistique –, Eyraud n’est jamais parvenu à se faire une place dans la sphère marseillaise. La faute à un manque d’expérience dans le milieu (l’idée que les buts en dehors de la surface doivent compter double ou qu’« une équipe avec onze Kevin Strootman, c’est une équipe qui gagne beaucoup de matchs » comme il le racontait dans nos colonnes) et à une communication jugée douteuse par les supporters (utilisation de PowerPoint pendant les présentations de joueurs). Bref, manquer d’expérience au moment d’intégrer la Commanderie prend tout de suite des allures de handicap.
« Un président fort qui représente le propriétaire »
Pour autant, un petit CV peut largement être compensé par un grand charisme. Pape Diouf, agent de joueurs avant d’arriver à la tête du club en 2005, a ainsi bénéficié d’un capital sympathie et d’une personnalité appréciée tout au long de son mandat. Avec Diouf, l’OM n’a pourtant remporté aucun titre et n’a disputé la Ligue des champions qu’à deux reprises (2007 et 2008). Mais sa capacité à construire un effectif de joueurs frisson (Niang, Ribéry, Nasri, Pagis, Taïwo and co), sa poigne – illustrée par l’envoi de l’équipe réserve pour défier le PSG en 2006 – et ses grands discours proverbiaux lui ont permis de se pérenniser dans les esprits phocéens. Une marque certainement héritée du ponte de la grande gueule : Bernard Tapie. Scandales mis à part, Tapie s’est toujours évertué à absorber la pression mise sur ses joueurs, en allant régulièrement au feu, et en se brûlant presque toujours.
Se nourrir du fameux « contexte marseillais » fait donc indéniablement partie de ces prérequis à la présidence, comme le décrivait McCourt au JDD : « Ma préférence va à quelqu’un qui connaît bien la France et Marseille, car je pense qu’il est crucial de comprendre la culture du club. La personne doit aussi être un manager d’envergure, expérimenté. Avec les années qui passent, nous avons une compréhension de plus en plus fine de la façon dont un club comme Marseille doit être dirigé, avec un président fort qui représente le propriétaire. » Après cinq ans de vie sous Longoria, l’OM doit donc enclencher un nouveau cycle long, sous peine de traîner cette crise institutionnelle comme un boulet.
Un journaliste bientôt président de l’OM ?Par Adel Bentaha























































